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Précision de la procédure de transfert et d’admission des patientes et patients aux soins intensifs

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La forte augmentation des nouvelles infections à COVID-19 entraîne une nette augmentation des admissions à l’hôpital et du nombre de patientes et de patients dans les unités de soins intensifs. En raison de plusieurs facteurs, le taux d’occupation des unités de soins intensifs peut varier d’une région à l’autre. C’est pourquoi le Service sanitaire coordonné SSC, la Conférence des directeurs de la santé (CDS), H+ Les Hôpitaux de Suisse ainsi que la Société suisse de médecine intensive (SSMI) ont décidé de préciser le mandat et la mise en œuvre subsidiaire de la coordination nationale des unités de soins intensifs à partir au 14 décembre 2021. 

Depuis juin 2020, le centre de coordination nationale, géré par la Garde aérienne suisse de sauvetage (Rega), est à la disposition des unités de soins intensifs 24 heures sur 24 pour assurer la répartition dans toute la Suisse. Comme décrit dans le concept du 16 juin 2020, elle organise, sur demande d’une unité de soins intensifs, des transferts de patients vers d’autres régions.

En cas de pics de charge, les unités de soins intensifs des hôpitaux suisses effectuent des transferts de patients au sein d’un canton ou d’une région, même en situation normale.

Coordination en deux étapes des transferts de patients aux soins intensifs

En raison de la pandémie de COVID-19, les unités de soins intensifs sont depuis de nombreux mois beaucoup plus sollicitées qu’en temps normal. De même, une pénurie de personnel qualifié fait qu’il est difficilement possible pour les hôpitaux et les unités de soins intensifs de mettre à disposition des capacités supplémentaires à court terme. Le nombre croissant de cas et les taux de vaccination variables selon les régions ainsi que la charge permanente du personnel spécialisé augmentent constamment la pression sur les hôpitaux et les unités de soins intensifs. C’est pourquoi le Service sanitaire coordonné SSC, la Conférence des directeurs de la santé (CDS) et H+ Les Hôpitaux de Suisse ainsi que la Société suisse de médecine intensive (SSMI) ont entrepris d’apporter des précisions au concept de coordination nationale des unités de soins intensifs au 14 décembre 2021.

Ces précisions prévoient une coordination des unités de soins intensifs à deux niveaux:

1. Chaque unité de soins intensifs est rattachée à un réseau hospitalier intracantonal ou régional existant ou constitué dans le canton par les autorités pour les transferts de patients et la compensation des capacités. En règle générale, les réseaux sont dirigés par la direction de la médecine intensive d’un hôpital universitaire ou d’un centre hospitalier. Au sein des réseaux hospitaliers, les unités de soins intensifs anticipent des transferts de patients et des équilibrages de capacité, en premier lieu parmi les lits de soins intensifs certifiés exploités et, en second lieu, parmi toutes les places de traitement possibles. Il s’agit d’équilibrer dans le réseau le taux d’occupation aussi bien pour les patients COVID-19 que pour les patients non COVID-19, de prévenir une surcharge due à des cas de traitement intensif non planifiés et de transférer à temps les patients transportables. 

2. En cas de taux d’occupation élevé de 85 pour cent ou plus et si la proportion de patients COVID-19 au sein d’un réseau hospitalier est d’au moins 50 pour cent, des transferts sont organisés vers des réseaux où le taux d’occupation est moins élevé et où la proportion de patients COVID-19 est plus faible. Dans un tel cas, les réseaux d’hôpitaux concernés conviennent des transferts en commun avec le service national de coordination.

La coordination à deux niveaux contribue à éviter une surcharge locale ou régionale, à maintenir une capacité d’accueil homogène dans toute la Suisse et à renforcer la résilience des unités de soins intensifs et la capacité du personnel à tenir le coup. Les précisions apportées renforcent également la compréhension commune de tous les acteurs de la valeur politique de la convention. Il s’agit de faire en sorte que les hôpitaux et les cantons se soutiennent encore davantage lors du transfert des patients et qu’ils repoussent d’autres interventions et traitements non urgents au profit de la disponibilité de places de soins intensifs.

Covid-19 : face à une vague épidémique le Canton de Neuchâtel augmente sa capacité de vaccination grâce au renfort de l’Armée

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Depuis ce mercredi 15 décembre, le Canton de Neuchâtel accueille huit soldats sanitaires venus renforcer le dispositif de vaccination dans le centre de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds. Grâce au renfort de l’Armée, il peut étendre son offre sur le Littoral neuchâtelois. Un centre spécifiquement dédié à l’administration des doses de rappel ouvrira lundi 20 décembre 2021 dans la gare de Neuchâtel. 

