Le Conseil d’État lance une série de mesures visant à soutenir la population et à maintenir sa santé physique, psychique et sociale dans ce contexte très particulier de pandémie et d’isolement social.
La pandémie de Covid-19 met à rude épreuve nos liens sociaux. Pour protéger toute la société contre le virus et une surcharge du système de soins, il est nécessaire d’appeler la population à s’isoler, alors que l’isolement social est un facteur de risque pour la santé.
Pour limiter autant que possible les impacts négatifs de ce paradoxe, le Conseil d’État prend plusieurs mesures complémentaires. Ces dernières bénéficieront à toute la population, mais prioritairement aux personnes les plus fragilisées. Les prestations et ressources suivantes seront mises en œuvre avec les partenaires du terrain :
Une plateforme pour centraliser les offres et demandes de bénévolat, par benevolat neuchatel, déjà disponible sous www.benevolat-ne.ch, accompagné d’une charte du bénévolat Covid-19.
Une plateforme intercantonale Jura – Neuchâtel en collaboration avec la Fondation O 2 répertoriant les ressources d’aide à disposition et proposant une variété de contenus pour prendre soin de sa santé et garder le moral. On y accède par la page www.ne.ch/coronavirus rubrique « Gardons le cap ». Elle est fonctionnelle dès ce jour.
Un dispositif cantonal d’aide psychologique, pour les personnes en souffrance psychique. Il sera à disposition, par l’intermédiaire des professionnel-le-s en contact direct avec la population, notamment Nomad, les communes ou les professionnel-le-s de la santé et du social, qui recevront une information privilégiée ce jour. Ce dispositif est mis en place avec le Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP), l’Association des psychologues et psychothérapeutes privés, le Groupement des psychiatres neuchâtelois et l’Unité d’intervention psychosociale. Par ailleurs, le CNP continue à prodiguer les soins et traitements en faveur des personnes affectées dans leur santé mentale.
Une collaboration avec l’Association des communes neuchâteloises, afin de soutenir les communes dans leur rôle essentiel de proximité comme filet de soutien de première ligne. De nombreuses communes ont par ailleurs déjà mis en place des lignes téléphoniques dédiées et entrepris ces derniers jours de premières actions en faveur des personnes à risque.
D’autres mesures seront proposées et mises en œuvre dans le courant des semaines à venir, afin de soutenir, autant que possible, la population neuchâteloise dans cette épreuve inédite. Elles sont rendues possibles grâce à l’engagement de nombreux professionnel-le-s et de bénévoles. Qu’ils et elles en soient chaleureusement remercié-e-s.
Afin de veiller à ce que les besoins de base de ses aînés soient couverts, la Commune de Val-de-Travers a déployé un dispositif en collaboration avec le CORA et les deux autres communes de la région.
La forte recommandation faite aux personnes vulnérables de rester chez elles en raison de l’épidémie de Covid-19 impose à celles-ci des changements conséquents dans leur vie quotidienne. Il importe à la commune de Val-de-Travers que chacun de ses habitants de plus de 65 ans dispose d’une solution pour ses besoins de base, notamment faire ses achats et évacuer ses déchets, durant cette crise sanitaire.
Dans cette optique, la commune peut s’appuyer sur le CORA, à Fleurier. Au bénéfice notamment d’un mandat de prestations de la part des trois communes du Val-de-Travers, le CORA propose depuis la mi-mars un service de livraisons des courses à domicile, effectué gratuitement par ses bénévoles qui se chargent également de l’enlèvement des déchets incinérables. Le CORA peut être joint du lundi au vendredi, de 9h à 12h, au 032 886 46 20. Il peut également être appelé pour recevoir des informations plus générales, notamment sur les commerces et restaurants locaux effectuant des livraisons à domicile.
Après avoir diffusé un papillon dans les commerces et les pharmacies la semaine dernière afin de donner à la population les numéros d’appel utiles, la commune de Val-de-Travers a entrepris dès cette fin de semaine d’appeler directement les personnes de plus de 65 ans. L’objectif est de leur donner les renseignements nécessaires, en particulier aux aînés isolés dépourvus de réseau. La commune se tient également à disposition des seniors au travers du Guichet social régional (joignable au 032 886 44 00 du lundi au vendredi de 9h à 12h).
