Les médias sociaux et plateformes d’information rapportent qu’une personne de 91 ans est décédée dans le canton de Lucerne après s’être fait vacciner contre le COVID-19. Les investigations des autorités sanitaires cantonales et de Swissmedic ont révélé qu’il est hautement improbable qu’il existe un lien entre le décès et la vaccination, vu les antécédents médicaux de la personne et l’évolution de la maladie.
Quelques jours après s’être fait vacciner contre le COVID-19, une personne de 91 ans souffrant de plusieurs maladies préexistantes graves est décédée dans un établissement médico-social du canton de Lucerne. Ni ses antécédents médicaux ni l’évolution aiguë de la maladie ne suggèrent un lien de causalité direct entre la vaccination contre le COVID-19 et le décès. Les informations complètes disponibles pointent une cause naturelle du décès, mention d’ailleurs portée sur le certificat de décès.
À ce jour, aucun effet secondaire inconnu n’a été relevé concernant les vaccinations contre le nouveau coronavirus et rien n’indique pour l’heure une modification du profil bénéfice/risque du vaccin utilisé.
Le Conseil fédéral a procédé à une analyse détaillée de la situation épidémiologique actuelle. Celle-ci reste préoccupante avec un niveau élevé de contaminations et l’arrivée en Suisse de nouvelles souches du virus. Le Conseil fédéral estime toutefois que les mesures prises le 18 décembre 2020, à savoir la fermeture des restaurants, des établissements culturels et sportifs ainsi que des lieux de loisirs, sont adéquates et qu’il n’y a pas lieu de les renforcer.
Conformément à sa décision du 18 décembre 2020, le Conseil fédéral a été informé par écrit le 30 décembre 2020 quant à la nécessité de renforcer les mesures de lutte contre le coronavirus. Après une analyse détaillée de la situation épidémiologique, il s’avère que les critères qu’il avait fixés pour un tel renforcement ne sont pas remplis. Dans ces conditions, le Conseil fédéral a décidé de maintenir les mesures actuelles. Il continue de suivre la situation avec attention et procédera à une nouvelle analyse le 6 janvier 2021.
Le taux de reproduction du virus est actuellement inférieur à 1 (0,86 au 18 décembre 2020). Toutefois, cette baisse ainsi que le faible nombre de nouveaux cas affichés ces derniers jours doivent être considérés avec beaucoup de prudence. Ils s’expliquent en grande partie par la réduction du nombre de tests effectués pendant les fêtes et par le retard pris pour les annonces de nouveaux cas, d’hospitalisations et de décès.
Nouvelles souches de coronavirus
Après l’apparition de nouvelles souches de coronavirus au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, le Conseil fédéral a pris, le 21 décembre 2020, des mesures pour empêcher ou ralentir sa diffusion en Suisse. Sept personnes infectées par ces nouvelles souches ont été jusqu’ici identifiées grâce au séquençage intensifié de tests positifs.
Ces nouvelles souches de coronavirus sont nettement plus contagieuses que la forme connue jusqu’ici, selon les conclusions du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Par contre, il n’existe aucune preuve scientifique qu’elles provoquent des formes plus sévères de la maladie ni que les vaccins actuels contre le COVID-19 ne sont pas efficaces. Le Conseil fédéral estime que les mesures prises le 18 décembre 2020 sont d’autant plus importantes pour limiter le nombre de nouveaux cas et ralentir la propagation de ces nouvelles souches. Les règles d’hygiène et de conduite restent par ailleurs essentielles pour se protéger contre le virus et lutter contre l’épidémie.
Dans ce contexte, il s’agit également d’augmenter le nombre de tests et d’intensifier le suivi et le traçage des contacts. L’Office fédéral de la santé publique et les cantons, en collaboration avec la task-force scientifique, sont en étroit contact pour adapter les recommandations en fonction des derniers développements. Si ces nouvelles souches devaient se répandre plus largement, des mesures supplémentaires pourraient être prises.
Le conducteur qui a, entre le vendredi 25 décembre à 14h00 et samedi 26 décembre à 09h00, percuté un mat soutenant un drapeau sis à la hauteur de la douane de Meudon, ainsi que les témoins de cet accident, sont priés de prendre contact avec la Police neuchâteloise à Fleurier au 032 889 62 27.