Le Canton de Neuchâtel peut compter depuis aujourd’hui sur le renfort de l’Armée. Huit militaires renforcent le dispositif cantonal de vaccination dans le centre de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds, et ce jusqu’en janvier 2022. Le Conseil d’Etat remercie l’Armée pour son appui opportun.

Ce renfort permet au Canton de Neuchâtel d’accélérer l’administration de la dose de rappel en étendant l’offre sur le Littoral neuchâtelois. Un centre sera ainsi ouvert dès lundi 20 décembre à la gare de Neuchâtel. Ce centre sera dédié uniquement aux doses de rappel avec le vaccin Moderna et sera accessible uniquement sur rendez-vous (via la plate-forme www.ne.ch/VaccinCovid ou par téléphone au 032 889 21 21. Il sera ouvert le lundi 20, mardi 21 et jeudi 23 décembre, ainsi que le lundi 27, mardi 28 et jeudi 30 décembre, de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00. Une prolongation de l’ouverture sera possible en fonction de la demande. Grâce à cette ouverture, le Canton de Neuchâtel disposera d’une capacité totale de 9000 injections par semaine, admnistrées dans les centres de Polyexpo, du centre commercial de La Maladière, de la gare de Neuchâtel ainsi que dans plusieurs pharmacies.

Situation hospitalière très tendue

La situation sanitaire se dégrade très fortement dans le canton, avec plus de 280 nouvelles infections enregistrées mardi 14 décembre 2021. Au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), la situation est extrêmement tendue. Dans le service des soins intensifs, sept des dix lits à disposition sont occupés par des cas Covid, dont six sont intubés. Au total, RHNe accueille près de 370 patient-e-s, pour une capacité habituelle de 330 lits.

Appel à la vaccination

Face à une vague épidémique qui pourra s’exacerber avec le variant Omicron, les autorités appellent les Neuchâteloises et Neuchâtelois au respect des gestes barrières. Elles leur recommandent de se faire vacciner, la vaccination étant un moyen fiable de se protéger, de protéger leurs proches mais également de ne pas surcharger le système de santé. Elles les invitent à bénéficier de la dose de rappel au plus vite – et pour autant que la vaccination complète date de six mois. Les études scientifiques démontrent que le booster permet d’éviter des hospitalisations et des décès dès sept jours après l’injection.

BROT-DESSOUS – ACCIDENT DE CIRCULATION AVEC BLESSÉS ET FERMETURE DE ROUTE SUITE À UN ÉBOULEMENT

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Mardi 14 décembre à 17h45, une voiture conduite par une habitante de Fleurier, âgée de 20 ans, circulait sur la H10 de Rochefort à Brot-Dessous. Peu après Fretereules, un pan de roches s’est décroché de la paroi située sur le bord droit de la route pour finir sur la chaussée, juste devant la voiture. Cette dernière est montée sur le tas d’éboulis, roula un moment sur ses 2 roues gauches pour se déporter sur la voie de gauche et entrer en collision avec un véhicule conduit par une habitante de Neuchâtel âgée de 46 ans, qui circulait normalement en sens inverse.

Suite au choc, le premier véhicule a retraversé la chaussée, est monté sur le talus à droite avant de s’immobiliser sur sa voie de circulation. Un troisième véhicule, conduit par un habitant des Verrières âgé de 18 ans et qui suivait le premier, a également heurté les éboulis malgré un freinage énergique.

Légèrement blessés, la conductrice du premier véhicule, la passagère du second et le conducteur du troisième, ont été transportés au RHNe, sites de La Chaux-de-Fonds et de Couvet. Les trois véhicules ont été pris en charge par le dépanneur de service et l’éboulement a été évacué par le service des Ponts-et-Chaussées.

La paroi rocheuse restant instable et pour garantir la sécurité des automobilistes, la route entre Rochefort et Noiraigue a été fermée dans les deux sens.

Elle le restera jusqu’au matin du 15 décembre, au moins.

COVID-19 : la vaccination des enfants est recommandée et sera possible à partir de début janvier

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L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent la vaccination avec deux doses pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. Dès que le vaccin sera disponible, les parents (ou les personnes investies de l’autorité parentale) qui le souhaitent pourront faire vacciner leur enfant après une pesée des avantages et des risques sur le plan individuel. La recommandation se fonde sur l’autorisation, par Swissmedic, du vaccin à ARNm Comirnaty® de Pfizer/BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans.