Dans le but de permettre à chacun de
continuer à s’approvisionner en produits alimentaires chez les artisans du
marché hebdomadaire durant la crise sanitaire que nous vivons, tout en respectant scrupuleusement les directives
fédérales et cantonales en la matière, les commerçants ont été relocalisés sur
de nouveaux emplacements à Fleurier.
Cette
nouvelle manière de procéder permettra à tous les clients de fréquenter les
stands de manière sécurisée. Afin que vos emplettes se déroulent paisiblement, les recommandations et les
obligations de l’office fédéral de la santé publique (OFSP) et du service
cantonal de la consommation et des affaires
vétérinaires (SCAV) devront être strictement appliquées par tous les
clients et les marchands, notamment les règles
de distance et d’hygiène
en vigueur.
En bref, dès
vendredi 27 mars et chaque vendredi de 08h00 à midi, il vous sera possible de
vous fournir en :
Spécialités
italiennes (pâtes fraîches, charcuterie, pesto, sauce tomate, fromages, etc.) chez Giorgio
(Au bon goût) à l’est de la place du Marché,
Produits de boulangerie (pain, gaufres, pâte à gâteau,
viennoiseries, etc.) chez Aurora à l’ouest de la place du Marché,
Produits
de boucherie (viande de cheval, de bœuf, etc.) chez Nicolas Rota sur le chemin
menant de la cure à l’église catholique.
Dès vendredi
3 avril, ils seront rejoints par :
Les fruits et légumes de la famille Künzli sur la place du Carnaval (entre la Pharmacie centrale et Jacot Chocolatier),
Les desserts
et cafés-thé à l’emporter(!) chez Valérie Piot devant la Migros.
Cette action
a pour unique vocation de complémenter l’offre en nourriture ainsi que de
soutenir les artisans qui animent le marché du vendredi toute l’année.
Nous vous
rappelons que les rassemblements de plus de cinq personnes ne seront pas
permis. Les interactions sociales propres au marché habituel et les échanges
devront malheureusement attendre le retour des « beaux jours » quand le
coronavirus aura enfin tiré sa révérence…
Comme en a décidé le Conseil fédéral, l’activité économique doit se poursuivre dans les secteurs où elle est possible. Les exigences sanitaires doivent aussi impérativement être appliquées avec la plus grande rigueur, dans toutes les situations. Afin de s’en assurer, le Conseil d’État a décidé de renforcer son dispositif de contrôle et d’intervention. La police neuchâteloise appuie dès à présent le service de l’emploi et les entreprises qui ne se mettent pas en conformité seront temporairement fermées.
Le Conseil d’État partage l’objectif du Conseil fédéral, consistant à éviter autant que possible un blocage complet de l’activité économique. Mais pour freiner l’expansion de l’épidémie et préserver le système de soins, il est impératif que les entreprises qui poursuivent leur travail appliquent de manière rigoureuse les règles de sécurité. Réuni en séance extraordinaire le mercredi 25 mars, le Conseil d’État a décidé de renforcer encore ses capacités de contrôle et d’intervention.
Multiplication des interventions du service de l’emploi
Durant ces derniers jours, le service de l’emploi est intervenu à près de 120 reprises auprès d’entreprises qui ne respectaient pas pleinement les règles de sécurité. Dans toutes les situations, des solutions permettant la poursuite de l’activité dans le respect de la sécurité des collaboratrices et collaborateurs ont été trouvées et mises en œuvre. Si cela démontre qu’il est possible de s’organiser pour poursuivre le travail, cela démontre également que de trop nombreuses entreprises n’ont pas encore pris toutes les dispositions nécessaires qui leur incombent pour protéger leur personnel. Cet état de fait n’est pas acceptable à l’heure où le système de soins fait face à une pression croissante.
