Le 12 décembre dernier, la nouvelle grille horaire des transports en commun suisses est entrée en vigueur. Si aucun changement n’est à relever pour la commune, c’est l’occasion de faire le point sur tous les projets en cours ou à venir en lien avec les transports publics. En effet, à la suite de l’entrée en vigueur en 2004 de la loi fédérale sur l’égalité pour les handicapés, les rénovations de gares se poursuivent. Après Fleurier en 2015 et l’arrêt de la Presta Mines d’asphalte en 2020, les travaux à Buttes se finissent ces jours. Pour Couvet, l’enquête publique pour le projet de rénovation s’est finie en mai dernier avec des travaux prévus dès 2024. Pour Môtiers, le projet doit encore être publié mais le but est de synchroniser les travaux avec ceux de Couvet pour optimiser les remplacements de trains à organiser. Concernant Noiraigue, dont la gare est sous contrôle des CFF, une rénovation est envisagée à plus long terme, à l’horizon 2026.
Pour finir, une bonne nouvelle du côté des bus : les autorités cantonales ont cette année validé l’importance stratégique de la ligne de bus 591 qui relie Val-de-Travers à La Chaux-de-Fonds (via le train aux Ponts-de-Martel). Le financement de la ligne sera dorénavant assuré au niveau cantonal, ce qui, au-delà de l’aspect financier pour la commune, pérennise cette correspondance et le trajet en 55 minutes entre Couvet et La Chaux-de-Fonds. Pas de changement du côté de CarPostal, avec notamment la ligne 383 qui relie toujours Fleurier au Locle – également en 55 minutes.
Il y a 20 ans, ce qu’on appelait alors le « Centre sportif » était inauguré, avec pour objectif d’être un lieu à même de couvrir les besoins en salles de sport pour les écoles, de proposer une piscine accessible à tous et toute l’année, avec un restaurant et un hébergement capable d’accueillir des groupes et donc un agencement de type « auberge de jeunesse », avec des sanitaires communs sur le palier.
Aujourd’hui, l’ECAP, qui est copropriétaire du bâtiment, développe son centre de formation à la Presta et a besoin de rénover ces chambres pour qu’elles correspondent aux standards hôteliers avec des salles de bain privatives. Cette rénovation permettra d’asseoir la réputation du centre au niveau national voire international.
Pour concrétiser ce projet, l’ECAP va donc devenir propriétaire de l’ensemble des chambres qui étaient jusqu’à maintenant propriété partagée avec la Commune. Le nouvel agencement, d’une capacité totale de plus de 50 personnes, restera compatible avec l’accueil de groupe. La gestion sera confiée à un professionnel du secteur qui s’appuiera sur les nuitées liées aux formations ECAP, sur les groupes qui viennent profiter des installations sportives et sur le tourisme local.
Le planning actuel indique que les chambres seront fermées à partir de septembre 2022 pour une durée de huit mois environ.
À la suite d’une dénonciation au Ministère public, deux personnes ont été interpellées par la police neuchâteloise pour avoir établi des faux certificats COVID. L’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur du phénomène. Le Ministère public et la police neuchâteloise rappellent que toute personne qui établit ou utilise de tels faux s’expose à des poursuites pénales.
Une dénonciation adressée au Ministère public neuchâtelois a conduit à l’interpellation de deux personnes pour avoir établi des certificats Covid à des connaissances sans que celles-ci aient préalablement été vaccinées ou guéries.
Les deux personnes interpellées sont d’anciens employés d’un centre cantonal de vaccination, membres du personnel administratif. Auditionnées, elles ont admis les faits qui leurs étaient reprochés.
La police neuchâteloise poursuit ses investigations sous la direction du Ministère public pour déterminer si d’autres certificats ont été établis. Pour l’heure, elle estime qu’une quinzaine de certificats ont été générés par les deux personnes déjà interpellées.
