Le 17 décembre 2021, le Conseil fédéral a décidé de prolonger jusqu’au 31 mars 2022 la procédure de décompte sommaire de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) pour toutes les entreprises. Du 1er janvier au 31 mars 2022, le délai d’attente sera en outre supprimé pour toutes les entreprises. Pour celles qui sont soumises à la règle 2G+, le droit à l’indemnité en cas de RHT sera réactivé pour les travailleurs sur appel sous contrat à durée indéterminée, les travailleurs sous contrat à durée déterminée et les apprentis.
Le 17 décembre 2021, le Parlement a décidé de prolonger jusqu’à fin 2022 certaines dispositions de la loi COVID-19 relatives à l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT). La suppression du délai de préavis et la prolongation de la durée d’autorisation de RHT jusqu’à six mois resteront ainsi applicables jusqu’au 31 décembre 2022. Par ailleurs, le Parlement a également prolongé jusqu’à fin 2022 l’indemnité en cas de RHT plus élevée pour les revenus modestes.
Outre ces dispositions directement applicables de la loi COVID-19, le Parlement a également prolongé certaines bases légales qui confèrent au Conseil fédéral la compétence d’édicter des normes dérogeant au droit ordinaire. Le 17 décembre 2021, le Conseil fédéral a décidé de faire usage de cette compétence de manière ciblée, en chargeant le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) de préparer une adaptation de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage prévoyant la prolongation de la procédure de décompte sommaire et la suppression du délai d’attente. La procédure de décompte sommaire s’appliquera à toutes les entreprises pendant trois mois supplémentaires à partir du 1er janvier 2022 ; le délai d’attente sera lui aussi supprimé pendant la même période. La procédure de décompte sommaire permet de ne pas prendre en compte les revenus provenant d’occupations provisoires et de ne pas déduire les heures supplémentaires des périodes précédentes. Cette mesure est nécessaire, car on ne peut savoir aujourd’hui quelles seront les conséquences du nombre élevé des infections sur le nombre des entreprises et des travailleurs affectés par le chômage partiel.
Dans la situation actuelle, le Conseil fédéral renonce à une extension complète des indemnités en cas de RHT à d’autres groupes d’ayants droit. L’évolution du marché du travail et de l’économie en général, qui est sous de bons auspices, ne plaide pas en faveur d’une réintroduction générale des dispositions arrivées à échéance dans le domaine de l’assurance-chômage. De manière générale et compte tenu de la situation actuelle de l’économie et du marché du travail, ces mesures extraordinaires créeraient des incitations inopportunes.
En revanche, pour les entreprises soumises à la règle 2G+, le Conseil fédéral a décidé d’étendre à nouveau les indemnités en cas de RHT à d’autres groupes d’ayants droit au plus tôt à partir du 20 décembre 2021. Autrement dit, les travailleurs sur appel sous contrat à durée indéterminée, les travailleurs sous contrat à durée déterminée et les apprentis auront à nouveau droit, sous certaines conditions, aux indemnités. La règle 2G+ peut entraîner une réduction considérable de l’activité des entreprises concernées, de sorte qu’il est nécessaire de prévoir également des mesures de compensation. L’ordonnance COVID-19 assurance-chômage sera adaptée en conséquence.
Enfin, le Conseil fédéral a chargé le DEFR de préparer une modification de l’ordonnance permettant d’étendre les indemnités en cas de RHT aux autres groupes d’ayants droit dans toutes les entreprises concernées, au cas où les autorités ordonneraient des fermetures d’établissement à large échelle ou des restrictions massives.
Dès lundi 20 décembre 2021, les mesures de lutte contre le coronavirus seront durcies en Suisse. Seules les personnes vaccinées ou guéries auront désormais accès à l’intérieur des restaurants, des établissements culturels et des installations de sport et de loisirs ainsi qu’aux événements en intérieur (règle dite des « 2G »). Cette mesure permettra de réduire le risque d’infection des personnes non immunisées. Celles-ci transmettent plus facilement le virus et sont plus fréquemment confrontées à des complications lorsqu’elles sont contaminées. Dans les lieux précités, il faudra en outre porter le masque et être assis pour consommer. S’il n’est pas possible de porter le masque, par exemple lors d’une répétition de musique à vent, ou de consommer assis, comme dans les discothèques et les bars, les personnes vaccinées ou guéries devront en outre présenter un test négatif (règle des « 2G+ »). Les personnes dont la vaccination, la vaccination de rappel ou la guérison datent de moins de quatre mois sont exemptées de cette obligation de dépistage. Les réunions privées sont limitées à dix personnes dès lors qu’une personne présente (de 16 ans ou plus) n’est pas vaccinée ou guérie. Telles sont les décisions prises par le Conseil fédéral lors de sa séance du 17 décembre 2021, qui a par ailleurs réintroduit l’obligation de travailler à domicile, réglementé la prise en charge des frais de dépistage et décidé l’achat de doses supplémentaires de vaccin.