La recommandation de l’OFSP et de la CFV vaut en particulier pour les enfants de cette tranche d’âge qui sont déjà fortement atteints dans leur santé en raison d’une maladie chronique. Elle vaut également en priorité pour les enfants qui ont des contacts étroits avec des adultes vulnérables vivant dans le même foyer, par exemple si ceux-ci ne peuvent pas se protéger par la vaccination en raison d’une immunodéficience.

Enfin, la vaccination est aussi particulièrement recommandée aux enfants de cette tranche d’âge qui sont guéris du COVID-19 et qui ont eux-mêmes des problèmes de santé ou des contacts étroits avec des personnes vulnérables atteintes d’immunodéficience ne pouvant pas se protéger par la vaccination. Pour ces enfants, une dose de vaccin est suffisante.

Actuellement, aucune vaccination n’est recommandée pour les autres enfants guéris du COVID-19.

Vaccination des enfants possible à partir de janvier

Les enfants âgés de 5 à 11 ans seront exclusivement vaccinés avec la formulation spéciale de Comirnaty® développée pour eux et approuvée par Swissmedic le 10 décembre 2021. Comme d’ordinaire, Pfizer livrera les doses de ce vaccin dans les trois à quatre semaines suivant l’autorisation. Ces vaccins seront ainsi disponibles en Suisse à partir de début janvier 2022.

La vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans est gratuite. Le financement et la facturation seront effectués de la même manière que pour les adultes. La Suisse a commandé suffisamment de doses pour pouvoir vacciner les enfants de cette tranche d’âge.

Les cantons décident et communiquent à partir de quand et où les parents peuvent inscrire leur enfant pour la vaccination.

La Confédération signe quatre contrats pour le développement de médicaments contre le COVID-19

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La Confédération vient de conclure des contrats avec quatre entreprises basées en Suisse pour le développement de médicaments contre le COVID-19. Ces contrats sont le résultat de l’appel à projet lancé par la Confédération durant l’été 2021 dans le cadre de son programme d’encouragement pour des médicaments contre le COVID-19. Le montant total s’élève à environ 27 millions de francs. Les nouveaux médicaments devraient être disponibles d’ici la fin de l’année 2022. 

Suite à la modification de la loi COVID-19 par le Parlement en mars dernier, le Conseil fédéral a approuvé en mai 2021 la création d’un programme d’encouragement pour assurer à la population un approvisionnement sûr et rapide en médicaments innovants pour le traitement du COVID-19. Il a chargé l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) avec le soutien d’Innosuisse de mettre en œuvre ce programme. 

Sur la base des critères de sélection fixés par le Conseil fédéral, des experts mandatés d’Innosuisse et de l’OFSP ont évalué neuf demandes de financement. Au final, et suite au soutien à la loi COVID-19 en votation populaire le 28 novembre dernier, l’OFSP a décidé de financer quatre projets provenant d’entreprises basées en Suisse. Les contrats ont été conclus avec :

– GeNeuro SA, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les effets à long terme de COVID-19 (COVID long) chez les  patients souffrant de symptômes neuropsychiatriques sévères. 

– Kinarus AG, pour le développement d’une association médicamenteuse orale à activité antivirale et anti-inflammatoire, pour toutes les sévérités liées au COVID-19.

– Memo Therapeutics AG, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les infections par le SARS-CoV-2 chez les patients à risque d’une évolution sévère du COVID-19, à administrer par inhalation ou par voie intraveineuse.

– Noorik Biopharmaceuticals AG, pour le développement d’un vasodilatateur pulmonaire oral destiné à prévenir l’insuffisance respiratoire et à réduire le besoin de ventilation mécanique en cas d’hospitalisation due au COVID-19.

Le programme d’encouragement est limité à fin 2022. Il vise à soutenir le développement de médicaments potentiellement importants dans la lutte contre le COVID-19. En échange de ces investissements, la Confédération bénéficiera de contreparties, par exemple un droit de préemption.