Le Ministère public ne sous-estime pas la gravité de ces infractions. Au-delà du risque sanitaire, il rappelle que l’établissement de faux certificats Covid ou leur utilisation est pénalement répréhensible. Ces personnes s’exposent à des peines pécuniaires ou à des peines privatives de liberté.
De gauche à droite : Daniel Zayan (Past-President RC Val-de-Travers), Sven Schwab (RC Val-de-Travers – initiateur de l’action), Jean-Pierre Cattin (comité Val’Action), Sylvie Pomorski (comité Val’Action), Fabien Currit (président Val’Action) et Christophe Beuchat (RC Val-de-Travers – initiateur de l’action).
De gauche à droite : Daniel Zayan (Past-President RC Val-de-Travers), Sven Schwab (RC Val-de-Travers – initiateur de l’action), Jean-Pierre Cattin (comité Val’Action), Sylvie Pomorski (comité Val’Action), Fabien Currit (président Val’Action) et Christophe Beuchat (RC Val-de-Travers – initiateur de l’action).
Alors que le semi-confinement du printemps 2020 nous frappait, le Rotary Club Val-de-Travers avait mis sur pied une action de soutien aux commerçants locaux, touchés par la crise liée au COVID-19.
Durant deux mois de semi-confinement, nombre de commerces et restaurants avaient dû fermer provisoirement leurs portes. Les frontières étaient également devenues infranchissables. La population du Val-de-Travers avait alors pu mesurer la chance d’avoir un véritable commerce local ainsi que des commerçants flexibles et dynamiques.
Certains commerçants ont pu rester ouverts et ont permis à la population d’assurer ses besoins de stricte nécessité. D’autres ont malheureusement dû fermer et l’on a pu se rendre compte du manque suscité.
Afin de montrer sa solidarité, le Rotary Club du Val-de-Travers a mené une action en faveur du commerce local. Il avait alors mis en vente un t-shirt, avec le slogan « Parce que nous le VALLON bien », pour la somme de CHF 20.-. Ce t-shirt se voulait donc une action de solidarité envers les commerçants ainsi qu’un encouragement à continuer à l’avenir à consommer local, auprès des commerçants qui ont souffert et qui font vivre notre région. Ce t-shirt, avec son slogan évocateur et la carte du Val-de-Travers sur le cœur, se revendiquait également rassembleur et identitaire.
La vente des t-shirts a rapidement dépassé les espérances, puisque d’une première impression de 300 t-shirts, il a finalement été nécessaire d’en produire 3 fois plus.
Un an et demi après le lancement de l’action, le Rotary Club Val-de-Travers est fier d’annoncer qu’environ 750 t-shirts ont été vendus.
Aujourd’hui, afin de promouvoir le commerce local à l’approche des fêtes de fin d’année, le Rotary Club Val-de-Travers a le plaisir de remettre un chèque au comité de Val’Action, d’un montant de
CHF 7’000.00
Ce chèque constitue le bénéfice total escompté pour cette action. Le Rotary Club du Val-de-Travers est fier de pouvoir verser cette somme à une association de personnes faisant vivre la région et vivant pour elle.
Ce montant servira à la promotion de la monnaie locale 20 Val, mise en circulation par Val’Action et dont le succès est impressionnant.
Crédit photo: vallon.info
Naturellement, l’action continue puisqu’il reste environ 150 t-shirts à vendre, notamment les tailles enfants.
Le Rotary Club du Val-de-Travers très chaleureusement les commerces participant à cette action, à savoir :
Travers : Discount ABC
Couvet : Kiosque de Couvet
Couvet : Quincaillerie OutilPlus
Môtiers : Maison de l’Absinthe
Fleurier : Boutique L’Apparente Aise
Fleurier : Boucherie Au Gourmet L.-Z. Huguenin
Fleurier : Boutique Esprit Maison
Fleurier : Le Cellier des Fées
Fleurier : Boutique 6ème Sens
Saint-Sulpice : Le P’tit Mag de Val
Les Bayards : Chez la Danièle, Crémerie et Alimentation
L’implication de ces commerces a permis de parvenir au magnifique résultat, inespéré lors du lancement de l’action.