La situation épidémiologique est préoccupante. Le nombre d’hospitalisations continue d’augmenter et l’occupation des lits de soins intensifs est très élevée dans certaines régions. Les patients traités sont principalement des personnes non vaccinées des tranches d’âge moyennes et supérieures. Le 13 décembre 2021, le palier critique des 300 patients COVID-19 en soins intensifs a été atteint. Or c’est à partir de ce seuil qu’il n’est plus possible de garantir une offre de soins optimale à tous les patients hospitalisés, les établissements devant repousser certains traitements. Selon les estimations actuelles, ce chiffre va augmenter à 350 ou 400 d’ici à la fin de l’année.
À cela s’ajoutent les contaminations avec le variant Omicron qui devraient connaître une hausse marquée d’ici à Noël. Les premières informations sur cette souche du virus indiquent qu’elle est plus contagieuse que le variant Delta. La protection conférée par la vaccination ou par une infection passée est aussi nettement moins bonne, mais toutefois bien supérieure lorsque la vaccination (y compris de rappel) est récente. Si la protection vaccinale est faible, le nombre d’infections va augmenter, y compris au sein de la population immunisée. On ne connaît pas encore les éventuelles complications dans le cas d’une infection avec le variant Omicron, ni le degré de protection des personnes immunisées contre ces complications. Si la fréquence des complications graves devait augmenter fortement, le système de santé déjà surchargé serait très rapidement confronté à une pression supplémentaire considérable et serait débordé.
Mesures supplémentaires Après avoir consulté les cantons, les commissions parlementaires compétentes, les partenaires sociaux et les associations directement concernées, le Conseil fédéral a décidé de prendre des mesures supplémentaires. Limitées au 24 janvier 2022, elles concernent aussi les personnes vaccinées et guéries en raison de la contagiosité du variant Omicron. L’objectif est de protéger autant que possible les structures hospitalières d’une charge encore plus élevée et de faire en sorte que l’ensemble de la population ait accès aux soins intensifs.
Règle des 2G, obligation de porter le masque et de consommer assis Dans tous les endroits qui appliquent actuellement la règle dite des « 3G » (accès aux seules personnes vaccinées, guéries ou testées négatives), c’est désormais la règle dite des « 2G » (accès aux seules personnes vaccinées ou guéries) qui vaudra. Cela concerne les lieux de restauration, les établissements culturels, les installations de sport et de loisirs ainsi que les manifestations. Cette nouvelle règle vise à réduire le risque d’infection des personnes non immunisées, qui transmettent plus facilement le virus et sont nettement plus souvent confrontées à des complications lorsqu’elles sont contaminées. Les personnes se trouvant dans ces endroits sont également tenues de porter le masque et de consommer assises. Pour les manifestations en extérieur de plus de 300 personnes, c’est la règle des 3G qui continue de s’appliquer.
2G+ pour les discothèques et les activités sans masque Lorsqu’il n’est possible ni de porter le masque ni de consommer assis, l’accès sera réservé aux personnes vaccinées ou guéries pouvant en outre présenter un résultat de test négatif. Cette règle des « 2G+ » s’applique aux discothèques et aux bars ainsi qu’aux activités sportives et culturelles non professionnelles pour lesquelles le port du masque n’est pas possible, comme les répétitions de musique à vent. Les jeunes de moins de 16 ans ne sont pas concernés. Cette obligation de dépistage permet de garantir qu’aucune personne contaminée ne participe à une manifestation où il ne faut ni porter le masque ni consommer assis. À noter que la règle a été adaptée à la suite de la consultation : les personnes dont la vaccination, la vaccination de rappel ou la guérison datent de moins de quatre mois sont exemptées de l’obligation de se faire dépister. Par ailleurs, les entreprises et les organisateurs de manifestations soumis à la règle des 2G peuvent décider d’appliquer la règle des 2G+ pour pouvoir renoncer à l’obligation de porter le masque et de consommer assis.
Limitation des réunions privées à l’intérieur L’expérience a montré que le risque d’infection dans le cercle privé est considérable. Le Conseil fédéral a donc décidé de fixer une limite pour les personnes non immunisées. Dès qu’une personne de 16 ans et plus non vaccinée ou non guérie y participe, le nombre total de participants est limité à dix, enfants compris. Si tout le monde est vacciné ou guéri, la limite est fixée à 30, voire à 50 si la réunion a lieu dehors.
Réintroduction de l’obligation de travailler à domicile Le Conseil fédéral réintroduit en outre l’obligation de travailler à domicile afin de réduire les contacts. Lorsque les personnes doivent travailler sur place, le port du masque est obligatoire dans tous les locaux partagés accueillant plus d’une personne.
Port du masque obligatoire au secondaire II Avec les tests répétés, le port du masque est une mesure centrale pour réduire la circulation du virus dans les écoles. Il est donc désormais obligatoire au secondaire II. Le Conseil fédéral recommande en outre instamment aux cantons de le prescrire aussi aux niveaux inférieurs, ce que bon nombre d’entre eux ont déjà fait. Le Conseil fédéral leur recommande en outre de pratiquer des tests répétés dans les écoles afin de casser rapidement les chaînes de transmission.
