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Covid-19 : face à une vague épidémique le Canton de Neuchâtel augmente sa capacité de vaccination grâce au renfort de l’Armée

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Depuis ce mercredi 15 décembre, le Canton de Neuchâtel accueille huit soldats sanitaires venus renforcer le dispositif de vaccination dans le centre de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds. Grâce au renfort de l’Armée, il peut étendre son offre sur le Littoral neuchâtelois. Un centre spécifiquement dédié à l’administration des doses de rappel ouvrira lundi 20 décembre 2021 dans la gare de Neuchâtel. 

Le Canton de Neuchâtel peut compter depuis aujourd’hui sur le renfort de l’Armée. Huit militaires renforcent le dispositif cantonal de vaccination dans le centre de Polyexpo à La Chaux-de-Fonds, et ce jusqu’en janvier 2022. Le Conseil d’Etat remercie l’Armée pour son appui opportun.

Ce renfort permet au Canton de Neuchâtel d’accélérer l’administration de la dose de rappel en étendant l’offre sur le Littoral neuchâtelois. Un centre sera ainsi ouvert dès lundi 20 décembre à la gare de Neuchâtel. Ce centre sera dédié uniquement aux doses de rappel avec le vaccin Moderna et sera accessible uniquement sur rendez-vous (via la plate-forme www.ne.ch/VaccinCovid ou par téléphone au 032 889 21 21. Il sera ouvert le lundi 20, mardi 21 et jeudi 23 décembre, ainsi que le lundi 27, mardi 28 et jeudi 30 décembre, de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00. Une prolongation de l’ouverture sera possible en fonction de la demande. Grâce à cette ouverture, le Canton de Neuchâtel disposera d’une capacité totale de 9000 injections par semaine, admnistrées dans les centres de Polyexpo, du centre commercial de La Maladière, de la gare de Neuchâtel ainsi que dans plusieurs pharmacies.

Situation hospitalière très tendue

La situation sanitaire se dégrade très fortement dans le canton, avec plus de 280 nouvelles infections enregistrées mardi 14 décembre 2021. Au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), la situation est extrêmement tendue. Dans le service des soins intensifs, sept des dix lits à disposition sont occupés par des cas Covid, dont six sont intubés. Au total, RHNe accueille près de 370 patient-e-s, pour une capacité habituelle de 330 lits.

Appel à la vaccination

Face à une vague épidémique qui pourra s’exacerber avec le variant Omicron, les autorités appellent les Neuchâteloises et Neuchâtelois au respect des gestes barrières. Elles leur recommandent de se faire vacciner, la vaccination étant un moyen fiable de se protéger, de protéger leurs proches mais également de ne pas surcharger le système de santé. Elles les invitent à bénéficier de la dose de rappel au plus vite – et pour autant que la vaccination complète date de six mois. Les études scientifiques démontrent que le booster permet d’éviter des hospitalisations et des décès dès sept jours après l’injection.

BROT-DESSOUS – ACCIDENT DE CIRCULATION AVEC BLESSÉS ET FERMETURE DE ROUTE SUITE À UN ÉBOULEMENT

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Mardi 14 décembre à 17h45, une voiture conduite par une habitante de Fleurier, âgée de 20 ans, circulait sur la H10 de Rochefort à Brot-Dessous. Peu après Fretereules, un pan de roches s’est décroché de la paroi située sur le bord droit de la route pour finir sur la chaussée, juste devant la voiture. Cette dernière est montée sur le tas d’éboulis, roula un moment sur ses 2 roues gauches pour se déporter sur la voie de gauche et entrer en collision avec un véhicule conduit par une habitante de Neuchâtel âgée de 46 ans, qui circulait normalement en sens inverse.

Suite au choc, le premier véhicule a retraversé la chaussée, est monté sur le talus à droite avant de s’immobiliser sur sa voie de circulation. Un troisième véhicule, conduit par un habitant des Verrières âgé de 18 ans et qui suivait le premier, a également heurté les éboulis malgré un freinage énergique.

Légèrement blessés, la conductrice du premier véhicule, la passagère du second et le conducteur du troisième, ont été transportés au RHNe, sites de La Chaux-de-Fonds et de Couvet. Les trois véhicules ont été pris en charge par le dépanneur de service et l’éboulement a été évacué par le service des Ponts-et-Chaussées.

La paroi rocheuse restant instable et pour garantir la sécurité des automobilistes, la route entre Rochefort et Noiraigue a été fermée dans les deux sens.

Elle le restera jusqu’au matin du 15 décembre, au moins.

COVID-19 : la vaccination des enfants est recommandée et sera possible à partir de début janvier

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L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent la vaccination avec deux doses pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. Dès que le vaccin sera disponible, les parents (ou les personnes investies de l’autorité parentale) qui le souhaitent pourront faire vacciner leur enfant après une pesée des avantages et des risques sur le plan individuel. La recommandation se fonde sur l’autorisation, par Swissmedic, du vaccin à ARNm Comirnaty® de Pfizer/BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans.

La recommandation de l’OFSP et de la CFV vaut en particulier pour les enfants de cette tranche d’âge qui sont déjà fortement atteints dans leur santé en raison d’une maladie chronique. Elle vaut également en priorité pour les enfants qui ont des contacts étroits avec des adultes vulnérables vivant dans le même foyer, par exemple si ceux-ci ne peuvent pas se protéger par la vaccination en raison d’une immunodéficience.