Le Rotary Club du Val-de-Travers en profite pour rappeler que recourir au commerce local permet à notre région de conserver son dynamisme, sans compter que ce sont souvent ces commerces-là qui soutiennent par ailleurs les associations, sportives et culturelles, de la région, dont nous profitons toutes et tous.
Samedi 18 décembre vers 04h45, une voiture conduite par un habitant de Fleurier, âgé de 22 ans, circulait sur la rue Girardet au Locle en direction de la France. A la hauteur du N° 39 de ladite rue, il a heurté une voiture en stationnement, laquelle a été projetée contre un deuxième véhicule également stationné.
Blessée, une passagère du véhicule a été transportée en ambulance à l’hôpital de La Chaux-de-Fonds
Suite aux décisions du Conseil fédéral du 17 décembre 2021, le Canton de Neuchâtel adapte ses mesures à celles en vigueur sur le plan fédéral. Dès ce jour, les mesures prises par le Conseil d’État neuchâtelois le 10 décembre 2021 pour répondre à l’urgence de la situation hospitalière sont par conséquent alignées pour la plupart sur celles décidées par le Conseil fédéral.
Après avoir pris connaissance des nouvelles mesures décidées par le Conseil fédéral le 17 décembre dernier, le Conseil d’État, comme il l’avait annoncé, a procédé à une adaptation du dispositif de mesures cantonal. Ce dernier s’aligne par conséquent dès ce lundi 20 décembre sur les mesures fédérales. Cela concerne notamment :
La généralisation de la règle des 2G (vacciné ou guéri) ainsi que de l’obligation de porter le masque et de consommer assis dans les lieux de restauration, les établissements culturels, les installations de sport et de loisirs ainsi que dans les manifestations publiques à l’intérieur.
La mise en place de la règle des 2G+ pour les discothèques ainsi que pour les activités sportives et culturelles non professionnelles pour lesquelles le port du masque n’est pas possible.
La limitation à 10 participant-e-s, enfants compris, pour les réunions privées dès qu’une personne de 16 ans et plus non vaccinée ou non guérie y prend part. Si tout le monde est vacciné ou guéri, la limitation passe à 30 personnes à l’intérieur, et à 50 si la réunion a lieu à l’extérieur.
Les mesures suivantes restent en vigueur sur le plan cantonal :
Le port du masque reste obligatoire pour toutes les manifestations à l’extérieur sans certificat COVID-19, les marchés, les marchés de Noël, les chorales lors des répétitions à l’intérieur ainsi que dans les lieux clos accessibles au public des institutions de soins et autres institutions.
Si l’accès n’est pas limité aux personnes disposant d’un certificat COVID, la capacité maximum des installations et des locaux est limitée aux deux tiers lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre de manifestations organisées à l’extérieur, de manifestations religieuses, de funérailles, etc.
Le Conseil d’État profite de cette communication pour exprimer encore une fois sa profonde reconnaissance à l’égard de l’ensemble du personnel soignant qui, malgré la fatigue, s’engage en première ligne pour le bien-être de chacun-e ainsi que des nombreuses personnes qui s’investissent dans la gestion de cette crise sanitaire dans les différents domaines concernés. Face à la gravité de la situation, il appelle la population à faire preuve de solidarité et de persévérance en continuant d’appliquer les gestes barrières, à se faire tester sans délais en cas de symptômes et, si ce n’est pas encore le cas, à se faire vacciner ou à recevoir sa dose de rappel au plus vite. C’est collectivement, fort de la contribution de chacun-e, que nous traverserons l’épreuve du moment.
Pour rappel, le site www.ne.ch/coronavirus regroupe toutes les informations sur les mesures en vigueurs et la vaccination dans le canton. Il fournit aussi des conseils pour préparer les fêtes de fin d’année le plus sereinement possible.
La jeune mais déjà expérimentée Luana Rabechy arrive tout droit du Country Club Valinhos qui évolue dans le prestigieux championnat de Superliga Brasileira.