Dans le Canton de Neuchâtel, les premières vaccinations auront lieu dès le 28 décembre prochain. Ces premières doses reçues seront administrées aux personnes extrêmement vulnérables uniquement. Par la suite, la stratégie cantonale prévoit de vacciner les résident-e-s des institutions de soins et les professionnel-le-s du domaine de la santé, puis de le proposer au reste de la population. Un premier centre de vaccination cantonal ainsi que des équipes mobiles sont prévues.
Les Autorités sanitaires neuchâteloises sont prêtes à débuter la campagne de vaccination contre le Sars-Cov-2 dès le 28 décembre prochain. En concertation avec les partenaires de la santé et en raison du nombre limité de doses pour cette première livraison de la Confédération (250 doses environ), le Canton de Neuchâtel a décidé que seules les personnes hautement vulnérables et identifiées comme telles par leurs médecins traitants pourront se faire vacciner dans un premier temps. Un centre de vaccination temporaire sera mis sur pied sur le site du Mycorama à Cernier. Les infirmières et infirmiers de NOMAD se chargeront de la vaccination.
Dans un deuxième temps et selon la stratégie de vaccination déployée par la Confédération, le Canton de Neuchâtel proposera la vaccination avec une équipe mobile aux résident-e-s des établissements médico-sociaux (EMS), au personnel et aux professionnel-le-s de santé des institutions de soins et des hôpitaux neuchâtelois.
Dispositif neuchâtelois
La campagne de vaccination va se déployer pendant plusieurs mois au fur et à mesure de la livraison des vaccins. La population neuchâteloise de plus de 16 ans aura la possibilité de se faire vacciner par la suite en se rendant dans l’un des centres cantonaux de vaccination, chez son médecin ou encore dans les pharmacies autorisées. Les détails sur la localisation des centres de vaccination seront donnés en temps voulu. Un dispositif de prise de rendez-vous en ligne et par téléphone sera proposé.
Pour rappel, la vaccination contre le Sars-Cov-2 est gratuite pour l’ensemble de la population. Elle n’est bien évidemment pas obligatoire, mais fortement recommandée. En effet, l’objectif principal de cette vaccination et de diminuer le fardeau de la maladie en réduisant le nombre de personnes éprouvant des symptômes ainsi que le taux de mortalité dans le Canton de Neuchâtel. Il s’agit également de protéger au maximum le système de soins. Plus le nombre de personnes vaccinées sera élevé, plus la protection de la population sera efficace.
Comme annoncé, le Conseil d’État a adapté lundi les mesures cantonales pour lutter contre la pandémie de coronavirus. En conformité avec les principes retenus au niveau romand, les établissements publics seront donc fermés dès samedi 26 décembre à 23h. En renonçant à faire usage des possibilités de dérogation encore autorisées par le droit fédéral pour les établissements publics, le gouvernement vise à harmoniser le dispositif neuchâtelois avec celui des cantons voisins.
Réuni en séance hier, le Conseil d’État a adapté le dispositif neuchâtelois de lutte contre la pandémie de Sars-Cov-2 en conformité avec les principes retenus entre cantons romands. Ces nouvelles mesures tiennent compte de l’évolution de l’épidémie (notamment la stabilisation du nombre de cas à un haut niveau ou encore la récente mutation du virus) et de l’impossibilité pour certains cantons de Suisse occidentale de faire usage des possibilités de dérogation en vertu du droit fédéral.
Pour le Canton de Neuchâtel, les mesures suivantes ont donc été adoptées :
Fermeture des établissements publics dès le 26 décembre à 23h ;
Les musées et bibliothèques restent ouverts grâce aux possibilités de dérogation laissées par le droit fédéral, c’est-à-dire tant que le Re reste inférieur à 1 ;
Les commerces usuellement ouverts le dimanche restent ouverts ce jour-là, également tant que la situation épidémiologique le permet et l’ouverture nocturne des magasins prévue le 23 décembre est maintenue ;
Les centres sportifs, les fitness, les piscines et wellness restent fermés au public, avec les exceptions déjà prévues pour les clients d’hôtels et pour les entraînements de sportifs ;
Les activités sportives sont autorisées en groupe de 10 jusqu’à 16 ans, l’entraînement sportif à l’intérieur restant interdit selon l’ordonnance fédérale pour les personnes âgéesde plus de seize ans ;
Le casino reste fermé.