Enfin, la vaccination est aussi particulièrement recommandée aux enfants de cette tranche d’âge qui sont guéris du COVID-19 et qui ont eux-mêmes des problèmes de santé ou des contacts étroits avec des personnes vulnérables atteintes d’immunodéficience ne pouvant pas se protéger par la vaccination. Pour ces enfants, une dose de vaccin est suffisante.

Actuellement, aucune vaccination n’est recommandée pour les autres enfants guéris du COVID-19.

Vaccination des enfants possible à partir de janvier

Les enfants âgés de 5 à 11 ans seront exclusivement vaccinés avec la formulation spéciale de Comirnaty® développée pour eux et approuvée par Swissmedic le 10 décembre 2021. Comme d’ordinaire, Pfizer livrera les doses de ce vaccin dans les trois à quatre semaines suivant l’autorisation. Ces vaccins seront ainsi disponibles en Suisse à partir de début janvier 2022.

La vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans est gratuite. Le financement et la facturation seront effectués de la même manière que pour les adultes. La Suisse a commandé suffisamment de doses pour pouvoir vacciner les enfants de cette tranche d’âge.

Les cantons décident et communiquent à partir de quand et où les parents peuvent inscrire leur enfant pour la vaccination.

La Confédération signe quatre contrats pour le développement de médicaments contre le COVID-19

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La Confédération vient de conclure des contrats avec quatre entreprises basées en Suisse pour le développement de médicaments contre le COVID-19. Ces contrats sont le résultat de l’appel à projet lancé par la Confédération durant l’été 2021 dans le cadre de son programme d’encouragement pour des médicaments contre le COVID-19. Le montant total s’élève à environ 27 millions de francs. Les nouveaux médicaments devraient être disponibles d’ici la fin de l’année 2022. 

Suite à la modification de la loi COVID-19 par le Parlement en mars dernier, le Conseil fédéral a approuvé en mai 2021 la création d’un programme d’encouragement pour assurer à la population un approvisionnement sûr et rapide en médicaments innovants pour le traitement du COVID-19. Il a chargé l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) avec le soutien d’Innosuisse de mettre en œuvre ce programme. 

Sur la base des critères de sélection fixés par le Conseil fédéral, des experts mandatés d’Innosuisse et de l’OFSP ont évalué neuf demandes de financement. Au final, et suite au soutien à la loi COVID-19 en votation populaire le 28 novembre dernier, l’OFSP a décidé de financer quatre projets provenant d’entreprises basées en Suisse. Les contrats ont été conclus avec :

– GeNeuro SA, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les effets à long terme de COVID-19 (COVID long) chez les  patients souffrant de symptômes neuropsychiatriques sévères. 

– Kinarus AG, pour le développement d’une association médicamenteuse orale à activité antivirale et anti-inflammatoire, pour toutes les sévérités liées au COVID-19.

– Memo Therapeutics AG, pour le développement d’un anticorps monoclonal pour traiter les infections par le SARS-CoV-2 chez les patients à risque d’une évolution sévère du COVID-19, à administrer par inhalation ou par voie intraveineuse.

– Noorik Biopharmaceuticals AG, pour le développement d’un vasodilatateur pulmonaire oral destiné à prévenir l’insuffisance respiratoire et à réduire le besoin de ventilation mécanique en cas d’hospitalisation due au COVID-19.

Le programme d’encouragement est limité à fin 2022. Il vise à soutenir le développement de médicaments potentiellement importants dans la lutte contre le COVID-19. En échange de ces investissements, la Confédération bénéficiera de contreparties, par exemple un droit de préemption.

80% de décès en plus dans les EMS à l’automne 2020

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Image d'illustration
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La pandémie de COVID-19 a eu un impact majeur sur les services de santé en 2020. Le nombre d’hospitalisations a diminué (–5%) et le nombre de personnes âgées résidant en EMS a reculé (–6%). A l’inverse, le nombre de décès a fortement augmenté dans les hôpitaux (+8%) et encore plus dans les EMS (+16%). Les heures de soins intensifs ont également été en hausse dans les hôpitaux. La pandémie a aussi marqué les finances. Les hôpitaux et les EMS bouclent l’année avec des déficits records de respectivement 800 et 400 millions de francs, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La publication spéciale «Impact de la pandémie de COVID-19 sur les services de santé en 2020» détaille sur une douzaine de pages l’impact de cette maladie sur l’activité des hôpitaux et des établissements médico-sociaux (EMS) en 2020 ainsi que sur leurs finances. Elle présente par ailleurs le profil des personnes hospitalisées avec un diagnostic de COVID-19. 

3% des hospitalisations avec un diagnostic de COVID-19

40 871 hospitalisations ont été enregistrées en 2020 avec un diagnostic de COVID-19, ce qui représente 3% de l’ensemble des hospitalisations, dont 36 244 dans les hôpitaux et unités de soins aigus. Moins d’un quart des hospitalisations avec COVID-19 ont eu lieu au printemps, lors du premier pic de la pandémie. C’est à partir de la fin septembre que sont intervenues la majeure partie (69%) des hospitalisations avec COVID-19.

Malgré ces hospitalisations avec COVID-19, Il y a eu en 2020 quelque 72 000 hospitalisations en moins que les années précédentes (–5%). 80% du recul est intervenu au printemps. C’est la conséquence de l’obligation de renoncer aux traitements médicaux non urgents décrétée par le Conseil fédéral, et des mesures prises par les hôpitaux pour disposer des ressources afin de soigner les patients souffrant de COVID-19.

