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20 mai 2022
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Respect des bordures-tampon par l’agriculture neuchâteloise

Photo: bordure-tampon entre un champ cultivé et une forêt au Val-de-Ruz (crédit: service de l’agriculture).

Une étude menée en 2020 par Pro Natura et le WWF sur le respect des bordures-tampon par l’agriculture dans le canton de Neuchâtel mettait en lumière certaines lacunes quant au respect des directives fédérales. En 2021, afin d’avoir une vision précise et formelle de la situation, le Département du développement territorial et de l’environnement (DDTE) a mandaté l’ANAPI (Association neuchâteloise des agriculteurs en production intégrée ; organisation cantonale de contrôle agricole) pour effectuer une campagne de contrôles à large échelle, ceci en collaboration avec les deux ONG précitées et la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture (CNAV). Les résultats sont probants.

Les bordures-tampon sont les surfaces faisant le lien entre la production agricole (champs cultivés et prés) et les zones naturelles sensibles : berges des cours d’eau, lisières de forêts, haies et milieux protégés. Elles doivent impérativement être couvertes d’herbe et aucun intrant n’y est toléré (fumure organique et minérale et produits phytosanitaires). Selon les cas, leur largeur prescrite varie entre 3 et 6 mètres. La mise en place de ces bordures-tampon est une condition de base pour bénéficier des paiements directs agricoles selon l’ordonnance fédérale (OPD).

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Dans le cadre de la campagne de contrôles, certains endroits particulièrement sensibles ont été ciblés, soit le long de certaines lisières forestières mais surtout des cours d’eau et plans d’eau (notamment le bassin du Seyon, de l’Areuse, des Bieds des vallées des Ponts et de La Brévine et les bords du lac des Taillères). Pour ce faire, l’ANAPI (Association neuchâteloise des agriculteurs en production intégrée) a non seulement ciblé les contrôles de routine sur ce sujet, mais a également mobilisé deux spécialistes.

Sur les 157 kilomètres de berges et de lisières de forêts qui ont été scrupuleusement contrôlés, il s’avère que seuls 2,6 km pouvaient donner lieu à sanctions pour non-respect des normes, soit 1,6% (treize cas). Les contrôles de routine ont relevé quant à eux, 515 mètres non conformes (cinq cas). Tous ces cas ont été annoncés à l’office des paiements directs qui a effectué les réductions de contributions conformément à l’ordonnance fédérale (OPD).

En 2020, les ONG identifiaient 35 % de non-respect. Il y a donc une amélioration de la situation. Les ONG tiennent toutefois à préciser qu’elles ont utilisé une méthodologie différente de celle de l’ANAPI. Une partie des cas qu’elles ont relevés concernait des infractions de petites dimensions, inférieure à 10 mètres et n’induisant pas de sanctions au sens de l’OPD. Si une indéniable amélioration est à saluer, cette différence méthodologique explique également une partie de l’écart entre les résultats des deux contrôles.

Le Département du développement territorial et de l’environnement, la Chambre neuchâteloise d’agriculture et de viticulture, Pro Natura et le WWF expriment leur satisfaction quant aux résultats très positifs de l’enquête 2021 et sont confiants qu’ils s’inscriront dans la durée.

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