Recommandation de repousser les interventions non urgentes Le Conseil fédéral renonce à prescrire l’enseignement à distance, car les vacances de semestre sont proches. Pour le tertiaire et certains examens et offres de formation, c’est la règle des 3G qui s’applique désormais. Quant aux formations continues, elles sont soumises aux règles applicables aux manifestations.
Le Conseil fédéral recommande en outre instamment aux cantons de repousser les interventions non urgentes pratiquées à l’hôpital afin de décharger le personnel de santé. Si la situation devait encore se dégrader ces prochains jours ou ces prochaines semaines, il est prêt à réagir rapidement.
Retour de la prise en charge des dépistages en vue d’obtenir un certificat COVID Le Conseil fédéral a également décidé que certains tests COVID-19 donnant lieu à un certificat COVID seraient à nouveau pris en charge. Il répond ainsi à une décision du Parlement inscrite dans la loi COVID-19. Seront remboursés les tests rapides antigéniques et les tests PCR salivaires groupés. Les autotests, les tests sérologiques et les tests PCR individuels resteront à la charge des personnes concernées, à l’exception des tests PCR individuels réalisés chez les personnes symptômatiques, les personnes ayant été en contact avec des personnes infectées et en cas de test salivaire groupé positif. La nouvelle réglementation s’applique dès demain samedi 18 décembre 2021. Dès le 17 janvier 2022, toutes les personnes participant aux dépistages répétés doivent pouvoir obtenir un certificat COVID.
À l’entrée en Suisse, un test seulement pour les personnes vaccinées et guéries À la suite de la consultation des cantons, le Conseil fédéral a adapté pour lundi 20 décembre 2021 le régime de dépistage qui prévaut pour l’entrée sur le territoire. Pour le dépistage avant l’entrée en Suisse, les tests rapides antigéniques de moins de 24 h seront acceptés au même titre que les tests PCR de moins de 72 h. Quant à l’obligation de réaliser un deuxième test entre 4 et 7 jours après l’entrée en Suisse, elle tombe pour les personnes vaccinées et guéries.
Vaccins COVID-19 : approvisionnement garanti pour 2022 Le Conseil fédéral s’est également penché sur l’achat de vaccins contre le COVID-19 lors de sa séance d’aujourd’hui. Il va commander 7 millions de doses du vaccin Moderna et 7 millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech pour le deuxième semestre 2022. Il avait déjà fait de même pour le premier semestre. Pour 2022, la Suisse disposera de quelque 34 millions de doses de vaccin, soit une quantité suffisante pour vacciner toutes les personnes qui le souhaitent au cours de l’année à venir. Cela permettra également d’être prêts s’il faut administrer des doses supplémentaires en raison d’un variant capable d’échappement immunitaire. Conformément aux contrats qui ont été signés, la Suisse reçoit systématiquement le vaccin le plus récent du fabricant concerné pour autant que ce vaccin ait été autorisé par Swissmedic.
Dans la lutte mondiale contre la pandémie, la Suisse s’engage depuis le début pour garantir à un maximum de personnes un accès sûr et efficace aux vaccins COVID-19. C’est pourquoi, le 30 juin 2021, le Conseil fédéral a décidé d’offrir 4 millions de doses. Il évaluera ultérieurement un don supplémentaire à l’initiative COVAX.
Promotion de la recherche, du développement et de la production de vaccins Enfin, le Conseil fédéral a également discuté des possibilités de promouvoir durablement la recherche, le développement et la production de vaccins en Suisse afin de renforcer encore la position du pays en tant que lieu de production et acteur central dans la recherche et le développement des technologies-clés. La collaboration internationale tout au long de la chaîne de création de valeur devra aussi être renforcée. Il a demandé au Département fédéral de l’intérieur et au Département fédéral de l’économie de lui soumettre d’ici à la fin de 2022 une proposition concrétisant les mesures stratégiques définies.
Conférence de presse
Coronavirus (COVID-19): décisions du Conseil fédéral avec: Alain Berset, conseiller fédéral, chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) Sous la direction du vice-chancelier André Simonazzi, porte-parole du Conseil fédéral
La forte augmentation des nouvelles infections à COVID-19 entraîne une nette augmentation des admissions à l’hôpital et du nombre de patientes et de patients dans les unités de soins intensifs. En raison de plusieurs facteurs, le taux d’occupation des unités de soins intensifs peut varier d’une région à l’autre. C’est pourquoi le Service sanitaire coordonné SSC, la Conférence des directeurs de la santé (CDS), H+ Les Hôpitaux de Suisse ainsi que la Société suisse de médecine intensive (SSMI) ont décidé de préciser le mandat et la mise en œuvre subsidiaire de la coordination nationale des unités de soins intensifs à partir au 14 décembre 2021.
Depuis juin 2020, le centre de coordination nationale, géré par la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega), est à la disposition des unités de soins intensifs 24 heures sur 24 pour assurer la répartition dans toute la Suisse. Comme décrit dans le concept du 16 juin 2020, elle organise, sur demande d’une unité de soins intensifs, des transferts de patients vers d’autres régions.