Renforcement du dispositif cantonal
Après avoir thématisé les enjeux avec les partenaires sociaux dans le cadre de la plateforme cantonale, le Conseil d’État a décidé de renforcer le dispositif de contrôle et d’intervention. Dès aujourd’hui, le service cantonal de l’emploi et ses inspecteur-trice-s bénéficient ainsi de l’appui de la police neuchâteloise pour contrôler que toutes les non conformités soient immédiatement corrigées, ainsi que pour procéder à la fermeture temporaire de l’entreprise tant et aussi longtemps que ce n’est pas le cas.
Poursuite de l’activité sur les chantiers
Dans le secteur particulier de la construction, le contrôle des règles sanitaires a été confié à la SUVA par le Conseil fédéral. Le Conseil d’État a néanmoins jugé nécessaire de réunir des représentants des partenaires sociaux du domaine, des milieux professionnels concernés, des services de l’État ainsi que des principaux maîtres d’ouvrage publics et parapublics. En effet, les défis à relever pour assurer la poursuite de l’activité dans le secteur de la construction sont nombreux. Outre la nécessité d’assurer le respect des règles sanitaires et la protection des travailleuses et des travailleurs, les échanges ont mis en évidence d’autres enjeux auxquels les entreprises font face. L’interdépendance des différents acteurs et la nécessité d’une excellente coordination ont été soulignés, tout comme les difficultés rencontrées en termes d’approvisionnement des entreprises. De son côté, le Conseil d’État procédera aux adjudications planifiées et il a invité les autres donneurs d’ordres publics à faire de même, afin que les chantiers qui peuvent se dérouler dans le respect des règles puissent effectivement s’ouvrir ou se poursuivre.
Mercredi 25 mars 2020 à 15h35, une automobile conduite par une habitante de Couvet, âgée de 31 ans, a circulé sur la RC2226, tendant de Buttes à La Côte-aux-Fées. Dans un virage à droite, elle a perdu la maîtrise de son véhicule, lequel après avoir traversé la chaussée de droite à gauche et dévalé le talus sis à cet endroit a terminé sa course contre un arbre.
Le véhicule en cause a été pris en charge par le dépanneur de service.
Depuis un peu plus d’une semaine – Covid-19 oblige – l’école se déroule à la maison et l’organisation de nombreuses familles est chamboulée.
Grâce aux outils de communication actuels que sont notamment l’Internet, la téléphonie mobile, la visioconférence, les réseaux sociaux,… la communication n’a pas cessé que ce soit entre les enseignants et les élèves mais aussi entre les élèves qui travaillent ensemble via la visioconférence.
Que l’on aime ou pas la technologie, il faut bien avouer que celle-ci est un support important pendant cette période de pandémie où plus que jamais, il est important de rester à la maison.
Afin d’imager l’usage de cette technologie, retrouvez ci-dessous une série de vidéos publiées sur Facebook et réalisées par Lauriane Fatton – enseignante à Val-de-Travers – à destination de ses élèves :
De nombreux autres vidéos et autres recommandations circulent aussi sur de nombreux groupes WhatsApp à destination des élèves.
Il est aussi possible de trouver sur le l’Internet de nombreux sites ludiques destinés aux enfants pour qu’ils continuent d’apprendre. Nous en avons sélectionné quelques-uns pour vous :
Le service de la consommation et des affaires vétérinaires du Canton de Neuchâtel met en place un dispositif pour la prise en charge d’animaux de personnes seules malades ou devant être hospitalisées en raison du Covid-19. Le ou la propriétaire peut prendre contact via l’info-line du SCAV par téléphone au 032 889 58 63 ou par courriel à l’adresse : SCAV.InspectionsVeterinaires@ne.ch.
Les personnes seules,
atteintes par le Covid-19 (à domicile ou hospitalisées), qui sont dans l’incapacité de s’occuper de leurs
animaux de compagnie et sans entourage proche peuvent désormais faire appel au
service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). Afin
d’organiser une prise en charge, le ou la propriétaire peut téléphoner à
l’info- line du SCAV (032 889 58 63) ou prendre contact avec le service
directement par courriel (scav.inspectionsveterinaires@ne.ch). Ce service est atteignable par téléphone du lundi au vendredi durant les heures
de bureau, par courriel le week-end et les jours fériés. L’adresse de la messagerie électronique
sera relevée deux fois par jour.