À seulement 23 ans, la passeuse était désireuse de tenter l’aventure professionnelle en dehors de son pays natal et de prendre de nouvelles responsabilités.
Elle a su convaincre le comité du VBC Val-de-Travers et le coach Luiz Souza. “Suite à l’indisponibilité prolongée de Roxane Bourquard, notre jeune et prometteuse passeuse du pôle performance, nous étions à la recherche d’un renfort à ce poste. Luana est dotée de belles qualités techniques et tactiques. J’ai rapidement été séduit par son intelligence de jeu et la grande sérénité qu’elle dégage.” explique le technicien brésilien.
La nouvelle recrue pourra être alignée dès ce dimanche contre ZESAR VFM et se réjouit de ce challenge. “Je suis très contente de mon arrivée en Suisse. J’ai été très bien reçue et bien accueillie par le staff et mes coéquipières. Je suis enthousiasmée par le championnat suisse, je connais les priorités et j’espère contribuer aux bonnes performances de l’équipe. ” s’enthousiasme la joueuse native de Contagem.
Luana est déjà impatiente de rencontrer le public vallonnier et de partager avec eux sa passion du volleyball et sa joie de vivre. « J’attends le match de dimanche avec impatience et j’ai vraiment hâte de faire votre connaissance. Un gros câlin à tous et c’est parti pour l’aventure ! »
Nul doute que cette joueuse solaire saura séduire les supporters de Valtra dès ce dimanche à 17h à espaceVAL.
Dernier match de l’année 2021 ce dimanche contre ZESAR VFM à 17h à espaceVAL.
Le 17 décembre 2021, le Conseil fédéral a décidé de prolonger jusqu’au 31 mars 2022 la procédure de décompte sommaire de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) pour toutes les entreprises. Du 1er janvier au 31 mars 2022, le délai d’attente sera en outre supprimé pour toutes les entreprises. Pour celles qui sont soumises à la règle 2G+, le droit à l’indemnité en cas de RHT sera réactivé pour les travailleurs sur appel sous contrat à durée indéterminée, les travailleurs sous contrat à durée déterminée et les apprentis.
Le 17 décembre 2021, le Parlement a décidé de prolonger jusqu’à fin 2022 certaines dispositions de la loi COVID-19 relatives à l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). La suppression du délai de préavis et la prolongation de la durée d’autorisation de RHT jusqu’à six mois resteront ainsi applicables jusqu’au 31 décembre 2022. Par ailleurs, le Parlement a également prolongé jusqu’à fin 2022 l’indemnité en cas de RHT plus élevée pour les revenus modestes.
Outre ces dispositions directement applicables de la loi COVID-19, le Parlement a également prolongé certaines bases légales qui confèrent au Conseil fédéral la compétence d’édicter des normes dérogeant au droit ordinaire. Le 17 décembre 2021, le Conseil fédéral a décidé de faire usage de cette compétence de manière ciblée, en chargeant le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) de préparer une adaptation de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage prévoyant la prolongation de la procédure de décompte sommaire et la suppression du délai d’attente. La procédure de décompte sommaire s’appliquera à toutes les entreprises pendant trois mois supplémentaires à partir du 1er janvier 2022 ; le délai d’attente sera lui aussi supprimé pendant la même période. La procédure de décompte sommaire permet de ne pas prendre en compte les revenus provenant d’occupations provisoires et de ne pas déduire les heures supplémentaires des périodes précédentes. Cette mesure est nécessaire, car on ne peut savoir aujourd’hui quelles seront les conséquences du nombre élevé des infections sur le nombre des entreprises et des travailleurs affectés par le chômage partiel.
Dans la situation actuelle, le Conseil fédéral renonce à une extension complète des indemnités en cas de RHT à d’autres groupes d’ayants droit. L’évolution du marché du travail et de l’économie en général, qui est sous de bons auspices, ne plaide pas en faveur d’une réintroduction générale des dispositions arrivées à échéance dans le domaine de l’assurance-chômage. De manière générale et compte tenu de la situation actuelle de l’économie et du marché du travail, ces mesures extraordinaires créeraient des incitations inopportunes.