Recul des hospitalisations selon la maladie

Ce sont les hospitalisations pour les maladies de l’appareil ostéo-articulaires qui ont le plus diminué (–8%). Au plus fort de la première vague, entre le 23 mars et le 12 avril, on a dénombré presque trois quarts d’hospitalisations en moins pour ces maladies qu’à la même période des années précédentes. Ces hospitalisations sont en effet souvent planifiées et non urgentes.

Cependant, le nombre d’hospitalisations pour tumeur a aussi diminué, de près de 4000 au printemps 2020 (–16%), bien que les traitements en cas de cancer demandent d’être suivis sans retard. Cette baisse n’a pas été entièrement rattrapée par la suite et le nombre d’hospitalisations pour tumeur a été en 2020 inférieur aux années précédentes de 4%.

Pics en soins intensifs au printemps et à l’automne

Le nombre d’heures en soins intensifs a par contre augmenté, de 4% sur l’ensemble de l’année. Presqu’un cinquième des heures en soins intensifs ont été effectuées par des personnes ayant le COVID-19. Lors des deux pics de la pandémie, au printemps et en automne, le dépassement a été massif, illustrant la surcharge de ces services.

Les hospitalisations intervenues entre le 16 mars et le 5 avril ont ainsi cumulé 51% d’heures en soins intensifs en plus que celles ayant eu lieu durant la même période des années précédentes. Entre le 26 octobre et le 22 novembre, ce dépassement a atteint près de 42%. 

Moins d’admissions en EMS également

Les admissions en EMS ont également diminué en 2020. Cette baisse est de 3% sur l’année pour les longs séjours; elle se concentre pour l’essentiel entre fin mars et début mai. La diminution est encore plus importante pour les courts séjours (–18%) et, après une forte baisse au printemps, elle s’est poursuivie tout le reste de l’année.

50% de décès en plus dans les hôpitaux à l’automne

L’année 2020 a été marquée par une forte augmentation du nombre de décès dans les hôpitaux (+2015, +8%) et encore plus dans les EMS (+4978, +16%). C’est à l’automne, durant le second pic de la pandémie, que l’essentiel de cette surmortalité est intervenue: dans les hôpitaux, le nombre de décès dépasse à partir de début novembre de plus de 50% celui des années précédentes; dans les EMS, le dépassement est supérieur à 80% à partir de la mi-octobre.

Creusement des déficits des hôpitaux et des EMS

Les hôpitaux ont bouclé l’année 2020 avec un déficit financier en hausse de 44% pour l’ensemble du système, dépassant 800 millions de francs. Seuls 7% de ce déficit (55 millions) bénéficiaient d’une couverture de déficit. Fait sans précédent depuis 2012, les revenus des prestations aux patients ont diminué en 2020 de plus de 300 millions de francs (–1%).

Les EMS ont également bouclé l’année avec un déficit de 380 millions de francs (+25%). La dégradation a été particulièrement sensible pour les EMS de la région lémanique: la part des institutions déficitaires y est passée de 31% en 2019 à 49% en 2020. La couverture des pouvoirs publics ou des fonds privés n’a correspondu qu’à un tiers de ce déficit.

Les hospitalisations avec COVID-19 souvent graves

Par rapport aux autres personnes hospitalisées, les patients avec COVID-19 ont deux fois plus de risque d’avoir recours aux soins intensifs (12% contre 5%). Le temps qu’elles y passent est trois fois plus long (232 heures en moyenne contre 72 heures). Lorsqu’elles ont été admises en soins intensifs, elles ont quatre fois plus de risque d’être intubées (40% contre 9%). Enfin, elles ont cinq fois plus de risque de décéder à l’hôpital que les personnes sans COVID-19 (12,4% contre 2,4%).

Les coûts des hospitalisations avec COVID-19 reflètent la lourdeur des traitements qu’elles ont exigés: en moyenne, ils sont presque deux fois supérieurs à ceux des hospitalisations sans COVID-19 (22 978 contre 12 613 francs). Le coût moyen des hospitalisations avec COVID-19 et ayant compris un séjour en soins intensifs monte à 73 532 francs; en cas d’intubation, il atteint 107 877 francs.

La boulangerie de la Brévine s’installe à Fleurier le 15 décembre

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Peut être une image de dessert et intérieur
Image source: Facebook

Christian Lebrat, auvergnat d’origine, a hérité de son père la passion de la pâtisserie et de la boulangerie dont il a fait son métier. Grand voyageur, il a pu exercer son savoir-faire aux quatre coins du monde. Il y a quelques années, il a souhaité mettre à profit son talent en Suisse dans une région qui lui rappelait son village natal. Un peu par hasard, Christian découvre la Brévine et tombe amoureux de l’endroit mais aussi de ses habitants, un véritable coup de cœur. Il décide de s’y installer. Avec son équipe formée de deux vendeuses, un apprenti- boulanger/pâtissier, un pâtissier et 1 boulanger, il revisite des pâtisseries anciennes suisses. Laissant libre court à son imagination, il crée avec ses collaborateurs des mets plus savoureux les uns que les autres afin de satisfaire leurs clients toujours friands de nouveautés inspirées des coutumes d’ici et d’ailleurs. Ainsi, la traditionnelle taillaule se pare de rouge grâce à la couleur unique de la praline, la tarte Tropézienne allie crème chantilly légère avec la traditionnelle crème pâtissière, les fameux cornets à la crème se parent de multiples couleurs,…et la liste est longue. Il aime également proposer des spécialités typiquement suisses comme sa fameuse tresse d’un mètre cinquante, les caracs ou encore la tarte aux raisinets meringuée. Le mieux étant de les admirer puis de les déguster sur place pour le plus grand plaisir des papilles.