80% de décès en plus dans les EMS à l’automne 2020

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Image d'illustration
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La pandémie de COVID-19 a eu un impact majeur sur les services de santé en 2020. Le nombre d’hospitalisations a diminué (–5%) et le nombre de personnes âgées résidant en EMS a reculé (–6%). A l’inverse, le nombre de décès a fortement augmenté dans les hôpitaux (+8%) et encore plus dans les EMS (+16%). Les heures de soins intensifs ont également été en hausse dans les hôpitaux. La pandémie a aussi marqué les finances. Les hôpitaux et les EMS bouclent l’année avec des déficits records de respectivement 800 et 400 millions de francs, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La publication spéciale «Impact de la pandémie de COVID-19 sur les services de santé en 2020» détaille sur une douzaine de pages l’impact de cette maladie sur l’activité des hôpitaux et des établissements médico-sociaux (EMS) en 2020 ainsi que sur leurs finances. Elle présente par ailleurs le profil des personnes hospitalisées avec un diagnostic de COVID-19. 

3% des hospitalisations avec un diagnostic de COVID-19

40 871 hospitalisations ont été enregistrées en 2020 avec un diagnostic de COVID-19, ce qui représente 3% de l’ensemble des hospitalisations, dont 36 244 dans les hôpitaux et unités de soins aigus. Moins d’un quart des hospitalisations avec COVID-19 ont eu lieu au printemps, lors du premier pic de la pandémie. C’est à partir de la fin septembre que sont intervenues la majeure partie (69%) des hospitalisations avec COVID-19.

Malgré ces hospitalisations avec COVID-19, Il y a eu en 2020 quelque 72 000 hospitalisations en moins que les années précédentes (–5%). 80% du recul est intervenu au printemps. C’est la conséquence de l’obligation de renoncer aux traitements médicaux non urgents décrétée par le Conseil fédéral, et des mesures prises par les hôpitaux pour disposer des ressources afin de soigner les patients souffrant de COVID-19.

Recul des hospitalisations selon la maladie

Ce sont les hospitalisations pour les maladies de l’appareil ostéo-articulaires qui ont le plus diminué (–8%). Au plus fort de la première vague, entre le 23 mars et le 12 avril, on a dénombré presque trois quarts d’hospitalisations en moins pour ces maladies qu’à la même période des années précédentes. Ces hospitalisations sont en effet souvent planifiées et non urgentes.

Cependant, le nombre d’hospitalisations pour tumeur a aussi diminué, de près de 4000 au printemps 2020 (–16%), bien que les traitements en cas de cancer demandent d’être suivis sans retard. Cette baisse n’a pas été entièrement rattrapée par la suite et le nombre d’hospitalisations pour tumeur a été en 2020 inférieur aux années précédentes de 4%.

Pics en soins intensifs au printemps et à l’automne

Le nombre d’heures en soins intensifs a par contre augmenté, de 4% sur l’ensemble de l’année. Presqu’un cinquième des heures en soins intensifs ont été effectuées par des personnes ayant le COVID-19. Lors des deux pics de la pandémie, au printemps et en automne, le dépassement a été massif, illustrant la surcharge de ces services.

Les hospitalisations intervenues entre le 16 mars et le 5 avril ont ainsi cumulé 51% d’heures en soins intensifs en plus que celles ayant eu lieu durant la même période des années précédentes. Entre le 26 octobre et le 22 novembre, ce dépassement a atteint près de 42%. 

Moins d’admissions en EMS également

Les admissions en EMS ont également diminué en 2020. Cette baisse est de 3% sur l’année pour les longs séjours; elle se concentre pour l’essentiel entre fin mars et début mai. La diminution est encore plus importante pour les courts séjours (–18%) et, après une forte baisse au printemps, elle s’est poursuivie tout le reste de l’année.

50% de décès en plus dans les hôpitaux à l’automne

L’année 2020 a été marquée par une forte augmentation du nombre de décès dans les hôpitaux (+2015, +8%) et encore plus dans les EMS (+4978, +16%). C’est à l’automne, durant le second pic de la pandémie, que l’essentiel de cette surmortalité est intervenue: dans les hôpitaux, le nombre de décès dépasse à partir de début novembre de plus de 50% celui des années précédentes; dans les EMS, le dépassement est supérieur à 80% à partir de la mi-octobre.

Creusement des déficits des hôpitaux et des EMS

Les hôpitaux ont bouclé l’année 2020 avec un déficit financier en hausse de 44% pour l’ensemble du système, dépassant 800 millions de francs. Seuls 7% de ce déficit (55 millions) bénéficiaient d’une couverture de déficit. Fait sans précédent depuis 2012, les revenus des prestations aux patients ont diminué en 2020 de plus de 300 millions de francs (–1%).