Grâce à ces mesures, le Conseil d’État vise à harmoniser la situation neuchâteloise avec celle des cantons voisins. Ces décisions ont pour but de provoquer une baisse rapide et significative de la circulation du virus en même temps que pour le reste du pays. Elles permettront également de mettre un terme au climat d’incertitude ambiant découlant des conditions de dérogation. Lors des discussions menées avec les organisations professionnelles, le besoin de visibilité et de stabilité a en effet été souligné.
En renonçant à déroger au régime fédéral qui impose une nouvelle fermeture aux établissements publics, le Conseil d’État est conscient du très lourd tribut que paie cette branche à la crise de la Covid-19. Il invite dès lors une nouvelle fois chacune et chacun à adopter un comportement qui permette non seulement de reprendre la maîtrise de l’épidémie, mais aussi de rétablir dès que possible des conditions d’exploitation raisonnables pour les établissements publics et les autres activités entravées.
Dans ce sens, le Conseil d’État rappelle que les réunions privées ne peuvent réunir plus de 10 personnes durant la période de fêtes et 5 personnes dès le 4 janvier prochain. Les dispositions cantonales ont été complétées sur ce point et interdisent désormais la mise à disposition de locaux ou d’installations destinés à accueillir une manifestation ou un rassemblement proscrits par les mesures de lutte contre l’épidémie. Il en découle notamment qu’en cas d’infraction, la mise à disposition pourra être sanctionnée au même titre que l’utilisation de tels locaux. Dans le même esprit, le Conseil d’État n’entend pas laisser se développer des réunions nombreuses dans d’autres lieux alors que les établissements publics auront été fermés pour des motifs sanitaires et renforcera les contrôles durant la période des fêtes.
A la suite de la découverte d’une nouvelle souche, plus contagieuse, du coronavirus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, le Conseil fédéral a adopté aujourd’hui, 21 décembre 2020, de nouvelles mesures visant à en empêcher autant que possible la propagation de cette nouvelle souche. Toute personne arrivée dès le 14 décembre 2020 de l’un de ces deux pays doit se mettre dix jours en quarantaine. A compter d’aujourd’hui, le Conseil fédéral a en outre décrété une interdiction générale d’entrée sur le territoire pour tous les ressortissants étrangers arrivant de Grande-Bretagne ou d’Afrique du Sud. Les voyages touristiques depuis ces deux pays sont notamment interdits.
Le Conseil fédéral a par ailleurs inscrit l’interdiction du transport aérien entre la Suisse et la Grande-Bretagne et l’Afrique du Sud dans l’ordonnance 3 COVID-19. Hier, l’Office fédéral de l’aviation civile avait décrété l’interruption des liaisons aériennes entre la Suisse et ces deux pays à partir de dimanche 20 décembre 2020, minuit.
Une dérogation à cette interdiction de vol est à l’étude pour les personnes domiciliées en Grande-Bretagne ou en Afrique du Sud qui se trouvent actuellement en Suisse, de même que pour les personnes domiciliées en Suisse se trouvant actuellement dans l’un de ces deux pays. Il s’agira toutefois d’éviter toute propagation du virus lors de ces voyages de retour.
Par ailleurs, le Conseil fédéral a, jusqu’au 31 décembre 2020, retiré aux personnes domiciliées en Grande-Bretagne le droit à la libre circulation. Une interdiction générale d’entrée sur le territoire suisse s’applique ainsi pour les personnes issues de ce pays. A noter que la libre circulation des personnes arrivait de toute façon à échéance au 31 décembre 2020 pour les citoyens britanniques.
Les autorités de Grande-Bretagne et d’Afrique du Sud ont été préalablement informées de ces mesures.
La nouvelle souche du coronavirus semble nettement plus contagieuse que la forme connue jusqu’ici. On ne sait pas dans quelle mesure elle s’est déjà propagée en dehors de la Grande-Bretagne et d’Afrique du Sud. En Suisse, aucun cas de cette nouvelle variante n’a été signalé jusqu’à présent.