En cas de pics de charge, les unités de soins intensifs des hôpitaux suisses effectuent des transferts de patients au sein d’un canton ou d’une région, même en situation normale.
Coordination en deux étapes des transferts de patients aux soins intensifs
En raison de la pandémie de COVID-19, les unités de soins intensifs sont depuis de nombreux mois beaucoup plus sollicitées qu’en temps normal. De même, une pénurie de personnel qualifié fait qu’il est difficilement possible pour les hôpitaux et les unités de soins intensifs de mettre à disposition des capacités supplémentaires à court terme. Le nombre croissant de cas et les taux de vaccination variables selon les régions ainsi que la charge permanente du personnel spécialisé augmentent constamment la pression sur les hôpitaux et les unités de soins intensifs. C’est pourquoi le Service sanitaire coordonné SSC, la Conférence des directeurs de la santé (CDS) et H+ Les Hôpitaux de Suisse ainsi que la Société suisse de médecine intensive (SSMI) ont entrepris d’apporter des précisions au concept de coordination nationale des unités de soins intensifs au 14 décembre 2021.
Ces précisions prévoient une coordination des unités de soins intensifs à deux niveaux:
1. Chaque unité de soins intensifs est rattachée à un réseau hospitalier intracantonal ou régional existant ou constitué dans le canton par les autorités pour les transferts de patients et la compensation des capacités. En règle générale, les réseaux sont dirigés par la direction de la médecine intensive d’un hôpital universitaire ou d’un centre hospitalier. Au sein des réseaux hospitaliers, les unités de soins intensifs anticipent des transferts de patients et des équilibrages de capacité, en premier lieu parmi les lits de soins intensifs certifiés exploités et, en second lieu, parmi toutes les places de traitement possibles. Il s’agit d’équilibrer dans le réseau le taux d’occupation aussi bien pour les patients COVID-19 que pour les patients non COVID-19, de prévenir une surcharge due à des cas de traitement intensif non planifiés et de transférer à temps les patients transportables.
2. En cas de taux d’occupation élevé de 85 pour cent ou plus et si la proportion de patients COVID-19 au sein d’un réseau hospitalier est d’au moins 50 pour cent, des transferts sont organisés vers des réseaux où le taux d’occupation est moins élevé et où la proportion de patients COVID-19 est plus faible. Dans un tel cas, les réseaux d’hôpitaux concernés conviennent des transferts en commun avec le service national de coordination.
La coordination à deux niveaux contribue à éviter une surcharge locale ou régionale, à maintenir une capacité d’accueil homogène dans toute la Suisse et à renforcer la résilience des unités de soins intensifs et la capacité du personnel à tenir le coup. Les précisions apportées renforcent également la compréhension commune de tous les acteurs de la valeur politique de la convention. Il s’agit de faire en sorte que les hôpitaux et les cantons se soutiennent encore davantage lors du transfert des patients et qu’ils repoussent d’autres interventions et traitements non urgents au profit de la disponibilité de places de soins intensifs.
Depuis ce mercredi 15 décembre, le Canton de Neuchâtel accueille huit soldats sanitaires venus renforcer le dispositif de vaccination dans le centre de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds. Grâce au renfort de l’Armée, il peut étendre son offre sur le Littoral neuchâtelois. Un centre spécifiquement dédié à l’administration des doses de rappel ouvrira lundi 20 décembre 2021 dans la gare de Neuchâtel.
Le Canton de Neuchâtel peut compter depuis aujourd’hui sur le renfort de l’Armée. Huit militaires renforcent le dispositif cantonal de vaccination dans le centre de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds, et ce jusqu’en janvier 2022. Le Conseil d’Etat remercie l’Armée pour son appui opportun.
Ce renfort permet au Canton de Neuchâtel d’accélérer l’administration de la dose de rappel en étendant l’offre sur le Littoral neuchâtelois. Un centre sera ainsi ouvert dès lundi 20 décembre à la gare de Neuchâtel. Ce centre sera dédié uniquement aux doses de rappel avec le vaccin Moderna et sera accessible uniquement sur rendez-vous (via la plate-forme www.ne.ch/VaccinCovid ou par téléphone au 032 889 21 21. Il sera ouvert le lundi 20, mardi 21 et jeudi 23 décembre, ainsi que le lundi 27, mardi 28 et jeudi 30 décembre, de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00. Une prolongation de l’ouverture sera possible en fonction de la demande. Grâce à cette ouverture, le Canton de Neuchâtel disposera d’une capacité totale de 9000 injections par semaine, admnistrées dans les centres de Polyexpo, du centre commercial de La Maladière, de la gare de Neuchâtel ainsi que dans plusieurs pharmacies.
Situation hospitalière très tendue
La situation sanitaire se dégrade très fortement dans le canton, avec plus de 280 nouvelles infections enregistrées mardi 14 décembre 2021. Au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), la situation est extrêmement tendue. Dans le service des soins intensifs, sept des dix lits à disposition sont occupés par des cas Covid, dont six sont intubés. Au total, RHNe accueille près de 370 patient-e-s, pour une capacité habituelle de 330 lits.