Depuis quelques temps, il souhaitait proposer ses succulentes pâtisseries et ses bons petits pains au vallon. C’est chose faite!

Le 15 décembre, la boulangerie de la Brévine s’installera à la Grand-Rue 5 à Fleurier !

Plus d’infos sur : https://www.facebook.com/chocolaterielabrevine

COVID-19 : EN RAISON DE LA SITUATION HOSPITALIÈRE CRITIQUE, NEUCHÂTEL DÉCLARE LE NIVEAU D’ALERTE ROUGE ET PREND DE NOUVELLES MESURES

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Image by Elliot Alderson from Pixabay
Image by Elliot Alderson from Pixabay

En raison de la dégradation rapide de la situation sanitaire, notamment sur le plan de la saturation des capacités hospitalières tant en Suisse que dans le Canton, le Conseil d’État déclare le niveau d’alerte rouge et prend de nouvelles mesures. De plus, le Conseil d’État et le Réseau Hospitalier Neuchâtelois (RHNe) enjoignent vivement l’ensemble de la population à respecter strictement les gestes barrières, se faire vacciner ou s’inscrire pour recevoir une dose de rappel dès que possible.

La situation épidémiologique se péjore fortement dans le canton de Neuchâtel avec une moyenne de 200 cas par jour actuellement. Les chaines de contamination sont multiples et touchent toutes les tranches d’âge avec également les écoles particulièrement impactées.

Le Réseau hospitalier neuchâtelois sous forte tension

Dans ce cadre et comme annoncé depuis plusieurs mois, la situation communautaire se répercute immanquablement sur la situation hospitalière. Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) est passé en mode de situation de crise depuis le jeudi 9 décembre. Le dispositif stationnaire est saturé, avec 385 patients hospitalisés sur l’ensemble des sites, pour une capacité habituelle de 330 lits. Pour la seule journée du 7 décembre, un afflux important de 10 cas Covid a nécessité une hospitalisation. Ce fort afflux de malades COVID vient s’ajouter à une activité générale très soutenue en cette période de l’année, notamment aux urgences et au bloc opératoire. En parallèle le RHNe doit faire face à une augmentation massive des consultations aux urgences adultes et pédiatriques avec également un impact sur tous les autres services qui remplissent leurs missions non Covid 24/24.

Le vendredi 10 décembre, 34 patients Covid étaient hospitalisés sur les différents sites, contre seulement 19 une semaine plus tôt. Si l’augmentation du nombre d’hospitalisations de cas Covid se poursuit au même rythme, la situation va rapidement devenir critique.

Comme dans le reste de la Suisse, la situation est particulièrement délicate aux soins intensifs (10 lits certifiés) et aux soins continus (4 lits certifiés, 8 depuis cette semaine). En flux tendus depuis octobre, les deux services accueillent à eux deux entre 12 et 16 patients depuis une semaine, dont un tiers de cas Covid nécessitant souvent un fort soutien ventilatoire (intubation ou ventilation non invasive) en parallèle aux autres patients devant bénéficier de soins critiques. Par ailleurs, face à l’afflux de patients, des dispositifs de ventilation non invasive ont été redéployés dans les étages.

Comme lors des précédentes vagues, le RHNe anticipe et adapte son dispositif pour répondre au mieux aux besoins de la population. Dans ce contexte, il a été décidé de fermer deux salles dédiées aux opérations non urgentes dès le lundi 13 décembre, soit 20% de son dispositif opératoire. Cela permettra de libérer des lits et du personnel spécialisé afin de faire face à l’afflux de patients non programmés. Une analyse au cas par cas est réalisée systématiquement pour chaque intervention chirurgicale nécessitant potentiellement des soins intensifs post-opératoires. Ces fermetures entraineront le report d’environ 20 opérations par semaine.

Contrairement aux précédentes vagues, les possibilités de transferts de cas nécessitant des soins intensifs sont très limitées : l’ensemble du système hospitalier suisse est saturé en même temps. Une augmentation significative du nombre de lits de soins intensifs et de soins continus, comme cela avait été réalisé à l’automne 2020, doit autant que possible être évitée dans la mesure où elle implique l’impossibilité de dispenser les soins nécessaires au reste de la population. Par ailleurs, elle serait limitée en raison de la pénurie nationale de personnel spécialisé.

De plus, après plusieurs mois de calme relatif, la pression épidémique se fait aussi ressentir dans les EMS. Une surveillance particulière est effectuée afin d’éviter une perte de contrôle qui alimenterait le transfert de résidents vers l’hôpital.