En revanche, pour les entreprises soumises à la règle 2G+, le Conseil fédéral a décidé d’étendre à nouveau les indemnités en cas de RHT à d’autres groupes d’ayants droit au plus tôt à partir du 20 décembre 2021. Autrement dit, les travailleurs sur appel sous contrat à durée indéterminée, les travailleurs sous contrat à durée déterminée et les apprentis auront à nouveau droit, sous certaines conditions, aux indemnités. La règle 2G+ peut entraîner une réduction considérable de l’activité des entreprises concernées, de sorte qu’il est nécessaire de prévoir également des mesures de compensation. L’ordonnance COVID-19 assurance-chômage sera adaptée en conséquence.
Enfin, le Conseil fédéral a chargé le DEFR de préparer une modification de l’ordonnance permettant d’étendre les indemnités en cas de RHT aux autres groupes d’ayants droit dans toutes les entreprises concernées, au cas où les autorités ordonneraient des fermetures d’établissement à large échelle ou des restrictions massives.
Dès lundi 20 décembre 2021, les mesures de lutte contre le coronavirus seront durcies en Suisse. Seules les personnes vaccinées ou guéries auront désormais accès à l’intérieur des restaurants, des établissements culturels et des installations de sport et de loisirs ainsi qu’aux événements en intérieur (règle dite des « 2G »). Cette mesure permettra de réduire le risque d’infection des personnes non immunisées. Celles-ci transmettent plus facilement le virus et sont plus fréquemment confrontées à des complications lorsqu’elles sont contaminées. Dans les lieux précités, il faudra en outre porter le masque et être assis pour consommer. S’il n’est pas possible de porter le masque, par exemple lors d’une répétition de musique à vent, ou de consommer assis, comme dans les discothèques et les bars, les personnes vaccinées ou guéries devront en outre présenter un test négatif (règle des « 2G+ »). Les personnes dont la vaccination, la vaccination de rappel ou la guérison datent de moins de quatre mois sont exemptées de cette obligation de dépistage. Les réunions privées sont limitées à dix personnes dès lors qu’une personne présente (de 16 ans ou plus) n’est pas vaccinée ou guérie. Telles sont les décisions prises par le Conseil fédéral lors de sa séance du 17 décembre 2021, qui a par ailleurs réintroduit l’obligation de travailler à domicile, réglementé la prise en charge des frais de dépistage et décidé l’achat de doses supplémentaires de vaccin.
La situation épidémiologique est préoccupante. Le nombre d’hospitalisations continue d’augmenter et l’occupation des lits de soins intensifs est très élevée dans certaines régions. Les patients traités sont principalement des personnes non vaccinées des tranches d’âge moyennes et supérieures. Le 13 décembre 2021, le palier critique des 300 patients COVID-19 en soins intensifs a été atteint. Or c’est à partir de ce seuil qu’il n’est plus possible de garantir une offre de soins optimale à tous les patients hospitalisés, les établissements devant repousser certains traitements. Selon les estimations actuelles, ce chiffre va augmenter à 350 ou 400 d’ici à la fin de l’année.
À cela s’ajoutent les contaminations avec le variant Omicron qui devraient connaître une hausse marquée d’ici à Noël. Les premières informations sur cette souche du virus indiquent qu’elle est plus contagieuse que le variant Delta. La protection conférée par la vaccination ou par une infection passée est aussi nettement moins bonne, mais toutefois bien supérieure lorsque la vaccination (y compris de rappel) est récente. Si la protection vaccinale est faible, le nombre d’infections va augmenter, y compris au sein de la population immunisée. On ne connaît pas encore les éventuelles complications dans le cas d’une infection avec le variant Omicron, ni le degré de protection des personnes immunisées contre ces complications. Si la fréquence des complications graves devait augmenter fortement, le système de santé déjà surchargé serait très rapidement confronté à une pression supplémentaire considérable et serait débordé.
