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Val-de-Travers
26 novembre 2022
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Pédaler vers la capitale, un goût anisé en bouche

Le Tour de France en Suisse 3/6 La Grande Boucle s’introduit en terres helvétiques par la route de l’absinthe. Cent kilomètres plus loin, Berne accueillera les coureurs. L’occasion de sortir le vélo du garage.

TdF

Entrer en Suisse par la douane des Verrières, c’est découvrir qu’on peut se fournir en fromage – fondue, raclette, gruyère – en introduisant des pièces dans un automate; qu’on peut transformer une station-service en maison habitable et même plutôt jolie. Bienvenue en Suisse. Le Tour de France quitte l’Hexagone et pénètre sur sol helvétique. Il fallait donc sortir le vélo, graisser la chaîne et monter en selle pour parcourir ces 275 kilomètres avant les coureurs du peloton. Eux s’élanceront entre le 18 et le 20 juillet.

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Dans notre dos, Pontarlier et le Doubs. En face, le Val-de-Travers plonge vers Neuchâtel. Entre-deux, la douane endormie à côté de laquelle le TGV Berne-Paris ne passe plus. Non loin, c’est La Brévine, la petite Sibérie suisse, qu’on ne verra pas.

Sur cette route en léger faux plat descendant, les panneaux indiquent la direction des mines d’asphalte et les séchoirs à absinthe. Les premières sont devenues des musées depuis la fin de l’exploitation des gisements de minerai, en 1986. Mais la fée Verte, elle, s’épanouit librement le long de cette route de l’absinthe où vingt-cinq distillateurs n’ont plus à cacher leurs alambics.

Mittelland nourricier

Il faut être naïf pour croire qu’on ne fait que descendre. Après Fleurier, Travers et Noiraigue, il s’agit de grimper jusqu’au tunnel de la Clusette. Ingrate récompense, la galerie s’étend sur un kilomètre dans l’obscurité et la pente ne fléchit pas (tronçon peu sécurisé, à éviter donc. Dans le cas contraire, monter sur le trottoir).

Quand on voit la lumière, c’est un autre monde. Le lac de Neuchâtel apparaît timidement où commence la vallée. On quitte le massif du Jura. En descente, la vitesse ne permet pas de tourner la tête: dommage, car on aurait aperçu le Creux-du-Van, mais de loin et sans le vertige. Sans même utiliser les jambes, le vélo nous emmène directement à Neuchâtel. Lorsque les arbres s’écartent, le lac offre des teintes azur à faire pâlir de jalousie les Lémaniques. Le compteur indique 45 kilomètres, une pause peut-être?

A Neuchâtel, on avale en vitesse un sandwich. Sa mayonnaise abondante restera longtemps sur l’estomac. Sans doute aurait-il fallu faire l’impasse sur le dessert. Sortir de la ville signifie emprunter une route cantonale et franchir une zone commerciale qui, au cycliste, n’apporte rien. Puis tout change subitement. Au-delà du canal de la Thielle, on change de langue et de paysage. Le cycliste en quête de quiétude quittera l’itinéraire principal pour celui plus bucolique à travers les champs du Mittelland bernois. Les itinéraires balisés de «La Suisse à vélo» le permettent. Il suffit de suivre les panneaux couleur bordeaux qui offrent également l’avantage de raccourcir le chemin vers Berne.

Avant la bagarre de baroudeurs

Les coureurs du Tour de France, eux, n’en auront que faire des champs et des chemins paisibles le 18 juillet. Alors que la capitale approche, on imagine les baroudeurs en quête de visibilité foncer à toute vitesse sur cette chaussée plate, comme s’ils ignoraient que leurs ambitions s’évanouiront sur les montagnes qui se dresseront le surlendemain. «Cette étape survient la veille d’une journée de repos. Et qui dit veille de journée de repos dit grande bagarre.» La prophétie du «régional de l’étape» Fabian Cancellara attendra le 18 juillet. Pour l’heure, seules quelques collines s’élèvent timidement sur le chemin. De la même manière qu’on a manqué le Creux-du-Van et La Brévine, on n’aperçoit pas le réacteur de la centrale nucléaire de Mühleberg. A croire que les organisateurs ont préféré dissimuler tout ça derrière la colline avant l’événement en mondovision.

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Au bout d’une descente, la banlieue bernoise patiente. Puis les coureurs tournoieront dans la ville et au bord de l’Aar avant de mettre pied à terre. Mais nous, on a trouvé la gare du premier coup. Un tiers de la route suisse du Tour est derrière nous. Demain, elle se durcit.

Source: http://www.24heures.ch/sports/pedaler-capitale-gout-anise-bouche/story/30244403

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