La prise en charge de votre animal de
compagnie
Après avoir reçu la demande,
les inspectrices et les inspecteurs spécialisé-e-s du SCAV se
rendront sur place pour prendre en charge, de manière sécurisée, les animaux,
afin de les transporter dans les locaux réquisitionnés à cet effet.
Les animaux ne peuvent pas être pris en charge au domicile de leur
propriétaire par le personnel des pensions et refuges en raison des risques importants de transmission du virus au contact du propriétaire et de son logement.
Toutes les mesures sanitaires seront prises
pour éviter la propagation du virus et garantir la santé du personnel du SCAV
(masques, gants, surblouses). Un refuge a été désigné pour accueillir les
premiers jours ces animaux potentiellement porteurs du virus sur leur pelage. Le risque que les animaux
domestiques soient infectés
du coronavirus est jugé très faible ; ils ne tombent pas malades
de ce virus. Les animaux seront répartis ensuite dans d’autres refuges et
pensions du canton. Ces différentes prestations seront facturées au/à la
propriétaire.
Des mesures
strictes pour éviter les risques de contagion
Afin de limiter les risques de
propagation du virus, le SCAV rappelle qu’il est strictement interdit aux
collaboratrices et collaborateurs des différents refuges et pensions, d’aller
chercher des animaux au domicile des propriétaires potentiellement atteints par
le coronavirus. Tous les cas doivent être signalés et transmis à l’info-line du
SCAV.
Le Conseil d’État a arrêté ce jour les modalités des mesures cantonales urgentes de soutien à l’économie impactée par le COVID-19. Ces instruments complètent les mesures annoncées par le Conseil fédéral le 20 mars dernier. Le Conseil d’État confirme la mise en place de prêts sans intérêts pour les indépendant-e-s et petites entreprises pour un volume total de 30 millions de francs, un renforcement des outils d’appui au développement économique en faveur des PME actives dans les domaines d’activité stratégiques dans le canton, à hauteur de 4 millions de francs, ainsi que différentes mesures d’assouplissement pour les contribuables.
Le 18 mars 2020, le Conseil d’État annonçait sa décision de mettre en place différents instruments cantonaux visant à soutenir les entreprises et à préserver les emplois, ainsi que le lancement d’une hotline dédiée aux entreprises. Suite aux décisions prises par le Conseil fédéral le 20 mars, le Conseil d’État a arrêté les modalités de mise en œuvre des mesures cantonales, qui s’inscrivent en complémentarité avec les instruments fédéraux.
Le Conseil d’État salue l’adaptation des outils fédéraux de soutien
Par ses décisions du 20 mars 2020, le Conseil fédéral a dégagé des moyens importants pour répondre aux besoins de l’économie. Il a renforcé la RHT en élargissant son champ d’action aux contrats de durée déterminée, emplois temporaires, apprenti-e-s et employé-e-s assumant une fonction dirigeante. Les délais de paiement sont également raccourcis, dans le but que tous les salaires puissent être versés en temps et en heure. Les possibilités de cautionnement des crédits bancaires ont été renforcées, pour couvrir des montants pouvant aller jusqu’à 20 millions de francs par entreprise. Les allocations pour perte de gain permettront d’assurer un revenu aux indépendant-e-s dont l’activité est interrompue. Enfin, des aides spécifiques ont été annoncées pour les domaines de la culture et du sport.
Le Conseil d’État salue ces décisions majeures, qui permettront d’apporter un soutien déterminant à la très grande majorité des entreprises en difficulté. Les outils cantonaux viennent s’ajouter à ce panel, dans une logique de complémentarité.