Mesures supplémentaires Après avoir consulté les cantons, les commissions parlementaires compétentes, les partenaires sociaux et les associations directement concernées, le Conseil fédéral a décidé de prendre des mesures supplémentaires. Limitées au 24 janvier 2022, elles concernent aussi les personnes vaccinées et guéries en raison de la contagiosité du variant Omicron. L’objectif est de protéger autant que possible les structures hospitalières d’une charge encore plus élevée et de faire en sorte que l’ensemble de la population ait accès aux soins intensifs.
Règle des 2G, obligation de porter le masque et de consommer assis Dans tous les endroits qui appliquent actuellement la règle dite des « 3G » (accès aux seules personnes vaccinées, guéries ou testées négatives), c’est désormais la règle dite des « 2G » (accès aux seules personnes vaccinées ou guéries) qui vaudra. Cela concerne les lieux de restauration, les établissements culturels, les installations de sport et de loisirs ainsi que les manifestations. Cette nouvelle règle vise à réduire le risque d’infection des personnes non immunisées, qui transmettent plus facilement le virus et sont nettement plus souvent confrontées à des complications lorsqu’elles sont contaminées. Les personnes se trouvant dans ces endroits sont également tenues de porter le masque et de consommer assises. Pour les manifestations en extérieur de plus de 300 personnes, c’est la règle des 3G qui continue de s’appliquer.
2G+ pour les discothèques et les activités sans masque Lorsqu’il n’est possible ni de porter le masque ni de consommer assis, l’accès sera réservé aux personnes vaccinées ou guéries pouvant en outre présenter un résultat de test négatif. Cette règle des « 2G+ » s’applique aux discothèques et aux bars ainsi qu’aux activités sportives et culturelles non professionnelles pour lesquelles le port du masque n’est pas possible, comme les répétitions de musique à vent. Les jeunes de moins de 16 ans ne sont pas concernés. Cette obligation de dépistage permet de garantir qu’aucune personne contaminée ne participe à une manifestation où il ne faut ni porter le masque ni consommer assis. À noter que la règle a été adaptée à la suite de la consultation : les personnes dont la vaccination, la vaccination de rappel ou la guérison datent de moins de quatre mois sont exemptées de l’obligation de se faire dépister. Par ailleurs, les entreprises et les organisateurs de manifestations soumis à la règle des 2G peuvent décider d’appliquer la règle des 2G+ pour pouvoir renoncer à l’obligation de porter le masque et de consommer assis.
Limitation des réunions privées à l’intérieur L’expérience a montré que le risque d’infection dans le cercle privé est considérable. Le Conseil fédéral a donc décidé de fixer une limite pour les personnes non immunisées. Dès qu’une personne de 16 ans et plus non vaccinée ou non guérie y participe, le nombre total de participants est limité à dix, enfants compris. Si tout le monde est vacciné ou guéri, la limite est fixée à 30, voire à 50 si la réunion a lieu dehors.
Réintroduction de l’obligation de travailler à domicile Le Conseil fédéral réintroduit en outre l’obligation de travailler à domicile afin de réduire les contacts. Lorsque les personnes doivent travailler sur place, le port du masque est obligatoire dans tous les locaux partagés accueillant plus d’une personne.
Port du masque obligatoire au secondaire II Avec les tests répétés, le port du masque est une mesure centrale pour réduire la circulation du virus dans les écoles. Il est donc désormais obligatoire au secondaire II. Le Conseil fédéral recommande en outre instamment aux cantons de le prescrire aussi aux niveaux inférieurs, ce que bon nombre d’entre eux ont déjà fait. Le Conseil fédéral leur recommande en outre de pratiquer des tests répétés dans les écoles afin de casser rapidement les chaînes de transmission.