Appel à la vaccination
Face à une vague épidémique qui pourra s’exacerber avec le variant Omicron, les autorités appellent les Neuchâteloises et Neuchâtelois au respect des gestes barrières. Elles leur recommandent de se faire vacciner, la vaccination étant un moyen fiable de se protéger, de protéger leurs proches mais également de ne pas surcharger le système de santé. Elles les invitent à bénéficier de la dose de rappel au plus vite – et pour autant que la vaccination complète date de six mois. Les études scientifiques démontrent que le booster permet d’éviter des hospitalisations et des décès dès sept jours après l’injection.
Mardi 14 décembre à 17h45, une voiture conduite par une habitante de Fleurier, âgée de 20 ans, circulait sur la H10 de Rochefort à Brot-Dessous. Peu après Fretereules, un pan de roches s’est décroché de la paroi située sur le bord droit de la route pour finir sur la chaussée, juste devant la voiture. Cette dernière est montée sur le tas d’éboulis, roula un moment sur ses 2 roues gauches pour se déporter sur la voie de gauche et entrer en collision avec un véhicule conduit par une habitante de Neuchâtel âgée de 46 ans, qui circulait normalement en sens inverse.
Suite au choc, le premier véhicule a retraversé la chaussée, est monté sur le talus à droite avant de s’immobiliser sur sa voie de circulation. Un troisième véhicule, conduit par un habitant des Verrières âgé de 18 ans et qui suivait le premier, a également heurté les éboulis malgré un freinage énergique.
Légèrement blessés, la conductrice du premier véhicule, la passagère du second et le conducteur du troisième, ont été transportés au RHNe, sites de La Chaux-de-Fonds et de Couvet. Les trois véhicules ont été pris en charge par le dépanneur de service et l’éboulement a été évacué par le service des Ponts-et-Chaussées.
La paroi rocheuse restant instable et pour garantir la sécurité des automobilistes, la route entre Rochefort et Noiraigue a été fermée dans les deux sens.
Elle le restera jusqu’au matin du 15 décembre, au moins.
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent la vaccination avec deux doses pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. Dès que le vaccin sera disponible, les parents (ou les personnes investies de l’autorité parentale) qui le souhaitent pourront faire vacciner leur enfant après une pesée des avantages et des risques sur le plan individuel. La recommandation se fonde sur l’autorisation, par Swissmedic, du vaccin à ARNm Comirnaty® de Pfizer/BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans.
La recommandation de l’OFSP et de la CFV vaut en particulier pour les enfants de cette tranche d’âge qui sont déjà fortement atteints dans leur santé en raison d’une maladie chronique. Elle vaut également en priorité pour les enfants qui ont des contacts étroits avec des adultes vulnérables vivant dans le même foyer, par exemple si ceux-ci ne peuvent pas se protéger par la vaccination en raison d’une immunodéficience.
Enfin, la vaccination est aussi particulièrement recommandée aux enfants de cette tranche d’âge qui sont guéris du COVID-19 et qui ont eux-mêmes des problèmes de santé ou des contacts étroits avec des personnes vulnérables atteintes d’immunodéficience ne pouvant pas se protéger par la vaccination. Pour ces enfants, une dose de vaccin est suffisante.
Actuellement, aucune vaccination n’est recommandée pour les autres enfants guéris du COVID-19.
Vaccination des enfants possible à partir de janvier
Les enfants âgés de 5 à 11 ans seront exclusivement vaccinés avec la formulation spéciale de Comirnaty® développée pour eux et approuvée par Swissmedic le 10 décembre 2021. Comme d’ordinaire, Pfizer livrera les doses de ce vaccin dans les trois à quatre semaines suivant l’autorisation. Ces vaccins seront ainsi disponibles en Suisse à partir de début janvier 2022.
La vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans est gratuite. Le financement et la facturation seront effectués de la même manière que pour les adultes. La Suisse a commandé suffisamment de doses pour pouvoir vacciner les enfants de cette tranche d’âge.
Les cantons décident et communiquent à partir de quand et où les parents peuvent inscrire leur enfant pour la vaccination.
La Confédération vient de conclure des contrats avec quatre entreprises basées en Suisse pour le développement de médicaments contre le COVID-19. Ces contrats sont le résultat de l’appel à projet lancé par la Confédération durant l’été 2021 dans le cadre de son programme d’encouragement pour des médicaments contre le COVID-19. Le montant total s’élève à environ 27 millions de francs. Les nouveaux médicaments devraient être disponibles d’ici la fin de l’année 2022.
Suite à la modification de la loi COVID-19 par le Parlement en mars dernier, le Conseil fédéral a approuvé en mai 2021 la création d’un programme d’encouragement pour assurer à la population un approvisionnement sûr et rapide en médicaments innovants pour le traitement du COVID-19. Il a chargé l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) avec le soutien d’Innosuisse de mettre en œuvre ce programme.