Prêts sans intérêts à l’attention des petites entreprises ou indépendant-e-s
Les milliers de contacts générés par le biais de la hotline économie ont permis au Conseil d’État de mieux appréhender l’éventail des problématiques concrètes auxquelles sont confronté-e-s les indépendant-e-s et les petites entreprises. L’un des problèmes les plus importants rencontrés par ces structures est le manque de liquidités immédiat et l’impossibilité de pouvoir honorer les factures. En parallèle, le Conseil d’Etat insiste sur la nécessité de poursuivre, dans le strict respect des règles sanitaires, toutes les activités économiques qui demeurent possibles.
Le Conseil d’État a ainsi confirmé la mise à disposition d’une enveloppe de 30 millions de francs pour octroyer des prêts sans intérêts aux structures qui seraient dans cette situation.
L’objectif est d’apporter une solution simple et rapide en termes de liquidités à une grande quantité d’indépendant-e-s et petites entreprises qui en ont besoin pour assurer la survie de l’entreprise et de ses dirigeant-e-s, et pour lesquels le recours au cautionnement ne serait pas possible ou pertinent.
Les prêts prendront la forme d’un versement unique de 5’000, 10’000 ou 15’000 francs, remboursable sur un horizon de 24 mois. Les requêtes se feront directement en ligne à l’aide d’un formulaire qui sera mis à disposition dès le 24 mars à 7h30. Le site web apportera des renseignements sur le processus et les conditions d’octroi. Cet outil sera disponible jusqu’au 30 avril 2020. Le Conseil d’État évaluera l’opportunité de le prolonger d’ici là.
Renforcement des soutiens à l’innovation
Le Conseil d’État a également confirmé le renforcement des aides dévolues à l’appui au développement économique, à hauteur de 4 millions de francs. Ce montant permettra de soutenir les PME actives dans les domaines d’activité stratégiques (DAS) qui décident de continuer à investir dans des projets de développement particulièrement prometteurs malgré la crise. Par cette action, le Conseil d’État entend contribuer à ce que l’effort d’innovation se poursuive, afin que le tissu industriel régional renforce sa capacité de rebond et son potentiel de création de valeur ajoutée et d’emplois à l’issue de la crise.
Mesures d’assouplissement pour les contribuables
En complément à ces mesures de soutien direct à l’économie, le Conseil d’État a adopté une série de mesures permettant d’alléger la situation des contribuables neuchâtelois-e-s au cours des prochains mois. Outre la souplesse sollicitée du service des contributions dans l’examen de chaque situation, les mesures suivantes ont notamment été retenues : allongement à fin juin des possibilités de solliciter sans frais, un délai pour le dépôt de la déclaration d’impôts, gel des sommations et du transfert des dossiers litigieux au contentieux, suspension des notifications et des bordereaux soldes qui en découlent, suppression jusqu’à fin juin des intérêts compensatoires et des intérêts moratoires calculés dans le cadre d’un arrangement de paiement. Les intérêts moratoires perçus hors arrangement restent eux inchangés. La taxation du nouvel impôt foncier pour les personnes physiques ne sera, quant à elle, pas envoyée avant le mois de mai au moins.
Hotline entreprises et orientation sur la palette d’outils
Parallèlement au déploiement des instruments précités, la Hotline Entreprises mise en place le 19 mars continuera à déployer son activité de conseil et d’orientation. Afin de faciliter le traitement des très nombreuses sollicitations, il est rappelé qu’il est fortement recommandé de se rendre d’abord sur https://www.ne.ch/coronavirus. Cette page apporte des informations importantes tant pour les entreprises que pour les employé-e-s et donne des indications sur les interlocuteurs adéquats en fonction de la situation.
Le travail continue
Le Conseil d’État et les services de l’administration cantonale continuent de mener leur travail d’appui aux secteurs qui poursuivent leur activité, tout en assurant une veille constante de l’évolution de la situation, en lien avec les partenaires sociaux et la Banque cantonale neuchâteloise (BCN). Cette dernière a par ailleurs annoncé qu’elle participera activement à l’effort de soutien à l’économie neuchâteloise, en coordination avec les mesures décidées par les autorités fédérales et cantonales.
Vous présentez des symptômes et vous ne savez pas comment vous comporter ? Répondez à toutes les questions aussi précisément que possible. L’OFSP vous recommandera ensuite les mesures adéquates.