Nouvelles mesures cantonales

Face à cette situation aux conséquence potentiellement graves pour l’ensemble de la population en matière d’accès aux soins, le Conseil d’État considère qu’il ne peut pas attendre les éventuelles nouvelles mesures mises en consultations par le Conseil fédéral le 10 décembre 2021. Il élève par conséquent le niveau d’alerte cantonal au rouge et prend dès lors de nouvelles mesures qui entrent en vigueur dès lundi 13 décembre 2021 :

  • Extension du port du masque pour toutes les manifestations à l’extérieur sans certificat COVID-19, les marchés, les marchés de Noël, les chorales.
  • Établissements publics accessibles uniquement aux personnes possédant un certificat COVID-19 guéri ou vacciné (règle des «2G») pendant une période limitée. En ne permettant l’accès qu’aux personnes guéries ou vaccinées, le risque de contamination des personnes testées est supprimé. Le test ne protège pas contre la maladie.
  • Limitation temporaire à 10 personnes pour les manifestations privées. Actuellement, les réunions familiales et entre amis représentent un des moteurs de la transmission du virus. Une limitation de la taille permet d’éviter des clusters trop importants.

Le Conseil d’État adaptera d’ici les fêtes le dispositif cantonal aux éventuelles décisions de la Confédération et procédera à une évaluation régulière de la situation.

Des informations plus détaillées sur les mesures valables dans notre canton sont disponibles à l’adresse www.ne.ch/coronavirus.

Appel à la responsabilité et à la solidarité de toutes et tous

Devant la gravité de la situation, le Conseil d’État et RHNe enjoignent de plus la population dans son ensemble à se mobiliser et à respecter strictement les mesures ainsi que les gestes barrières. Les personnes présentant des symptômes doivent aller se faire tester sans tarder. Les autorités appellent de plus à faire preuve d’une extrême prudence dans la pratique d’activités, notamment sportives, afin d’éviter d’engorger les structures hospitalières.

Enfin, il est avéré que la vaccination limite le risque et prévient efficacement le développement des formes graves de la maladie et donc des hospitalisations. Il est donc plus important que jamais d’aller se faire vacciner pour celles et ceux qui ne le sont pas encore et qui peuvent le faire. Il est également vivement recommandé de s’inscrire pour recevoir son rappel C’est par les actions responsables et la solidarité de toutes et tous que nous arriverons à préserver ensemble notre système de santé et le bien-être de chacun-e sur la durée. Toutes les informations concernant la vaccination dans le canton de Neuchâtel sont à retrouver sur la page www.ne.ch/VaccinCovid.

Swissmedic approuve le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech pour les enfants de 5 à 11 ans

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Image by Spencer Davis from Pixabay
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Swissmedic a analysé avec soin toutes les données relatives à l’élargissement d’indication revendiqué pour le vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech (Comirnaty®). Les résultats des essais cliniques montrent que la vaccination est à la fois sûre et efficace dans cette tranche d’âge. Lors de sa réunion du 7 décembre 2021, l’organe indépendant de conseil scientifique HMEC (Human Medicines Expert Committee) a appuyé la décision de Swissmedic. Le vaccin pédiatrique contre le Covid-19 est administré en deux doses de 10 microgrammes à trois semaines d’intervalle, ce qui correspond au tiers de la dose administrée aux adolescents et aux adultes, et permet donc aux enfants âgés de 5 ans et plus en Suisse de se faire vacciner contre le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) conformément aux dernières recommandations vaccinales de la Confédération.

Dans le cadre de la primovaccination, le vaccin pédiatrique contre le Covid-19 est administré en deux doses à trois semaines d’intervalle. Ces doses sont plus faibles que celles injectées aux personnes de 12 ans et plus puisqu’au lieu de 30 microgrammes d’ARNm, les enfants reçoivent 10 microgrammes (0,2 ml), grâce à une dilution appropriée du produit. Le vaccin destiné aux enfants de 5 à 11 ans est par ailleurs moins concentré et contient d’autres sels tampons. Cette nouvelle formulation qui renferme d’autres excipients rend le vaccin Comirnaty® plus stable et permet de le conserver au réfrigérateur pendant dix semaines.

Efficacité clinique élevée chez les jeunes enfants

L’essai toujours en cours qui inclut plus de 1500 participants montre que ce vaccin contre le Covid-19 permet d’éviter presque totalement les pathologies graves causées par le virus SARS-CoV-2 chez les enfants de 5 à 11 ans, avec des effets indésirables dont la fréquence tend à être moindre que chez les adolescents et les adultes. Il s’agit notamment de douleurs au site d’injection, de fatigue générale, et plus rarement de maux de tête, de douleurs articulaires ou de fièvre. Ces effets généralement passagers étaient légèrement plus fréquents après la deuxième dose.

Surveillance du marché des vaccins contre le Covid-19

Les titulaires des autorisations restent tenus de fournir en permanence des informations sur la sécurité, l’efficacité et la qualité de leurs vaccins autorisés contre le Covid-19 à Swissmedic. L’institut continue à surveiller de près les bénéfices et les risques de tous les vaccins destinés à prévenir la maladie du coronavirus en Suisse et à l’étranger.

Les vaccins sont utilisés conformément aux recommandations de la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV). Cette dernière adapte en permanence les recommandations concernant les vaccins contre le Covid-19 aux nouvelles connaissances acquises sur les plan médical et scientifique.

Depuis fin novembre 2021, Swissmedic analyse également une demande d’élargissement d’indication aux enfants de 6 à 11 ans pour le vaccin contre le Covid-19 Spikevax® de Moderna. L’évaluation du bénéfice et des risques est encore en cours. La décision sera prise lorsque l’institut disposera de toutes les données nécessaires pour analyser la sécurité, la qualité et l’efficacité de cette préparation.