Swissmedic, l’autorité en matière de produits thérapeutiques, a autorisé le 19.12.2020 le premier vaccin contre le COVID-19 sur le marché suisse. Ce vaccin de Pfizer/BioNTech convient aux adultes et à partir de 16 ans. Les premières doses seront livrées en Suisse dans les prochains jours, entreposées par la Pharmacie de l’armée puis distribuées aux cantons. Ces derniers pourront ensuite commencer à vacciner les personnes vulnérables de manière ciblée. Puis, à partir du 4 janvier 2021, la vaccination des groupes à risque et d’autres groupes prioritaires commencera dans toute la Suisse.
Le vaccin de Pfizer/BioNTech a reçu l’autorisation de Swissmedic. Compte tenu des données disponibles sur sa sécurité, son efficacité et sa qualité, il convient à tous les adultes sans restriction d’âge et dès l’âge de 16 ans. Les recommandations de vaccination détaillées de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) seront publiées dans les jours à venir.
Livraison et distribution aux cantons
Le vaccin de Pfizer/BioNTech sera livré en Suisse en plusieurs étapes ; le premier lot comprendra environ 100 000 doses. Des livraisons plus importantes seront ensuite effectuées. Au total, la Confédération a commandé environ trois millions de doses à Pfizer/BioNTech.
L’armée réceptionnera les vaccins, les entreposera à -70 °C dans ses installations protégées, puis les distribuera aux cantons. Cette livraison aura lieu peu avant le début de la vaccination. Les cantons pourront ensuite conserver le vaccin au maximum cinq jours, entre 2 et 8 °C (au réfrigérateur).
Les groupes à risque seront les premiers vaccinés
Lors de la première phase, encore en décembre, les cantons pourront commencer progressivement et de façon ciblée les premières vaccinations de personnes vulnérables, par exemple dans les institutions de santé. À partir du 4 janvier 2021, la vaccination des groupes à risque conformément à la stratégie et aux recommandations de vaccination pourra commencer dans tous les cantons. Cela se fera progressivement. La plupart mettront en place des centres de vaccination et des équipes mobiles. Dans un premier temps, le travail de vaccination devrait s’effectuer principalement avec des équipes mobiles, compte tenu de la quantité encore limitée de vaccins qui sera disponible.
La stratégie nationale de vaccination prévoit de vacciner en priorité les personnes vulnérables, c’est-à-dire les personnes âgées et celles présentant une maladie préexistante.
Pourront ensuite être vaccinés le personnel de santé (deuxième priorité), puis celles et ceux qui vivent avec des personnes vulnérables (troisième priorité). Viendront ensuite, en quatrième priorité, les résidents et le personnel des institutions communautaires présentant un risque accru d’infections et de flambées (par exemple les institutions pour personnes handicapées). Chaque personne devra recevoir deux vaccinations, espacées d’environ trois semaines.
Tous les autres adultes pourront se faire vacciner dès que suffisamment de doses seront disponibles. Les enfants et les femmes enceintes ne font pour l’instant pas partie des groupes-cibles de la stratégie, car les résultats d’études nécessaires ne sont pas encore disponibles pour ces groupes. La vaccination ne sera pas obligatoire. Elle sera par ailleurs gratuite pour la population.
Informations sur la vaccination
La Confédération mise sur une information transparente et claire de la population. Pour cela, l’OFSP publie sur son site Internet des renseignements sur les différents vaccins, la protection offerte par la vaccination et l’état d’avancement des travaux. Une ligne téléphonique sera ouverte la semaine prochaine pour répondre aux questions de la population sur la vaccination. L’OFSP lancera dans le même temps une large campagne d’information. Les cantons fourniront de leur côté des informations concernant l’organisation de la vaccination sur leur territoire.
Pour le personnel de santé qui réalisera les vaccinations, du matériel d’information et des listes de contrôle sont élaborés avec les représentants des cantons, les médecins et d’autres partenaires.
D’autres vaccins en cours d’examen
À ce jour, la Confédération a conclu des contrats pour un total d’environ 15 millions de doses, dont trois millions de doses du vaccin de Pfizer/BioNTech, 4,5 millions de celui de Moderna et jusqu’à 5,3 millions de celui d’AstraZeneca. Les vaccins de Moderna et d’AstraZeneca sont encore en train de suivre la procédure d’autorisation auprès de Swissmedic. Par ailleurs, la Confédération participe à l’initiative internationale COVAX, visant à permettre aux pays défavorisés économiquement d’accéder aux vaccins.