Les EMS ont également bouclé l’année avec un déficit de 380 millions de francs (+25%). La dégradation a été particulièrement sensible pour les EMS de la région lémanique: la part des institutions déficitaires y est passée de 31% en 2019 à 49% en 2020. La couverture des pouvoirs publics ou des fonds privés n’a correspondu qu’à un tiers de ce déficit.

Les hospitalisations avec COVID-19 souvent graves

Par rapport aux autres personnes hospitalisées, les patients avec COVID-19 ont deux fois plus de risque d’avoir recours aux soins intensifs (12% contre 5%). Le temps qu’elles y passent est trois fois plus long (232 heures en moyenne contre 72 heures). Lorsqu’elles ont été admises en soins intensifs, elles ont quatre fois plus de risque d’être intubées (40% contre 9%). Enfin, elles ont cinq fois plus de risque de décéder à l’hôpital que les personnes sans COVID-19 (12,4% contre 2,4%).

Les coûts des hospitalisations avec COVID-19 reflètent la lourdeur des traitements qu’elles ont exigés: en moyenne, ils sont presque deux fois supérieurs à ceux des hospitalisations sans COVID-19 (22 978 contre 12 613 francs). Le coût moyen des hospitalisations avec COVID-19 et ayant compris un séjour en soins intensifs monte à 73 532 francs; en cas d’intubation, il atteint 107 877 francs.

La boulangerie de la Brévine s’installe à Fleurier le 15 décembre

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Peut être une image de dessert et intérieur
Image source: Facebook

Christian Lebrat, auvergnat d’origine, a hérité de son père la passion de la pâtisserie et de la boulangerie dont il a fait son métier. Grand voyageur, il a pu exercer son savoir-faire aux quatre coins du monde. Il y a quelques années, il a souhaité mettre à profit son talent en Suisse dans une région qui lui rappelait son village natal. Un peu par hasard, Christian découvre la Brévine et tombe amoureux de l’endroit mais aussi de ses habitants, un véritable coup de cœur. Il décide de s’y installer. Avec son équipe formée de deux vendeuses, un apprenti- boulanger/pâtissier, un pâtissier et 1 boulanger, il revisite des pâtisseries anciennes suisses. Laissant libre court à son imagination, il crée avec ses collaborateurs des mets plus savoureux les uns que les autres afin de satisfaire leurs clients toujours friands de nouveautés inspirées des coutumes d’ici et d’ailleurs. Ainsi, la traditionnelle taillaule se pare de rouge grâce à la couleur unique de la praline, la tarte Tropézienne allie crème chantilly légère avec la traditionnelle crème pâtissière, les fameux cornets à la crème se parent de multiples couleurs,…et la liste est longue. Il aime également proposer des spécialités typiquement suisses comme sa fameuse tresse d’un mètre cinquante, les caracs ou encore la tarte aux raisinets meringuée. Le mieux étant de les admirer puis de les déguster sur place pour le plus grand plaisir des papilles.

Depuis quelques temps, il souhaitait proposer ses succulentes pâtisseries et ses bons petits pains au vallon. C’est chose faite!

Le 15 décembre, la boulangerie de la Brévine s’installera à la Grand-Rue 5 à Fleurier !

Plus d’infos sur : https://www.facebook.com/chocolaterielabrevine

COVID-19 : EN RAISON DE LA SITUATION HOSPITALIÈRE CRITIQUE, NEUCHÂTEL DÉCLARE LE NIVEAU D’ALERTE ROUGE ET PREND DE NOUVELLES MESURES

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Image by Elliot Alderson from Pixabay
Image by Elliot Alderson from Pixabay

En raison de la dégradation rapide de la situation sanitaire, notamment sur le plan de la saturation des capacités hospitalières tant en Suisse que dans le Canton, le Conseil d’État déclare le niveau d’alerte rouge et prend de nouvelles mesures. De plus, le Conseil d’État et le Réseau Hospitalier Neuchâtelois (RHNe) enjoignent vivement l’ensemble de la population à respecter strictement les gestes barrières, se faire vacciner ou s’inscrire pour recevoir une dose de rappel dès que possible.

La situation épidémiologique se péjore fortement dans le canton de Neuchâtel avec une moyenne de 200 cas par jour actuellement. Les chaines de contamination sont multiples et touchent toutes les tranches d’âge avec également les écoles particulièrement impactées.