Le Bus des neiges roule pour une deuxième année

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© Hugo Vincent
Crédit photo: © Hugo Vincent

Le concept du Bus des neiges, lancé au Val-de-Travers en 2020 sous l’impulsion du réseau Mobilités de Destination Val-de-Travers, reprendra du service dès le 18 décembre avec une circulation tous les jours jusqu’au 6 mars. Atteindre les pistes de ski et les itinéraires balisés pour la raquette à neige sans voiture, c’est ce que propose le Bus des neiges.

En Bus des neiges pour le dernier kilomètre !

Avec sa flexibilité et ses faibles coûts, ce Bus complète l’offre des transports publics. Ainsi, des minibus sur réservation circuleront cet hiver, d’une part entre Couvet et le Centre nordique de Couvet / Creux du Van, et d’autre part entre Les Verrières et le Centre nordique des Cernets, tous les jours du 18 décembre 2021 au 6 mars 2022.

Les usagers des transports publics vont donc avoir accès aux pistes de ski de fond menant tout près du Creux du Van, à la cabane Perrenoud et son panorama jusqu’aux Alpes. Ils pourront aussi réaliser une traversée des hauts plateaux enneigés en direction des restaurants de la Rondenoire ou des Rochats, et poursuivre sur Mauborget, Les Cluds et Les Rasses. Ces 3 localités étant desservies par des bus de Car Postal ou TRAVYS, il sera donc possible de rentrer chez soi commodément, soit par Yverdon-les-Bains, soit par Sainte-Croix et le Car Postal pour La Côte-aux-Fées et Buttes.

Du côté des Cernets, des parcours balisés pour la raquette à neige se rajoutent aux 52 km de pistes de ski de fond classique et skating de renommée aux confins de la vallée des fées, toujours au départ de l’hôtel-restaurant des Cernets. Une étape idéale lorsqu’on entreprend la Traversée du Jura Suisse à ski de fond (TJS, dont 60 km sur le territoire neuchâtelois) ou la Grande Traversée du Jura Français (GTJ). Un fondeur parcourant la Piste du Cernil jusqu’à La Brévine pourra ainsi revenir à son point de départ en fin de journée… ou inversement !

Pas moins de trois structures différentes dans le canton

Lier la mobilité douce et les sports d’hiver, c’est le défi que se sont lancés plusieurs acteurs des transports et du tourisme dans le canton de Neuchâtel il y a quelques années déjà. Ainsi, pas moins de trois structures de transport « spécial hiver » différentes permettront aux usagers d’arriver au pied des pistes : le Nordic’BUS, le Snowbus et le Bus des neiges.

Le Snowbus circule entre Neuchâtel et Le Crêt-du-Puy / Les Bugnenets / Les Savagnières. Également situé dans les hauteurs du Val-de-Ruz, le Nordic’BUS relie Cernier à Tête-de-Ran via Les Hauts-Geneveys et La Vue-des-Alpes. Les deux lignes de Bus des neiges relient Couvet au Couvent / Creux du Van, ainsi que Les Verrières aux Cernets.

Réduire son empreinte carbone

Le Bus des neiges est une offre née du constat de parkings encombrés au départ des randonnées à ski et en raquettes. Grâce à la collaboration avec les services de transports régionaux, les adeptes de sports de neiges peuvent se rendre en montagne de manière plus respectueuse du climat. Le Bus des neiges dessert exclusivement des régions, huit au total entre le col du Julier et le Val-de-Travers, qui étaient jusqu’à présent accessibles en voiture mais pas en transports publics. La phase pilote de trois ans a montré que le service répond à un réel besoin. C’est pour cette raison que l’offre a été reprise par le Club Alpin Suisse CAS, avec le soutien de l’ATE Association transports et environnement.

Informations pratiques :

  • Dates de circulation : Sur réservation uniquement, du 18 décembre au 6 mars, tous les jours.
  • Les réservations pour le Bus des neiges se font en ligne et jusqu’à 18h00 le jour précédent. La course demandée a lieu dès 2 participants inscrits (feu vert), et sinon l’utilisateur est averti afin de pouvoir planifier autrement sa journée du lendemain.
  • Départ et arrivée pour le Bus des neiges du Centre nordique de Couvet / Creux du Van depuis la gare de Couvet. Horaires de circulation et réservation : https://schneetourenbus.ch/fr/itineraires/couvet-lecouvent/
  • Départ et arrivée pour le Bus des neiges du Centre nordique des Cernets depuis la gare des Verrières. Horaires de circulation et réservation : https://schneetourenbus.ch/fr/itineraires/lesverrieres-lescernets/
  • Tarif : CHF 12.00 l’aller simple. Groupes dès 6 personnes : CHF 9.00 / personne.
  • Le ski de fond au Val-de-Travers : https://www.myvaldetravers.ch/ski-de-fond/

Coronavirus : le Conseil fédéral met deux variantes en consultation avec des mesures supplémentaires

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Si l’évolution défavorable de la situation en matière de coronavirus se poursuit, le Conseil fédéral souhaite pouvoir prendre rapidement les décisions qui s’imposent. Lors de sa séance du 10 décembre 2021, il a donc décidé de mettre en consultation deux variantes avec des mesures supplémentaires. La première prévoit, pour les espaces intérieurs, l’introduction de la règle dite des « 2G » (accès aux seules personnes vaccinées et guéries) avec obligation de porter le masque et de consommer assis. L’accès aux établissements culturels et aux installations de sport et de loisirs ainsi qu’aux manifestations serait réservé aux personnes vaccinées ou guéries. Un test négatif serait en outre nécessaire (règle des « 2G + ») lorsqu’il n’est pas possible de porter le masque ou de consommer assis, comme dans les discothèques, les bars et pour certaines activités de loisirs. La seconde variante prévoit de fermer les endroits où il n’est pas possible de porter le masque. Dans les deux cas, les mesures de base sont renforcées avec le travail à domicile obligatoire et la limitation des rencontres privées par exemple. La consultation court jusqu’au 14 décembre. Le Conseil fédéral a parallèlement lancé la consultation relative au retour de la prise en charge des coûts de dépistage afin de mettre en œuvre aussi rapidement que possible le mandat que lui a confié le Parlement.

