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Loup : le Canton autorise un tir après une attaque aux Verrières

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Image par Alexa de Pixabay

Aux Verrières, la lisière entre forêt et pâturage marque aussi la frontière d’un dossier qui divise le Jura neuchâtelois depuis des mois. Début octobre, un bovin a été tué par le loup sur le territoire de la meute de Jougne-Suchet. Ce vendredi 16 octobre, le Canton de Neuchâtel a répondu par une autorisation de tir visant le mâle M121.

Une attaque de trop sur le territoire de Jougne-Suchet

L’attaque fatale s’est produite au début du mois sur le territoire communal des Verrières, dans le secteur fréquenté par la meute de Jougne-Suchet, dont le nom dit à lui seul qu’elle ne connaît pas les frontières : elle évolue entre le Haut-Doubs français et le Jura vaudois, avec une incursion régulière de notre côté. Après la validation de l’Office fédéral de l’environnement, le Département du développement territorial et de l’environnement a autorisé le tir de son mâle, identifié sous le code M121. La décision est publiée ce jour dans la Feuille officielle du Canton de Neuchâtel.

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À La Sagne, la police de la faune a déjà tiré

Cette nouvelle autorisation arrive une semaine après un premier tir dans une meute voisine. Le 8 octobre en soirée, les agents de la police de la faune ont abattu un loup mâle d’environ 35 kilos à La Sagne, à l’intérieur du périmètre autorisé. Selon les premières observations, il s’agirait du mâle reproducteur de la meute de la vallée de La Brévine, désigné comme responsable de nombreuses attaques sur des bovins en 2025 et 2026. Les analyses génétiques en cours devront le confirmer avec certitude. Comme le veut la procédure, la dépouille a été acheminée le lendemain à l’Hôpital vétérinaire de l’Université de Berne pour y être examinée.

Sur la ligne de crête entre protection et régulation

Les deux décisions s’appuient sur les autorisations délivrées conjointement par la Confédération et le Canton, le loup restant une espèce protégée dont la régulation obéit à un cadre strict. Pour les éleveurs du Vallon et des vallées voisines, chaque attaque représente une perte concrète et une inquiétude qui revient à chaque montée à l’alpage. Pour les défenseurs du grand prédateur, chaque tir pose la question de l’équilibre à trouver avec un animal revenu de lui-même dans nos forêts. Entre les deux, l’administration avance au cas par cas, attaque après attaque.

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La lisière des Verrières n’est donc pas qu’une ligne sur la carte des pâturages : c’est là que se joue, saison après saison, la cohabitation fragile entre ceux qui vivent de la montagne et celui qui y est revenu sans demander la permission.

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