Recommandation de repousser les interventions non urgentes Le Conseil fédéral renonce à prescrire l’enseignement à distance, car les vacances de semestre sont proches. Pour le tertiaire et certains examens et offres de formation, c’est la règle des 3G qui s’applique désormais. Quant aux formations continues, elles sont soumises aux règles applicables aux manifestations.
Le Conseil fédéral recommande en outre instamment aux cantons de repousser les interventions non urgentes pratiquées à l’hôpital afin de décharger le personnel de santé. Si la situation devait encore se dégrader ces prochains jours ou ces prochaines semaines, il est prêt à réagir rapidement.
Retour de la prise en charge des dépistages en vue d’obtenir un certificat COVID Le Conseil fédéral a également décidé que certains tests COVID-19 donnant lieu à un certificat COVID seraient à nouveau pris en charge. Il répond ainsi à une décision du Parlement inscrite dans la loi COVID-19. Seront remboursés les tests rapides antigéniques et les tests PCR salivaires groupés. Les autotests, les tests sérologiques et les tests PCR individuels resteront à la charge des personnes concernées, à l’exception des tests PCR individuels réalisés chez les personnes symptômatiques, les personnes ayant été en contact avec des personnes infectées et en cas de test salivaire groupé positif. La nouvelle réglementation s’applique dès demain samedi 18 décembre 2021. Dès le 17 janvier 2022, toutes les personnes participant aux dépistages répétés doivent pouvoir obtenir un certificat COVID.
À l’entrée en Suisse, un test seulement pour les personnes vaccinées et guéries À la suite de la consultation des cantons, le Conseil fédéral a adapté pour lundi 20 décembre 2021 le régime de dépistage qui prévaut pour l’entrée sur le territoire. Pour le dépistage avant l’entrée en Suisse, les tests rapides antigéniques de moins de 24 h seront acceptés au même titre que les tests PCR de moins de 72 h. Quant à l’obligation de réaliser un deuxième test entre 4 et 7 jours après l’entrée en Suisse, elle tombe pour les personnes vaccinées et guéries.
Vaccins COVID-19 : approvisionnement garanti pour 2022 Le Conseil fédéral s’est également penché sur l’achat de vaccins contre le COVID-19 lors de sa séance d’aujourd’hui. Il va commander 7 millions de doses du vaccin Moderna et 7 millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech pour le deuxième semestre 2022. Il avait déjà fait de même pour le premier semestre. Pour 2022, la Suisse disposera de quelque 34 millions de doses de vaccin, soit une quantité suffisante pour vacciner toutes les personnes qui le souhaitent au cours de l’année à venir. Cela permettra également d’être prêts s’il faut administrer des doses supplémentaires en raison d’un variant capable d’échappement immunitaire. Conformément aux contrats qui ont été signés, la Suisse reçoit systématiquement le vaccin le plus récent du fabricant concerné pour autant que ce vaccin ait été autorisé par Swissmedic.
Dans la lutte mondiale contre la pandémie, la Suisse s’engage depuis le début pour garantir à un maximum de personnes un accès sûr et efficace aux vaccins COVID-19. C’est pourquoi, le 30 juin 2021, le Conseil fédéral a décidé d’offrir 4 millions de doses. Il évaluera ultérieurement un don supplémentaire à l’initiative COVAX.
Promotion de la recherche, du développement et de la production de vaccins Enfin, le Conseil fédéral a également discuté des possibilités de promouvoir durablement la recherche, le développement et la production de vaccins en Suisse afin de renforcer encore la position du pays en tant que lieu de production et acteur central dans la recherche et le développement des technologies-clés. La collaboration internationale tout au long de la chaîne de création de valeur devra aussi être renforcée. Il a demandé au Département fédéral de l’intérieur et au Département fédéral de l’économie de lui soumettre d’ici à la fin de 2022 une proposition concrétisant les mesures stratégiques définies.