La situation épidémiologique est très critique et son évolution défavorable. Le nombre d’infections avec le variant Delta, qui prédomine actuellement, est très élevé et la charge qui pèse sur les unités de soins intensifs a fortement augmenté en raison de la hausse du nombre de patients COVID-19 des tranches d’âge moyennes et supérieures qui y sont soignés. Cette hausse devrait perdurer ces deux prochaines semaines et, selon les estimations de la Task force scientifique nationale, le premier palier critique des 300 patients COVID-19 en soins intensifs pourrait être atteint mi-décembre. Or c’est à partir de ce seuil qu’il n’est plus possible de garantir une offre de soins optimale à tous les patients hospitalisés, les établissements devant repousser certains traitements. Si l’on ne réussit pas à casser cette tendance, c’est avec 400 patients COVID-19 en soins intensifs qu’il faudra compter d’ici à Noël.

Sans compter que les cas du nouveau variant fortement contagieux Omicron devraient se multiplier en Suisse ces prochaines semaines et que cette souche du virus pourrait devenir, selon son degré de contagiosité, prédominante dès la mi ou la fin janvier. Actuellement, on ne connaît pas encore sa dangerosité, de même qu’on ne sait pas à quel point les vaccins actuels protègent d’une infection ou de graves complications.

Mesures supplémentaires : deux variantes à l’étude
Au vu de l’occupation élevée des lits aux soins intensifs dans notre pays et des incertitudes relatives au variant Omicron, il est important de freiner la circulation du virus Delta afin de diminuer la pression sur les hôpitaux. Lors de sa séance du 3 décembre, le Conseil fédéral avait déjà décrété un certain durcissement des mesures. On ne saura que dans les prochains jours si ces mesures sont bien respectées et si elles permettent de casser la tendance en matière d’hospitalisations.

Afin d’être prêt pour le cas où elles ne suffiraient pas, le Conseil fédéral envoie deux variantes avec de nouvelles mesures en consultation auprès des cantons, des partenaires sociaux, des commissions parlementaires compétentes et des associations concernées. Toutes les mesures
entravent la vie sociale et économique et concernent tant les personnes vaccinées et guéries que celles qui ne le sont pas.

Variante 1 : règle des « 2G » avec obligation de porter le masque et de consommer assis
La variante 1 prévoit la mise en place à grande échelle de la règle des « 2G ». Autrement dit, là où prévaut actuellement la règle des « 3G » (accès pour les personnes vaccinées, guéries ou testées négatives) à l’intérieur, c’est désormais la règle des « 2G » qui s’appliquerait (accès aux seules personnes vaccinées et guéries). Cela permettrait de réduire drastiquement le risque épidémiologique, car chez ces personnes, une infection ne conduit généralement pas à des complications et ne nécessite donc pas non plus une hospitalisation.

La variante 1 prévoit également d’introduire une obligation de porter le masque et de consommer assis dans ces endroits. La règle des « 2G » concernerait aussi les restaurants et les lieux de restauration dans les manifestations. Les participants à ces dernières pourraient consommer assis à leur place. S’agissant des manifestations de plus de 300 personnes se déroulant à l’extérieur, la règle des « 3G » resterait en vigueur.

Dans cette variante, certaines activités resteraient possibles sans masque ni obligation de consommation assis, mais dans ce cas, l’accès serait réservé aux personnes vaccinées ou guéries qui devraient en outre présenter un résultat négatif de dépistage COVID. Cette règle dite des « 2G + » s’appliquerait par exemple aux discothèques, aux bars ainsi qu’à certaines activités sportives et culturelles de loisirs telles que les répétitions de chant ou de musique à vent. Le dépistage obligatoire doit permettre de garantir qu’aucune personne infectée ne participe à une manifestation non soumise à l’obligation de porter le masque et de consommer assis. Lorsqu’ils souhaitent éviter aussi ces obligations, les établissements comme les centres de fitness et les restaurants, ainsi que les manifestations soumis à la règle des « 2G » doivent pouvoir opter librement pour celle des « 2G + ».

Variante 2 : fermeture partielle
La variante 2 prévoit elle aussi une règle des « 2G » avec port du masque obligatoire. Mais contrairement à la variante 1, elle prévoit de fermer tous les endroits où il n’est pas possible de porter le masque, notamment les espaces intérieurs des restaurants, les centres de fitness, les discothèques et les bars. Il ne serait plus possible de boire ou de manger dans les stades fermés. Les activités sportives et culturelles de loisirs qui se pratiquent à l’intérieur resteraient autorisées si les personnes peuvent porter un masque. Elles le resteraient de toute façon pour les jeunes de moins de 16 ans.