Le Réseau hospitalier neuchâtelois sous forte tension

Dans ce cadre et comme annoncé depuis plusieurs mois, la situation communautaire se répercute immanquablement sur la situation hospitalière. Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) est passé en mode de situation de crise depuis le jeudi 9 décembre. Le dispositif stationnaire est saturé, avec 385 patients hospitalisés sur l’ensemble des sites, pour une capacité habituelle de 330 lits. Pour la seule journée du 7 décembre, un afflux important de 10 cas Covid a nécessité une hospitalisation. Ce fort afflux de malades COVID vient s’ajouter à une activité générale très soutenue en cette période de l’année, notamment aux urgences et au bloc opératoire. En parallèle le RHNe doit faire face à une augmentation massive des consultations aux urgences adultes et pédiatriques avec également un impact sur tous les autres services qui remplissent leurs missions non Covid 24/24.

Le vendredi 10 décembre, 34 patients Covid étaient hospitalisés sur les différents sites, contre seulement 19 une semaine plus tôt. Si l’augmentation du nombre d’hospitalisations de cas Covid se poursuit au même rythme, la situation va rapidement devenir critique.

Comme dans le reste de la Suisse, la situation est particulièrement délicate aux soins intensifs (10 lits certifiés) et aux soins continus (4 lits certifiés, 8 depuis cette semaine). En flux tendus depuis octobre, les deux services accueillent à eux deux entre 12 et 16 patients depuis une semaine, dont un tiers de cas Covid nécessitant souvent un fort soutien ventilatoire (intubation ou ventilation non invasive) en parallèle aux autres patients devant bénéficier de soins critiques. Par ailleurs, face à l’afflux de patients, des dispositifs de ventilation non invasive ont été redéployés dans les étages.

Comme lors des précédentes vagues, le RHNe anticipe et adapte son dispositif pour répondre au mieux aux besoins de la population. Dans ce contexte, il a été décidé de fermer deux salles dédiées aux opérations non urgentes dès le lundi 13 décembre, soit 20% de son dispositif opératoire. Cela permettra de libérer des lits et du personnel spécialisé afin de faire face à l’afflux de patients non programmés. Une analyse au cas par cas est réalisée systématiquement pour chaque intervention chirurgicale nécessitant potentiellement des soins intensifs post-opératoires. Ces fermetures entraineront le report d’environ 20 opérations par semaine.

Contrairement aux précédentes vagues, les possibilités de transferts de cas nécessitant des soins intensifs sont très limitées : l’ensemble du système hospitalier suisse est saturé en même temps. Une augmentation significative du nombre de lits de soins intensifs et de soins continus, comme cela avait été réalisé à l’automne 2020, doit autant que possible être évitée dans la mesure où elle implique l’impossibilité de dispenser les soins nécessaires au reste de la population. Par ailleurs, elle serait limitée en raison de la pénurie nationale de personnel spécialisé.

De plus, après plusieurs mois de calme relatif, la pression épidémique se fait aussi ressentir dans les EMS. Une surveillance particulière est effectuée afin d’éviter une perte de contrôle qui alimenterait le transfert de résidents vers l’hôpital.

Nouvelles mesures cantonales

Face à cette situation aux conséquence potentiellement graves pour l’ensemble de la population en matière d’accès aux soins, le Conseil d’État considère qu’il ne peut pas attendre les éventuelles nouvelles mesures mises en consultations par le Conseil fédéral le 10 décembre 2021. Il élève par conséquent le niveau d’alerte cantonal au rouge et prend dès lors de nouvelles mesures qui entrent en vigueur dès lundi 13 décembre 2021 :

  • Extension du port du masque pour toutes les manifestations à l’extérieur sans certificat COVID-19, les marchés, les marchés de Noël, les chorales.
  • Établissements publics accessibles uniquement aux personnes possédant un certificat COVID-19 guéri ou vacciné (règle des «2G») pendant une période limitée. En ne permettant l’accès qu’aux personnes guéries ou vaccinées, le risque de contamination des personnes testées est supprimé. Le test ne protège pas contre la maladie.
  • Limitation temporaire à 10 personnes pour les manifestations privées. Actuellement, les réunions familiales et entre amis représentent un des moteurs de la transmission du virus. Une limitation de la taille permet d’éviter des clusters trop importants.

Le Conseil d’État adaptera d’ici les fêtes le dispositif cantonal aux éventuelles décisions de la Confédération et procédera à une évaluation régulière de la situation.

Des informations plus détaillées sur les mesures valables dans notre canton sont disponibles à l’adresse www.ne.ch/coronavirus.