Sur la base des critères de sélection fixés par le Conseil fédéral, des experts mandatés d’Innosuisse et de l’OFSP ont évalué neuf demandes de financement. Au final, et suite au soutien à la loi COVID-19 en votation populaire le 28 novembre dernier, l’OFSP a décidé de financer quatre projets provenant d’entreprises basées en Suisse. Les contrats ont été conclus avec :
– GeNeuro SA, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les effets à long terme de COVID-19 (COVID long) chez les patients souffrant de symptômes neuropsychiatriques sévères.
– Kinarus AG, pour le développement d’une association médicamenteuse orale à activité antivirale et anti-inflammatoire, pour toutes les sévérités liées au COVID-19.
– Memo Therapeutics AG, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les infections par le SARS-CoV-2 chez les patients à risque d’une évolution sévère du COVID-19, à administrer par inhalation ou par voie intraveineuse.
– Noorik Biopharmaceuticals AG, pour le développement d’un vasodilatateur pulmonaire oral destiné à prévenir l’insuffisance respiratoire et à réduire le besoin de ventilation mécanique en cas d’hospitalisation due au COVID-19.
Le programme d’encouragement est limité à fin 2022. Il vise à soutenir le développement de médicaments potentiellement importants dans la lutte contre le COVID-19. En échange de ces investissements, la Confédération bénéficiera de contreparties, par exemple un droit de préemption.
La pandémie de COVID-19 a eu un impact majeur sur les services de santé en 2020. Le nombre d’hospitalisations a diminué (–5%) et le nombre de personnes âgées résidant en EMS a reculé (–6%). A l’inverse, le nombre de décès a fortement augmenté dans les hôpitaux (+8%) et encore plus dans les EMS (+16%). Les heures de soins intensifs ont également été en hausse dans les hôpitaux. La pandémie a aussi marqué les finances. Les hôpitaux et les EMS bouclent l’année avec des déficits records de respectivement 800 et 400 millions de francs, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS).
La publication spéciale «Impact de la pandémie de COVID-19 sur les services de santé en 2020» détaille sur une douzaine de pages l’impact de cette maladie sur l’activité des hôpitaux et des établissements médico-sociaux (EMS) en 2020 ainsi que sur leurs finances. Elle présente par ailleurs le profil des personnes hospitalisées avec un diagnostic de COVID-19.
3% des hospitalisations avec un diagnostic de COVID-19
40 871 hospitalisations ont été enregistrées en 2020 avec un diagnostic de COVID-19, ce qui représente 3% de l’ensemble des hospitalisations, dont 36 244 dans les hôpitaux et unités de soins aigus. Moins d’un quart des hospitalisations avec COVID-19 ont eu lieu au printemps, lors du premier pic de la pandémie. C’est à partir de la fin septembre que sont intervenues la majeure partie (69%) des hospitalisations avec COVID-19.
Malgré ces hospitalisations avec COVID-19, Il y a eu en 2020 quelque 72 000 hospitalisations en moins que les années précédentes (–5%). 80% du recul est intervenu au printemps. C’est la conséquence de l’obligation de renoncer aux traitements médicaux non urgents décrétée par le Conseil fédéral, et des mesures prises par les hôpitaux pour disposer des ressources afin de soigner les patients souffrant de COVID-19.
Recul des hospitalisations selon la maladie
Ce sont les hospitalisations pour les maladies de l’appareil ostéo-articulaires qui ont le plus diminué (–8%). Au plus fort de la première vague, entre le 23 mars et le 12 avril, on a dénombré presque trois quarts d’hospitalisations en moins pour ces maladies qu’à la même période des années précédentes. Ces hospitalisations sont en effet souvent planifiées et non urgentes.
Cependant, le nombre d’hospitalisations pour tumeur a aussi diminué, de près de 4000 au printemps 2020 (–16%), bien que les traitements en cas de cancer demandent d’être suivis sans retard. Cette baisse n’a pas été entièrement rattrapée par la suite et le nombre d’hospitalisations pour tumeur a été en 2020 inférieur aux années précédentes de 4%.
Pics en soins intensifs au printemps et à l’automne
Le nombre d’heures en soins intensifs a par contre augmenté, de 4% sur l’ensemble de l’année. Presqu’un cinquième des heures en soins intensifs ont été effectuées par des personnes ayant le COVID-19. Lors des deux pics de la pandémie, au printemps et en automne, le dépassement a été massif, illustrant la surcharge de ces services.
Les hospitalisations intervenues entre le 16 mars et le 5 avril ont ainsi cumulé 51% d’heures en soins intensifs en plus que celles ayant eu lieu durant la même période des années précédentes. Entre le 26 octobre et le 22 novembre, ce dépassement a atteint près de 42%.
Moins d’admissions en EMS également
Les admissions en EMS ont également diminué en 2020. Cette baisse est de 3% sur l’année pour les longs séjours; elle se concentre pour l’essentiel entre fin mars et début mai. La diminution est encore plus importante pour les courts séjours (–18%) et, après une forte baisse au printemps, elle s’est poursuivie tout le reste de l’année.