Discussion concernant d’autres fermetures
Lors de sa séance, le Consei fédéral a aussi évoqué la possibilité d’autres fermetures, qui concerneraient notamment l’ensemble des espaces intérieurs, qu’ils soient culturels, sportifs ou de loisirs. Les salons professionnels et grand public seraient également interdits, de même que les manifestations se déroulant à l’intérieur. En revanche, les commerces, les restaurants des hôtels (pour les clients de l’hôtel) et les prestataires de service (salons de coiffure, banques, postes) ne seraient pas fermés. Des exceptions seraient en outre prévues pour les manifestations religieuses ou politiques jusqu’à 50 personnes, le secteur professionnel du sport et de la culture ainsi que les activités sportives et culturelles des jeunes de moins de 16 ans.

Mesures de base renforcées pour les rencontres privées, au travail et dans les écoles
Le Conseil fédéral propose de compléter les deux variantes ci-dessus par une série de mesures de base qui prévoient un durcissement des règles pour les rencontres privées, au travail et dans les hautes écoles.

Événements privés à l’intérieur
Des restrictions supplémentaires seraient ainsi imposées aux personnes non immunisées dans le cadre des rencontres privées. Ces rencontres seraient limitées à cinq personnes (enfants compris) dès lors qu’une personne de plus de 16 ans non vaccinée ou non guérie y participe. S’il
fallait décider des fermetures supplémentaires, les rencontres privées seraient limitées à cinq personnes, indépendamment du fait que les personnes soient immunisées ou non. Cette règle vise à empêcher que les rencontres et activités annulées en raison des fermetures ne soient transférées dans la sphère privée, avec le risque d’atténuer l’effet des restrictions.

Obligation du travail à domicile
Par ailleurs, le Conseil fédéral remet sur la table l’obligation de travailler à domicile. Il estime qu’il ne serait pas pertinent de conserver la recommandation de télétravail si des fermetures devaient être décidées. La règle des « 2G » ou des « 3G » ne s’appliquerait pas aux personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile. Si leur présence sur place est indispensable, celles-ci resteraient soumises à l’obligation de porter un masque dans les locaux partagés par plus d’une personne.

Port du masque obligatoire dans les écoles
Outre les tests répétés, le masque est un outil central pour réduire la circulation du virus. Comme pour les trains de mesures précédents, le Conseil fédéral propose d’imposer le port du masque uniquement au niveau secondaire II. Il recommande toutefois vivement aux cantons
d’introduire le port du masque également aux niveaux inférieurs.

Enseignement à distance dans les hautes écoles
Le Conseil fédéral propose par ailleurs de réintroduire l’enseignement à distance dans les universités et les hautes écoles spécialisées. Les examens, quant à eux, pourraient se tenir sur place. De nombreuses hautes écoles interrompent de toute façon leurs cours durant la période de Noël et, dans les universités, le semestre de printemps commence seulement à la mi-février 2022.

Restrictions de capacité dans le commerce de détail et sur les domaines skiables
Les acteurs du commerce de détail et des domaines skiables ont spontanément proposé de s’imposer des restrictions de capacité sur une base volontaire pour contenir la transmission du virus dans leur secteur d’activité et contribuer à limiter la circulation du virus dans le pays. Pour ces raisons, le Conseil fédéral propose de ne pas prendre de mesures supplémentaires dans ces domaines pour l’instant.

Consultation sur la prise en charge des tests de dépistage
Lors des délibérations sur la loi COVID-19, le Parlement a récemment décidé que la Confédération doit reprendre à sa charge une partie des tests de dépistage. Le mandat du Parlement doit être mis en œuvre aussi rapidement que possible. C’est pourquoi le Conseil fédéral a soumis
aujourd’hui aux cantons, aux partenaires sociaux et aux commissions parlementaires concernées les modifications d’ordonnance correspondantes pour consultation. Si les deux Chambres confirment leur décision lors du vote final le 17 décembre, le nouveau système de remboursement des tests entrera en vigueur le 18 décembre.

Concrètement, ce système prévoit la prise en charge des tests donnant lieu à un certificat COVID. La Confédération remboursera les tests rapides antigéniques et les tests PCR salivaires groupés. Les tests PCR individuels ne seront en revanche par remboursés, tout comme les autotests et les tests sérologiques, qui ne fournissent aucune information médicale ou épidémiologique. La prise en charge des tests PCR individuels entraînerait une forte hausse de la demande et donc une surcharge pour les laboratoires. Pour cette raison, ces tests doivent continuer d’être réservés en priorité aux personnes symptomatiques, aux personnes qui ont été en contact avec des personnes infectées ou pour les diagnostics de confirmation. Quant aux autotests et aux tests sérologiques, ils ne sont pas pertinentes pour lutter contre la pandémie, raison pour laquelle ils ne seraient pas remboursés non plus.

Consultation relative aux tests pour l’entrée en Suisse
L’obligation imposée récemment à toutes les personnes – y compris vaccinées ou guéries – de présenter un test avant et après leur entrée en Suisse a soulevé plusieurs questions pratiques. C’est pourquoi le Conseil fédéral consulte aussi les cantons et les secteurs concernés au sujet
des adaptations à apporter à ce régime de test.

Conférence de presse

Coronavirus (COVID-19): décisions du Conseil fédéral avec: Guy Parmelin, président de la Confédération, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) Alain Berset, conseiller fédéral, chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) Sous la direction du vice-chancelier André Simonazzi, porte-parole du Conseil fédéral

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