
Trois semaines, 123 regards baissés vers un écran. Du 5 au 25 octobre, la police neuchâteloise a traqué le téléphone au volant sur les routes du canton, et l’addition est tombée : 123 amendes de 100 francs, soit 12’300 francs pour des messages qui auraient très bien pu attendre.
Cent francs la conversation
La campagne visait l’usage du portable au volant comme au guidon. Résultat : 123 conducteurs ont été amendés pour avoir utilisé leur téléphone sans dispositif mains libres pendant la conduite. Combien sur la Pénétrante, dans les lacets de la Clusette ou entre Fleurier et Couvet ? Le communiqué ne le précise pas, les contrôles ayant couvert l’ensemble du canton. À Val-de-Travers comme ailleurs, la règle reste la même, et le tarif aussi.
Les cyclistes ont gardé la ligne
Côté deux-roues, le bilan est vierge. Aucune amende n’a été infligée aux personnes circulant à cyclomoteur, à vélo ou à vélo électrique, pour qui l’infraction coûte 40 francs. Et aucune dénonciation au Ministère public pour manipulation du téléphone au volant ou au guidon n’a été enregistrée durant la campagne.
Le message attendra
La police neuchâteloise rappelle qu’un téléphone en main, c’est une attention qui quitte la route et un risque d’accident qui grimpe. Elle invite chacun à ranger son téléphone avant de prendre le volant ou le guidon, et à s’arrêter dans un endroit sûr et autorisé pour l’utiliser.
Vous, Vallonnières et Vallonniers, connaissez nos routes par cœur. C’est justement là que l’œil glisse le plus facilement vers l’écran. Cent francs, c’est le prix d’une distraction repérée. Celui d’une distraction qui tourne mal ne se compte pas en francs.
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