Appel à la responsabilité et à la solidarité de toutes et tous

Devant la gravité de la situation, le Conseil d’État et RHNe enjoignent de plus la population dans son ensemble à se mobiliser et à respecter strictement les mesures ainsi que les gestes barrières. Les personnes présentant des symptômes doivent aller se faire tester sans tarder. Les autorités appellent de plus à faire preuve d’une extrême prudence dans la pratique d’activités, notamment sportives, afin d’éviter d’engorger les structures hospitalières.

Enfin, il est avéré que la vaccination limite le risque et prévient efficacement le développement des formes graves de la maladie et donc des hospitalisations. Il est donc plus important que jamais d’aller se faire vacciner pour celles et ceux qui ne le sont pas encore et qui peuvent le faire. Il est également vivement recommandé de s’inscrire pour recevoir son rappel C’est par les actions responsables et la solidarité de toutes et tous que nous arriverons à préserver ensemble notre système de santé et le bien-être de chacun-e sur la durée. Toutes les informations concernant la vaccination dans le canton de Neuchâtel sont à retrouver sur la page www.ne.ch/VaccinCovid.

Swissmedic approuve le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans

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Image by Spencer Davis from Pixabay
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Swissmedic a analysé avec soin toutes les données relatives à l’élargissement d’indication revendiqué pour le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech (Comirnaty®). Les résultats des essais cliniques montrent que la vaccination est à la fois sûre et efficace dans cette tranche d’âge. Lors de sa réunion du 7 décembre 2021, l’organe indépendant de conseil scientifique HMEC (Human Medicines Expert Committee) a appuyé la décision de Swissmedic. Le vaccin pédiatrique contre le Covid-19 est administré en deux doses de 10 microgrammes à trois semaines d’intervalle, ce qui correspond au tiers de la dose administrée aux adolescents et aux adultes, et permet donc aux enfants âgés de 5 ans et plus en Suisse de se faire vacciner contre le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) conformément aux dernières recommandations vaccinales de la Confédération.

Dans le cadre de la primovaccination, le vaccin pédiatrique contre le Covid-19 est administré en deux doses à trois semaines d’intervalle. Ces doses sont plus faibles que celles injectées aux personnes de 12 ans et plus puisqu’au lieu de 30 microgrammes d’ARNm, les enfants reçoivent 10 microgrammes (0,2 ml), grâce à une dilution appropriée du produit. Le vaccin destiné aux enfants de 5 à 11 ans est par ailleurs moins concentré et contient d’autres sels tampons. Cette nouvelle formulation qui renferme d’autres excipients rend le vaccin Comirnaty® plus stable et permet de le conserver au réfrigérateur pendant dix semaines.

Efficacité clinique élevée chez les jeunes enfants

L’essai toujours en cours qui inclut plus de 1500 participants montre que ce vaccin contre le Covid-19 permet d’éviter presque totalement les pathologies graves causées par le virus SARS-CoV-2 chez les enfants de 5 à 11 ans, avec des effets indésirables dont la fréquence tend à être moindre que chez les adolescents et les adultes. Il s’agit notamment de douleurs au site d’injection, de fatigue générale, et plus rarement de maux de tête, de douleurs articulaires ou de fièvre. Ces effets généralement passagers étaient légèrement plus fréquents après la deuxième dose.

Surveillance du marché des vaccins contre le Covid-19

Les titulaires des autorisations restent tenus de fournir en permanence des informations sur la sécurité, l’efficacité et la qualité de leurs vaccins autorisés contre le Covid-19 à Swissmedic. L’institut continue à surveiller de près les bénéfices et les risques de tous les vaccins destinés à prévenir la maladie du coronavirus en Suisse et à l’étranger.

Les vaccins sont utilisés conformément aux recommandations de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV). Cette dernière adapte en permanence les recommandations concernant les vaccins contre le Covid-19 aux nouvelles connaissances acquises sur les plan médical et scientifique.

Depuis fin novembre 2021, Swissmedic analyse également une demande d’élargissement d’indication aux enfants de 6 à 11 ans pour le vaccin contre le Covid-19 Spikevax® de Moderna. L’évaluation du bénéfice et des risques est encore en cours. La décision sera prise lorsque l’institut disposera de toutes les données nécessaires pour analyser la sécurité, la qualité et l’efficacité de cette préparation.

Le Bus des neiges roule pour une deuxième année

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© Hugo Vincent
Crédit photo: © Hugo Vincent

Le concept du Bus des neiges, lancé au Val-de-Travers en 2020 sous l’impulsion du réseau Mobilités de Destination Val-de-Travers, reprendra du service dès le 18 décembre avec une circulation tous les jours jusqu’au 6 mars. Atteindre les pistes de ski et les itinéraires balisés pour la raquette à neige sans voiture, c’est ce que propose le Bus des neiges.