Autorisation du vaccin de Pfizer/BioNTech après une évaluation soigneuse du rapport bénéfice-risque dans le cadre de l’examen en continu Swissmedic autorise le vaccin de Pfizer/BioNTech. Selon les données analysées par l’Institut suisse des produits thérapeutiques, la protection vaccinale est supérieure à 90 % sept jours après la seconde injection. Il s’agit de la première autorisation mondiale de ce vaccin dans le cadre d’une procédure ordinaire.
Deux mois après la réception de la demande, l’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic autorise le vaccin Comirnaty® (BNT162b2) contre le coronavirus sur la base d’un examen minutieux des documents soumis en continu. Les données disponibles à ce jour font état d’une efficacité élevée, comparable dans tous les groupes d’âges étudiés et ont satisfait aux exigences de sécurité.
« La sécurité des patient-e-s, notamment en matière d’autorisation de vaccins, constitue une condition sine qua non », déclare le directeur de Swissmedic, Raimund Bruhin. « Grâce à la procédure en continu et à l’organisation flexible de nos équipes, nous avons néanmoins pu statuer rapidement tout en tenant pleinement compte des trois exigences centrales de sécurité, d’efficacité et de qualité ». Au vu des conséquences de la pandémie, cette autorisation rapide représente une étape décisive en matière de santé publique.
Une protection rapide et élevée du vaccin Les personnes âgées de 16 ans et plus peuvent se faire vacciner contre le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) en tenant compte des recommandations officielles de la Confédération en matière de vaccination. Pour une protection vaccinale optimale, deux injections intramusculaires administrées à au moins 21 jours d’intervalle sont recommandées. Selon les données d’étude analysées par Swissmedic, la protection vaccinale pour les adultes est supérieure à 90 % sept jours après la seconde injection.
Depuis le début de la pandémie, Swissmedic s’est préparé intensivement aux demandes d’autorisation de médicaments contre le COVID-19, et a rapidement mis en place un groupe de travail interne pour conseiller les entreprises et les groupes de recherche dans les questions réglementaires et scientifiques. La demande d’autorisation soumise mi-octobre pour le vaccin à ARNm BNT162b2 (Comirnaty) a fait l’objet d’un examen en continu («rolling submission»).
Feu vert de l’organe de conseil indépendant également Après que Swissmedic a obtenu du fabricant les dernières données et réponses déterminantes aux questions posées, et les a fait analyser par ses propres spécialistes, les experts externes en vaccins de l’organe indépendant de conseil scientifique de Swissmedic (Human Medicines Expert Committee, HMEC) ont effectué de leur côté une expertise approfondie lors de la séance extraordinaire du vendredi 18 décembre 2020 et, de concert avec l’évaluation interne, ont recommandé l’autorisation du vaccin anti-coronavirus Comirnaty®. Par conséquent, Swissmedic autorise aujourd’hui ce vaccin.
Après un examen minutieux des informations disponibles, Swissmedic parvient à la conclusion que l’intérêt du vaccin de Pfizer/BioNTech contre le COVID-19 est assuré. Son bénéfice est supérieur aux risques. Pour accorder cette autorisation, les expert-e-s de l’Institut suisse des produits thérapeutiques ont évalué les données d’étude présentées selon les critères suivants : qualitatifs (composition et fabrication), non cliniques (pharmacologie et toxicologie) et cliniques (immunogénicité, sécurité et efficacité).
Sécurité: les effets secondaires au centre de l’attention Comme pour tous les médicaments nouvellement admis sur le marché, Swissmedic surveille de près la sécurité du vaccin et prendra au besoin des mesures immédiates en cas de signaux de sécurité. Les effets secondaires les plus fréquemment documentés dans les études d’autorisation sont comparables à ceux d’un vaccin contre la grippe.
Swissmedic opère un système en ligne spécial (ElViS) pour permettre aux spécialistes de santé de déclarer des suspicions d’effets indésirables. En cas de symptômes importants et/ou inhabituels après une vaccination, il est recommandé aux personnes vaccinées de consulter leur centre de vaccination ou un hôpital, médecin ou pharmacien.
En lien avec l’autorisation, Swissmedic continue d’exiger du titulaire la collecte constante d’informations sur la sécurité, l’efficacité et la qualité de son vaccin.