Une situation nuancée due à l’activité d’un petit nombre d’auteurs prolifiques
La statistique policière de la criminalité 2019 présente une hausse de 8.8% des infractions pour le Canton de Neuchâtel par rapport à 2018. Ces chiffres sont proches de ceux de 2017, en-dessous de ceux enregistrés pour les années 2009 à 2016. Les infractions au code pénal augmentent de 11% alors que les infractions à la Loi sur les stupéfiants reculent de 10%. On ne recense à nouveau aucun homicide en 2019, alors que les infractions liées à la cybercriminalité poursuivent leur augmentation. Le taux d’élucidation des infractions au code pénal à Neuchâtel reste élevé (41.3%) et supérieur au taux d’élucidation moyen suisse.
Infractions contre le patrimoine
Les infractions contre le patrimoine représentent de loin la plus grande partie des infractions au code pénal enregistrées par la police (66.5% pour Neuchâtel et 66.3% en Suisse). Ces infractions sont en hausse de 12% et expliquent l’essentiel de l’augmentation relative de la criminalité que connaît le canton, notamment dans les villes de La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel.
Cette tendance s’explique d’une part par un phénomène de retour à la moyenne après une année 2018 qui a connu une criminalité extraordinairement faible et, d’autre part, par l’activité criminelle d’un petit nombre d’auteurs sériels et prolifiques. Ainsi, un auteur est mis en cause à lui seul pour plusieurs dizaines de vols dans des caves, alors qu’un groupe d’auteurs a commis près d’une centaine de cambriolages. Un second groupe d’auteurs a multiplié pour sa part les vols de scooters, pesant lourdement sur l’augmentation de 30% des vols de véhicules.
Les différentes formes d’infractions au patrimoine connaissent une hausse, comme les vols par introduction clandestine (+16%), les vols par effraction (+11%), les vols dans les véhicules (+6%), les vols à l’étalage (+3%) et les vols à la tire (+32%). La hausse de ces derniers est essentiellement associée aux vols commis lors de la Fête des vendanges. Les vols sur les plages du littoral neuchâtelois à la saison estivale ainsi qu’au centre-ville de Neuchâtel ont constitué une préoccupation pour la police, qui a mis sur pied une opération ciblée afin d’endiguer ce phénomène. Il est donc difficile d’y lire une tendance très significative. Les escroqueries sont en revanche en baisse de 5% dans le Canton de Neuchâtel.
Infractionsde violence et contre l’intégrité sexuelle
Au chapitre des violences graves, le Canton de Neuchâtel enregistre 52 infractions contre 38 en 2018. L’augmentation est en grande partie associée à des viols commis dans le cadre de violences domestiques. Aucun homicide n’est à relever pour 2019. Plus de 85% des infractions de violence grave sont élucidées, incluant plusieurs brigandages à l’arme blanche qui ont été résolus quelques heures après la commission des faits. Les actes d’ordre sexuel avec des enfants sont en baisse, soit 60 par rapport à 69 en 2018. Les violences d’intensité moyenne sont en augmentation de 2%. Néanmoins, certains types d’infractions sont en baisse, comme les contraintes sexuelles, les voies de fait et la contrainte.
Typologies d’auteurs
Au total, 260 mineurs ont été dénoncés par la police neuchâteloise pour avoir commis au moins une infraction au code pénal (241 en 2018). Les mineurs sont enregistrés le plus souvent pour des infractions de moindre importance, telles que des dommages à la propriété, du vol à l’étalage ou des voies de fait. Une minorité d’auteurs mineurs fait exception, en particulier 4 prévenus (représentant 1.6% des prévenus de moins de dix-huit ans) qui ont commis chacun plus de 10 infractions en 2019. Outre la multiplication des infractions comme les vols, les auteurs mineurs prolifiques commettent dans certains cas des violences graves et des brigandages à l’arme blanche. Ils constituent une préoccupation majeure pour la police neuchâteloise, dont l’objectif en la matière est d’interrompre l’initiation de carrières criminelles. Les prévenus issus du domaine de l’asile sont en baisse de 4.3% en 2019 (-3 prévenus). En revanche, les prévenus n’appartenant ni à la population résidante permanente, ni au domaine de l’asile, sont en augmentation de 32% par rapport à 2018 (+107 prévenus). Ces personnes sont pour l’essentiel en situation illégale en Suisse. La tendance sur ce type de prévenus se révèle inverse à la diminution observée en moyenne au niveau national (baisse de 1.6%).
