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Rémi a fait chanter Fleurier, et Trouble A prépare déjà la suite

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Deux représentations, 170 spectateurs à chaque fois et une salle qui reprenait les refrains en chœur. Pour l’unique date suisse de sa tournée, Rémi a conquis le public de la Salle Fleurisia les 17 et 18 octobre. Patrice Jeanneret, de Trouble A, nous raconte ce week-end, avant d’annoncer le prochain rendez-vous de l’association : le concert de MagiQ, tribute à Queen, le 14 novembre.

Des réservations au sprint final

Trouble A avait prévu 206 places à la Salle Fleurisia. Résultat : 170 spectateurs le samedi, autant le dimanche. Un beau score, d’autant que les organisateurs ont eu chaud. « On était un peu en retard sur les réservations, ça traînait, et puis ça a explosé les deux derniers jours », raconte Patrice.

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Comme quoi, au Vallon, on aime réserver au dernier moment. Mais on vient.

Toute une salle qui connaît les paroles

Ce qui a le plus marqué Patrice, c’est le moment où Rémi s’arrêtait de chanter pour laisser la place au public. « Tout le monde semblait connaître ses comptines par cœur. Il y avait une vraie communion entre l’artiste et le public, c’était magnifique. »

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YouTube a visiblement bien fait son travail dans les familles du Vallon. Sur scène, Rémi a montré qu’il est un grand pro de son univers. « Les spectacles pour les petits, c’est son bébé. Il sait faire marcher son public », résume Patrice.

Même les membres de Trouble A qui ne le connaissaient pas sont repartis conquis. « C’est beau, c’est coloré. Et quand tu vois les petits et leurs parents chanter et taper dans les mains, c’est festif. »

Après le spectacle, Rémi a pris le temps d’échanger avec le public à son stand, où ses albums se sont bien vendus, à quelques semaines de Noël. Il a ensuite repris la route directement : il était attendu à Mulhouse le lendemain.

« Les gens sont repartis avec la banane »

Le meilleur souvenir de Patrice ? Voir le public sortir le sourire aux lèvres. « On n’a pas entendu une seule critique. Et on a déjà des demandes pour savoir si on refera quelque chose dans ce style. »

La réponse est plutôt oui. Rémi a un catalogue de spectacles bien fourni, et la relation avec son équipe est restée très amicale. « Ce sont des gens très abordables. On va essayer de continuer à collaborer avec eux. »

Le week-end a aussi permis de faire découvrir la Fleurisia sous un autre jour. Montée en vraie salle de spectacle, avec des chaises au parterre puis des gradins, elle a surpris plus d’un habitant du Vallon.

Un bilan positif, et pas seulement sur le plan financier

Côté finances, Trouble A s’en sort avec un léger bénéfice. Mais pour Patrice, l’essentiel est ailleurs. « Notre plus grand bénéfice, c’est d’avoir vu les gens repartir avec le sourire. »

L’association y voit aussi une belle carte de visite. « On a consolidé cette image d’association qui veut créer des événements positifs pour tout le monde. Et on a peut-être touché un créneau qu’on ignorait. »

Prochain rendez-vous : Queen à la Fleurisia le 14 novembre

Trouble A ne compte pas s’arrêter là. Le samedi 14 novembre, l’association accueille MagiQ, un tribute band romand dédié à Queen, de nouveau à la Salle Fleurisia, devenue « un peu notre salle de spectacle », sourit Patrice.

Trouble A l’a choisi après avoir passé en revue de nombreux tributes. Formé dans sa configuration actuelle en 2024, MagiQ réunit cinq musiciens : Cédric Cosendey au chant, Merlin Thomi à la guitare, Victor Zali aux claviers, Alexandre Cadau à la batterie et João Bastos à la basse.

Sa marque de fabrique : pas de perruques ni de costumes. Le groupe mise tout sur une interprétation fidèle et précise de la musique de Queen, de Bohemian Rhapsody à We Are the Champions. « Au niveau du son et de la pêche, ça va être un très beau concert », promet Patrice.

MagiQ n’arrive pas en terrain inconnu. Le groupe enchaîne les scènes romandes, avec seize concerts annoncés en 2026, des Concerts sur les Quais de Lutry au Comptoir du Nord vaudois. Il a aussi monté un spectacle commun avec Abbavoice, mariant Queen et ABBA.

Le choix n’est pas un hasard. Les tributes ont le vent en poupe un peu partout, mais restent rares dans le canton de Neuchâtel. Trouble A privilégie aussi des groupes autonomes, qui viennent avec leur propre sonorisation. Une façon de garder des budgets raisonnables, sans rogner sur la qualité.

Ces nouveaux rendez-vous ne veulent pas concurrencer ce qui existe déjà au Vallon. « C’est plutôt complémentaire », insiste Patrice.

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