Conférence de presse
Coronavirus (COVID-19): décisions du Conseil fédéral avec: Alain Berset, conseiller fédéral, chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) Sous la direction du vice-chancelier André Simonazzi, porte-parole du Conseil fédéral
La forte augmentation des nouvelles infections à COVID-19 entraîne une nette augmentation des admissions à l’hôpital et du nombre de patientes et de patients dans les unités de soins intensifs. En raison de plusieurs facteurs, le taux d’occupation des unités de soins intensifs peut varier d’une région à l’autre. C’est pourquoi le Service sanitaire coordonné SSC, la Conférence des directeurs de la santé (CDS), H+ Les Hôpitaux de Suisse ainsi que la Société suisse de médecine intensive (SSMI) ont décidé de préciser le mandat et la mise en œuvre subsidiaire de la coordination nationale des unités de soins intensifs à partir au 14 décembre 2021.
Depuis juin 2020, le centre de coordination nationale, géré par la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega), est à la disposition des unités de soins intensifs 24 heures sur 24 pour assurer la répartition dans toute la Suisse. Comme décrit dans le concept du 16 juin 2020, elle organise, sur demande d’une unité de soins intensifs, des transferts de patients vers d’autres régions.
En cas de pics de charge, les unités de soins intensifs des hôpitaux suisses effectuent des transferts de patients au sein d’un canton ou d’une région, même en situation normale.
Coordination en deux étapes des transferts de patients aux soins intensifs
En raison de la pandémie de COVID-19, les unités de soins intensifs sont depuis de nombreux mois beaucoup plus sollicitées qu’en temps normal. De même, une pénurie de personnel qualifié fait qu’il est difficilement possible pour les hôpitaux et les unités de soins intensifs de mettre à disposition des capacités supplémentaires à court terme. Le nombre croissant de cas et les taux de vaccination variables selon les régions ainsi que la charge permanente du personnel spécialisé augmentent constamment la pression sur les hôpitaux et les unités de soins intensifs. C’est pourquoi le Service sanitaire coordonné SSC, la Conférence des directeurs de la santé (CDS) et H+ Les Hôpitaux de Suisse ainsi que la Société suisse de médecine intensive (SSMI) ont entrepris d’apporter des précisions au concept de coordination nationale des unités de soins intensifs au 14 décembre 2021.
Ces précisions prévoient une coordination des unités de soins intensifs à deux niveaux:
1. Chaque unité de soins intensifs est rattachée à un réseau hospitalier intracantonal ou régional existant ou constitué dans le canton par les autorités pour les transferts de patients et la compensation des capacités. En règle générale, les réseaux sont dirigés par la direction de la médecine intensive d’un hôpital universitaire ou d’un centre hospitalier. Au sein des réseaux hospitaliers, les unités de soins intensifs anticipent des transferts de patients et des équilibrages de capacité, en premier lieu parmi les lits de soins intensifs certifiés exploités et, en second lieu, parmi toutes les places de traitement possibles. Il s’agit d’équilibrer dans le réseau le taux d’occupation aussi bien pour les patients COVID-19 que pour les patients non COVID-19, de prévenir une surcharge due à des cas de traitement intensif non planifiés et de transférer à temps les patients transportables.
2. En cas de taux d’occupation élevé de 85 pour cent ou plus et si la proportion de patients COVID-19 au sein d’un réseau hospitalier est d’au moins 50 pour cent, des transferts sont organisés vers des réseaux où le taux d’occupation est moins élevé et où la proportion de patients COVID-19 est plus faible. Dans un tel cas, les réseaux d’hôpitaux concernés conviennent des transferts en commun avec le service national de coordination.
La coordination à deux niveaux contribue à éviter une surcharge locale ou régionale, à maintenir une capacité d’accueil homogène dans toute la Suisse et à renforcer la résilience des unités de soins intensifs et la capacité du personnel à tenir le coup. Les précisions apportées renforcent également la compréhension commune de tous les acteurs de la valeur politique de la convention. Il s’agit de faire en sorte que les hôpitaux et les cantons se soutiennent encore davantage lors du transfert des patients et qu’ils repoussent d’autres interventions et traitements non urgents au profit de la disponibilité de places de soins intensifs.