50% de décès en plus dans les hôpitaux à l’automne
L’année 2020 a été marquée par une forte augmentation du nombre de décès dans les hôpitaux (+2015, +8%) et encore plus dans les EMS (+4978, +16%). C’est à l’automne, durant le second pic de la pandémie, que l’essentiel de cette surmortalité est intervenue: dans les hôpitaux, le nombre de décès dépasse à partir de début novembre de plus de 50% celui des années précédentes; dans les EMS, le dépassement est supérieur à 80% à partir de la mi-octobre.
Creusement des déficits des hôpitaux et des EMS
Les hôpitaux ont bouclé l’année 2020 avec un déficit financier en hausse de 44% pour l’ensemble du système, dépassant 800 millions de francs. Seuls 7% de ce déficit (55 millions) bénéficiaient d’une couverture de déficit. Fait sans précédent depuis 2012, les revenus des prestations aux patients ont diminué en 2020 de plus de 300 millions de francs (–1%).
Les EMS ont également bouclé l’année avec un déficit de 380 millions de francs (+25%). La dégradation a été particulièrement sensible pour les EMS de la région lémanique: la part des institutions déficitaires y est passée de 31% en 2019 à 49% en 2020. La couverture des pouvoirs publics ou des fonds privés n’a correspondu qu’à un tiers de ce déficit.
Les hospitalisations avec COVID-19 souvent graves
Par rapport aux autres personnes hospitalisées, les patients avec COVID-19 ont deux fois plus de risque d’avoir recours aux soins intensifs (12% contre 5%). Le temps qu’elles y passent est trois fois plus long (232 heures en moyenne contre 72 heures). Lorsqu’elles ont été admises en soins intensifs, elles ont quatre fois plus de risque d’être intubées (40% contre 9%). Enfin, elles ont cinq fois plus de risque de décéder à l’hôpital que les personnes sans COVID-19 (12,4% contre 2,4%).
Les coûts des hospitalisations avec COVID-19 reflètent la lourdeur des traitements qu’elles ont exigés: en moyenne, ils sont presque deux fois supérieurs à ceux des hospitalisations sans COVID-19 (22 978 contre 12 613 francs). Le coût moyen des hospitalisations avec COVID-19 et ayant compris un séjour en soins intensifs monte à 73 532 francs; en cas d’intubation, il atteint 107 877 francs.
Christian Lebrat, auvergnat d’origine, a hérité de son père la passion de la pâtisserie et de la boulangerie dont il a fait son métier. Grand voyageur, il a pu exercer son savoir-faire aux quatre coins du monde. Il y a quelques années, il a souhaité mettre à profit son talent en Suisse dans une région qui lui rappelait son village natal. Un peu par hasard, Christian découvre la Brévine et tombe amoureux de l’endroit mais aussi de ses habitants, un véritable coup de cœur. Il décide de s’y installer. Avec son équipe formée de deux vendeuses, un apprenti- boulanger/pâtissier, un pâtissier et 1 boulanger, il revisite des pâtisseries anciennes suisses. Laissant libre court à son imagination, il crée avec ses collaborateurs des mets plus savoureux les uns que les autres afin de satisfaire leurs clients toujours friands de nouveautés inspirées des coutumes d’ici et d’ailleurs. Ainsi, la traditionnelle taillaule se pare de rouge grâce à la couleur unique de la praline, la tarte Tropézienne allie crème chantilly légère avec la traditionnelle crème pâtissière, les fameux cornets à la crème se parent de multiples couleurs,…et la liste est longue. Il aime également proposer des spécialités typiquement suisses comme sa fameuse tresse d’un mètre cinquante, les caracs ou encore la tarte aux raisinets meringuée. Le mieux étant de les admirer puis de les déguster sur place pour le plus grand plaisir des papilles.
Depuis quelques temps, il souhaitait proposer ses succulentes pâtisseries et ses bons petits pains au vallon. C’est chose faite!
Le 15 décembre, la boulangerie de la Brévine s’installera à la Grand-Rue 5 à Fleurier !
En raison de la dégradation rapide de la situation sanitaire, notamment sur le plan de la saturation des capacités hospitalières tant en Suisse que dans le Canton, le Conseil d’État déclare le niveau d’alerte rouge et prend de nouvelles mesures. De plus, le Conseil d’État et le Réseau Hospitalier Neuchâtelois (RHNe) enjoignent vivement l’ensemble de la population à respecter strictement les gestes barrières, se faire vacciner ou s’inscrire pour recevoir une dose de rappel dès que possible.
La situation épidémiologique se péjore fortement dans le canton de Neuchâtel avec une moyenne de 200 cas par jour actuellement. Les chaines de contamination sont multiples et touchent toutes les tranches d’âge avec également les écoles particulièrement impactées.
Le Réseau hospitalier neuchâtelois sous forte tension
Dans ce cadre et comme annoncé depuis plusieurs mois, la situation communautaire se répercute immanquablement sur la situation hospitalière. Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) est passé en mode de situation de crise depuis le jeudi 9 décembre. Le dispositif stationnaire est saturé, avec 385 patients hospitalisés sur l’ensemble des sites, pour une capacité habituelle de 330 lits. Pour la seule journée du 7 décembre, un afflux important de 10 cas Covid a nécessité une hospitalisation. Ce fort afflux de malades COVID vient s’ajouter à une activité générale très soutenue en cette période de l’année, notamment aux urgences et au bloc opératoire. En parallèle le RHNe doit faire face à une augmentation massive des consultations aux urgences adultes et pédiatriques avec également un impact sur tous les autres services qui remplissent leurs missions non Covid 24/24.