Les autres demandes d’autorisation pour des vaccins contre la pandémie sont traitées avec une priorité élevée en faisant appel à toutes les ressources. Swissmedic communiquera des informations sur d’autres autorisations de vaccins contre la pandémie dès que de nouvelles données seront disponibles. A cet égard, Swissmedic tient également compte des évolutions internationales dans ce domaine.
Le renforcement des mesures décidées par le Conseil fédéral ce jour autorise toujours des allègements dans les cantons dont la situation épidémiologique le permet. C’est encore le cas du Canton de Neuchâtel qui peut dès lors maintenir les exceptions actuellement en vigueur jusqu’au 24 décembre au moins, pour autant que le contexte sanitaire ne connaisse pas une détérioration significative dans les tout prochains jours.
Le Conseil d’État salue les décisions prises ce jour par le Conseil fédéral, qui renforcent le dispositif de référence au plan national en tenant compte d’une situation sensible sur le plan épidémiologique et en maintenant les possibilités d’assouplissement là où la situation continue d’évoluer de façon favorable. Il salue également la volonté d’assurer une meilleure coordination entre les mesures de restriction à l’activité économique et sociale et les mesures de soutien aux branches économiques affectées par ces restrictions.
Les dérogations en vigueur concernant les établissements publics, culturels, de loisirs, de sports ainsi que les commerces seront maintenues au moins jusqu’au 24 décembre à 23h. Dès le 5 janvier, les conditions de dérogation définies par le Confédération seront entre autres liées à un Re de 0.9. Ainsi les allègements dont bénéficie le canton ne pourront être prolongés que si la situation sanitaire s’améliore.
Le Conseil d’État procédera encore à l’analyse détaillée des ordonnances adoptées ce jour par le Conseil fédéral. Au terme de cette analyse, en concertation aussi avec ses homologues romands et selon l’évolution de la situation sanitaire, il décidera, lundi prochain, des éventuelles évolutions nécessaires après le 24 décembre.
Le Conseil d’État remercie la population pour son engagement dans le respect de mesures sanitaires en vigueur qui permettent à notre canton de pouvoir encore bénéficier d’un régime d’exception. Il appelle instamment chacune et chacun à poursuivre l’effort, y compris pendant la période de fêtes, en respectant strictement les règles et les recommandations de protection sanitaire.
La situation épidémiologique est préoccupante. Le nombre de contaminations est très élevé et augmente à nouveau. Les hôpitaux et le personnel soignant sont surchargés depuis des semaines, et les fêtes qui approchent renforcent le risque de propagation accélérée du virus. Lors de sa séance du 18 décembre 2020, le Conseil fédéral a donc décidé, après avoir consulté les cantons, de renforcer les mesures nationales visant à endiguer la pandémie. L’objectif est de réduire fortement le nombre de contacts interpersonnels. À partir de mardi 22 décembre, les restaurants, les établissements culturels et sportifs ainsi que les lieux de loisirs devront fermer leurs portes. Le Conseil fédéral a en outre décidé d’élargir l’utilisation des tests rapides afin de pouvoir dépister encore plus largement le virus.
Ces mesures visent à réduire drastiquement et rapidement le nombre de cas afin de protéger la population du coronavirus, d’assurer les capacités de soins et de décharger le personnel soignant. Les cantons doivent à nouveau pouvoir garantir pleinement le dépistage, le traçage des contacts ainsi que la mise en quarantaine et en isolement des personnes concernées. Les nouvelles mesures entrent en vigueur mardi 22 décembre 2020 et courent jusqu’au 22 janvier 2021.
Fermeture des restaurants Les établissements de restauration doivent fermer, y compris les jours de fête. Seuls peuvent rester ouverts les restaurants des entreprises, les cantines des écoles obligatoires ainsi que les restaurants des hôtels. Les services de restauration à l’emporter et les services de livraison restent aussi autorisés.
Fermeture des établissements sportifs Les établissements sportifs doivent aussi fermer leurs portes. Il reste possible de pratiquer du sport à l’extérieur en groupes de cinq personnes au maximum. Les matchs d’équipes professionnelles peuvent être maintenus en l’absence de spectateurs. Quant aux activités culturelles et sportives pour les jeunes de moins de 16 ans, elles restent aussi autorisées (à l’exception des compétitions).