Loi sur les stupéfiants
Les infractions à la loi sur les stupéfiants baissent de 10%, avec 1666 infractions contre 1842 en 2018. La baisse des dénonciations dans ce domaine est liée au fait que la possession de produits cannabiques ne dépassant pas les 10 gr n’est plus punissable. La drogue la plus consommée reste le cannabis, suivie par les produits stimulants tels que la cocaïne et la méthamphétamine. Les importations de produits illicites ont augmenté et concernent principalement des commandes de petites quantités de drogues effectuées à travers le darknet par des usagers pour leur propre consommation. Cela concerne surtout les produits cannabiques et dans une moindre mesure les stimulants tels que la cocaïne ou les nouveaux produits de synthèse.
En 2019, la police a porté un accent particulier sur la lutte contre le trafic de cocaïne de rue déployé par des ressortissants du Maghreb. La présence de trafiquants de cocaïne de rue issus des pays d’Afrique de l’Ouest a nettement diminué sur le territoire cantonal, ceci grâce aux mesures prises par la police neuchâteloise ces trois dernières années. Certains établissements, places ou parcs publics restent des lieux de rencontres pour les toxicomanes et peuvent favoriser le petit trafic de rue. Des actions ciblées ont été entreprises par la police afin de remédier à ces situations. Aucune scène de consommation ouverte n’est à déplorer dans notre canton, qui ne bénéficie pas de locaux d’injection.
Cybercriminalité
Les infractions de cybercriminalité augmentent de 14%, passant de 263 en 2018 à 299 en 2019. Ces infractions sont constituées pour l’essentiel par des escroqueries sur Internet, notamment réalisées au moyen de fausses petites annonces publiées sur des sites de vente en ligne. En matière de cyberescroqueries, les criminels font preuve d’opportunisme et adaptent leurs modes opératoires à l’actualité (p. ex. coronavirus en 2020).
Dans une moindre mesure, les cybercriminels usurpent l’identité de personnes pour se faire livrer de la marchandise alors que la facture parvient chez la victime. D’autres recourent au mode opératoire dit de la sextorsion, c’est-à-dire exercent du chantage sur une personne à partir de photos ou de vidéos la montrant nue ou en train d’accomplir des actes sexuels (masturbation).
D’autres indicateurs révèlent la part croissante que prend la criminalité numérique, tels que l’augmentation de la soustraction de données (+113%), de l’utilisation frauduleuse d’un ordinateur (+34%), ou encore du blanchiment d’argent (+25%). Ce dernier phénomène est associé en grande partie aux money mules, soit des passeurs d’argent recrutés par les cybercriminels au moyen d’offres d’emploi alléchantes faisant miroiter des postes d’agents financiers dont la tâche consiste à transférer de l’argent sale.
Au même titre que pour la criminalité dans le monde physique, certains auteurs de cybercriminalité se révèlent particulièrement prolifiques et pèsent lourdement sur les chiffres de la criminalité. Ainsi, les investigations numériques entreprises indiquent qu’un auteur ou groupe d’auteur a commis à lui seul environ 15% des escroqueries aux fausses petites annonces rapportées dans le Canton de Neuchâtel.
Publication d’un atlas de la statistique policière de la criminalité
En collaboration avec le Service de la géomatique et du registre foncier et son système d’information du territoire neuchâtelois (SITN), la police neuchâteloise publie désormais via Internet un atlas de la statistique policière de la criminalité. Cette application visuelle et interactive, riche de cartes et de graphiques, a pour ambition d’offrir un accès facilité aux citoyens et aux médias à la situation en matière de criminalité pour les années écoulées. L’application est accessible sur https://crimstat.ne.ch/