En Bus des neiges pour le dernier kilomètre !

Avec sa flexibilité et ses faibles coûts, ce Bus complète l’offre des transports publics. Ainsi, des minibus sur réservation circuleront cet hiver, d’une part entre Couvet et le Centre nordique de Couvet / Creux du Van, et d’autre part entre Les Verrières et le Centre nordique des Cernets, tous les jours du 18 décembre 2021 au 6 mars 2022.

Les usagers des transports publics vont donc avoir accès aux pistes de ski de fond menant tout près du Creux du Van, à la cabane Perrenoud et son panorama jusqu’aux Alpes. Ils pourront aussi réaliser une traversée des hauts plateaux enneigés en direction des restaurants de la Rondenoire ou des Rochats, et poursuivre sur Mauborget, Les Cluds et Les Rasses. Ces 3 localités étant desservies par des bus de Car Postal ou TRAVYS, il sera donc possible de rentrer chez soi commodément, soit par Yverdon-les-Bains, soit par Sainte-Croix et le Car Postal pour La Côte-aux-Fées et Buttes.

Du côté des Cernets, des parcours balisés pour la raquette à neige se rajoutent aux 52 km de pistes de ski de fond classique et skating de renommée aux confins de la vallée des fées, toujours au départ de l’hôtel-restaurant des Cernets. Une étape idéale lorsqu’on entreprend la Traversée du Jura Suisse à ski de fond (TJS, dont 60 km sur le territoire neuchâtelois) ou la Grande Traversée du Jura Français (GTJ). Un fondeur parcourant la Piste du Cernil jusqu’à La Brévine pourra ainsi revenir à son point de départ en fin de journée… ou inversement !

Pas moins de trois structures différentes dans le canton

Lier la mobilité douce et les sports d’hiver, c’est le défi que se sont lancés plusieurs acteurs des transports et du tourisme dans le canton de Neuchâtel il y a quelques années déjà. Ainsi, pas moins de trois structures de transport « spécial hiver » différentes permettront aux usagers d’arriver au pied des pistes : le Nordic’BUS, le Snowbus et le Bus des neiges.

Le Snowbus circule entre Neuchâtel et Le Crêt-du-Puy / Les Bugnenets / Les Savagnières. Également situé dans les hauteurs du Val-de-Ruz, le Nordic’BUS relie Cernier à Tête-de-Ran via Les Hauts-Geneveys et La Vue-des-Alpes. Les deux lignes de Bus des neiges relient Couvet au Couvent / Creux du Van, ainsi que Les Verrières aux Cernets.

Réduire son empreinte carbone

Le Bus des neiges est une offre née du constat de parkings encombrés au départ des randonnées à ski et en raquettes. Grâce à la collaboration avec les services de transports régionaux, les adeptes de sports de neiges peuvent se rendre en montagne de manière plus respectueuse du climat. Le Bus des neiges dessert exclusivement des régions, huit au total entre le col du Julier et le Val-de-Travers, qui étaient jusqu’à présent accessibles en voiture mais pas en transports publics. La phase pilote de trois ans a montré que le service répond à un réel besoin. C’est pour cette raison que l’offre a été reprise par le Club Alpin Suisse CAS, avec le soutien de l’ATE Association transports et environnement.

Informations pratiques :

  • Dates de circulation : Sur réservation uniquement, du 18 décembre au 6 mars, tous les jours.
  • Les réservations pour le Bus des neiges se font en ligne et jusqu’à 18h00 le jour précédent. La course demandée a lieu dès 2 participants inscrits (feu vert), et sinon l’utilisateur est averti afin de pouvoir planifier autrement sa journée du lendemain.
  • Départ et arrivée pour le Bus des neiges du Centre nordique de Couvet / Creux du Van depuis la gare de Couvet. Horaires de circulation et réservation : https://schneetourenbus.ch/fr/itineraires/couvet-lecouvent/
  • Départ et arrivée pour le Bus des neiges du Centre nordique des Cernets depuis la gare des Verrières. Horaires de circulation et réservation : https://schneetourenbus.ch/fr/itineraires/lesverrieres-lescernets/
  • Tarif : CHF 12.00 l’aller simple. Groupes dès 6 personnes : CHF 9.00 / personne.
  • Le ski de fond au Val-de-Travers : https://www.myvaldetravers.ch/ski-de-fond/
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