Fermeture des lieux culturels et de loisirs Les mesures de fermeture concernent aussi les musées, les cinémas, les bibliothèques, les casinos, les jardins botaniques et les zoos, ainsi que les autres lieux culturels et de loisirs. Les activités culturelles organisées en petits groupes restent quant à elles possibles. Les manifestations accueillant du public sont elles aussi interdites, sauf lorsqu’elles peuvent être organisées sous une autre forme, par exemple en ligne.
Nouvelle réduction de la capacité d’accueil des commerces Le Conseil fédéral a décidé de réduire encore le nombre de personnes pouvant se trouver simultanément dans un magasin. La capacité d’accueil dépendra de la surface de vente accessible aux clients. L’ensemble des commerces doit par ailleurs continuer à appliquer des plans de protection stricts. S’agissant des horaires, les restrictions en vigueur sont maintenues : les magasins doivent rester fermés entre 19 h et 6 h, ainsi que les dimanches et les jours fériés.
Allègements possibles dans certains cantons Les cantons dont la situation épidémiologique est favorable peuvent décider de certains allègements, par exemple l’ouverture des restaurants et des établissements sportifs. Sont déterminants notamment le taux de reproduction, qui doit être inférieur à 1, et l’incidence sur sept jours, qui doit être inférieure à la moyenne suisse.
Recommandation de rester à la maison La population est appelée à rester à la maison et à réduire au minimum ses contacts sociaux, les voyages non essentiels et autres excursions.
Le Conseil fédéral entend prendre rapidement des mesures supplémentaires ces prochaines semaines si la situation devait encore se dégrader. Il observe la situation en continu et procédera à une évaluation intermédiaire le 30 décembre 2020. Il fera le point sur la situation début janvier.
Domaines skiables : compétence des cantons Les cantons restent responsables des domaines skiables. L’exploitation de ces derniers est soumise à des conditions strictes : la situation épidémiologique doit permettre leur ouverture, de même que les capacités en matière de soins hospitaliers, de traçage des contacts et de dépistage. Les domaines skiables doivent en outre disposer de plans de protection stricts et garantir leur mise en œuvre. Le canton concerné ne peut délivrer d’autorisation d’exploitation que si toutes ces conditions sont réunies.
Extension du recours aux tests rapides Afin de faciliter encore davantage le dépistage de la population, le Conseil fédéral a décidé d’étendre l’utilisation des tests rapides. Il a adopté une modification de l’ordonnance 3 COVID-19 allant dans ce sens. Celle-ci entrera en vigueur le 21 décembre 2020.
Jusqu’à présent, seuls les tests rapides antigéniques réalisés au moyen d’un frottis nasopharyngé étaient reconnus. Désormais, les pharmacies, les hôpitaux, les cabinets médicaux et les centres de test pourront employer tous les types de tests rapides remplissant les critères fixés par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
Tests rapides possibles même sans symptômes Désormais, les tests rapides pourront également être effectués sur les personnes ne présentant pas de symptômes reconnaissables et ne remplissant pas les critères de test de l’OFSP. Ils pourront notamment être intégrés comme mesure supplémentaire dans les plans de protection mis en œuvre dans les maisons de retraite, les hôtels ou sur le lieu de travail. Le résultat négatif d’un test rapide n’est valable qu’un jour. Jusqu’à présent, un test ne pouvait être effectué qu’en cas de symptômes, après une notification de l’application SwissCovid ou dans le cadre d’une enquête ordonnée lors d’une flambée d’infections.
Les personnes ou institutions ayant recours à des tests rapides en dehors des critères de l’OFSP devront les payer elles-mêmes. Toute personne recevant un résultat positif devrait le faire confirmer immédiatement par un test PCR, en raison de la probabilité plus élevée de faux positifs avec les tests rapides. Le coût du test de confirmation est pris en charge par la Confédération.
Les tests rapides ne remplacent pas les règles d’hygiène et de conduite Les tests rapides ne remplacent pas les règles d’hygiène et de conduite édictées par l’OFSP. Se laver les mains régulièrement, garder ses distances, porter un masque et réduire ses contacts : ces mesures restent essentielles pour se protéger contre le virus et lutter contre l’épidémie.