Le vendredi 10 décembre, 34 patients Covid étaient hospitalisés sur les différents sites, contre seulement 19 une semaine plus tôt. Si l’augmentation du nombre d’hospitalisations de cas Covid se poursuit au même rythme, la situation va rapidement devenir critique.
Comme dans le reste de la Suisse, la situation est particulièrement délicate aux soins intensifs (10 lits certifiés) et aux soins continus (4 lits certifiés, 8 depuis cette semaine). En flux tendus depuis octobre, les deux services accueillent à eux deux entre 12 et 16 patients depuis une semaine, dont un tiers de cas Covid nécessitant souvent un fort soutien ventilatoire (intubation ou ventilation non invasive) en parallèle aux autres patients devant bénéficier de soins critiques. Par ailleurs, face à l’afflux de patients, des dispositifs de ventilation non invasive ont été redéployés dans les étages.
Comme lors des précédentes vagues, le RHNe anticipe et adapte son dispositif pour répondre au mieux aux besoins de la population. Dans ce contexte, il a été décidé de fermer deux salles dédiées aux opérations non urgentes dès le lundi 13 décembre, soit 20% de son dispositif opératoire. Cela permettra de libérer des lits et du personnel spécialisé afin de faire face à l’afflux de patients non programmés. Une analyse au cas par cas est réalisée systématiquement pour chaque intervention chirurgicale nécessitant potentiellement des soins intensifs post-opératoires. Ces fermetures entraineront le report d’environ 20 opérations par semaine.
Contrairement aux précédentes vagues, les possibilités de transferts de cas nécessitant des soins intensifs sont très limitées : l’ensemble du système hospitalier suisse est saturé en même temps. Une augmentation significative du nombre de lits de soins intensifs et de soins continus, comme cela avait été réalisé à l’automne 2020, doit autant que possible être évitée dans la mesure où elle implique l’impossibilité de dispenser les soins nécessaires au reste de la population. Par ailleurs, elle serait limitée en raison de la pénurie nationale de personnel spécialisé.
De plus, après plusieurs mois de calme relatif, la pression épidémique se fait aussi ressentir dans les EMS. Une surveillance particulière est effectuée afin d’éviter une perte de contrôle qui alimenterait le transfert de résidents vers l’hôpital.
Nouvelles mesures cantonales
Face à cette situation aux conséquence potentiellement graves pour l’ensemble de la population en matière d’accès aux soins, le Conseil d’État considère qu’il ne peut pas attendre les éventuelles nouvelles mesures mises en consultations par le Conseil fédéral le 10 décembre 2021. Il élève par conséquent le niveau d’alerte cantonal au rouge et prend dès lors de nouvelles mesures qui entrent en vigueur dès lundi 13 décembre 2021 :
Extension du port du masque pour toutes les manifestations à l’extérieur sans certificat COVID-19, les marchés, les marchés de Noël, les chorales.
Établissements publics accessibles uniquement aux personnes possédant un certificat COVID-19 guéri ou vacciné (règle des «2G») pendant une période limitée. En ne permettant l’accès qu’aux personnes guéries ou vaccinées, le risque de contamination des personnes testées est supprimé. Le test ne protège pas contre la maladie.
Limitation temporaire à 10 personnes pour les manifestations privées. Actuellement, les réunions familiales et entre amis représentent un des moteurs de la transmission du virus. Une limitation de la taille permet d’éviter des clusters trop importants.
Le Conseil d’État adaptera d’ici les fêtes le dispositif cantonal aux éventuelles décisions de la Confédération et procédera à une évaluation régulière de la situation.
Des informations plus détaillées sur les mesures valables dans notre canton sont disponibles à l’adresse www.ne.ch/coronavirus.
Appel à la responsabilité et à la solidarité de toutes et tous
Devant la gravité de la situation, le Conseil d’État et RHNe enjoignent de plus la population dans son ensemble à se mobiliser et à respecter strictement les mesures ainsi que les gestes barrières. Les personnes présentant des symptômes doivent aller se faire tester sans tarder. Les autorités appellent de plus à faire preuve d’une extrême prudence dans la pratique d’activités, notamment sportives, afin d’éviter d’engorger les structures hospitalières.
Enfin, il est avéré que la vaccination limite le risque et prévient efficacement le développement des formes graves de la maladie et donc des hospitalisations. Il est donc plus important que jamais d’aller se faire vacciner pour celles et ceux qui ne le sont pas encore et qui peuvent le faire. Il est également vivement recommandé de s’inscrire pour recevoir son rappel C’est par les actions responsables et la solidarité de toutes et tous que nous arriverons à préserver ensemble notre système de santé et le bien-être de chacun-e sur la durée. Toutes les informations concernant la vaccination dans le canton de Neuchâtel sont à retrouver sur la page www.ne.ch/VaccinCovid.