Une panne provenant de l’opérateur Swisscom a provoqué une coupure d’accès auxnuméros d’urgence dans la nuit de jeudi 8 au vendredi 9 juillet 2021.
Une panne générale du réseau de téléphonie Swisscom a impacté les numéros des services d’urgence ainsi que celui de la Centrale Neuchâteloise d’Urgence (CNU) du jeudi 8 juillet 23h13 au vendredi 9 juillet 07h53. Lorsque l’on composait un numéro d’urgence une solution de redondance a permis de dévier automatiquement les appels d’urgence sur un numéro de secours auprès de la Centrale Neuchâteloise d’Urgence (CNU). Dans certains cas, un courriel indiquait aux centralistes le numéro de l’appelant à recontacter. Cinquante appels, ce qui correspond à la moyenne nocturne, ont pu être traités dans cette nuit du jeudi au vendredi et toutes les interventions se sont normalement déroulées.
De plus, un numéro alternatif de secours, à disposition du public, a immédiatement été communiqué via l’application et le site internet https://www.alert.swiss. Ce numéro de téléphone est valable uniquement durant la panne de réseaux et ne doit plus être utilisé dès lors que être utilisé dès lors que l’incident est résolu.
A noter que les moyens de communication de la police, à savoir le système de radio polycom, n’a pas été affecté par cet incident.
Par mesure de précaution, les patrouilles de police ont été déployées sur le terrain pour répondre aux éventuelles demandes directes de citoyens tandis que les bornes d’appel situées aux différents postes de polices permettent toujours et en tout temps de joindre la centrale.
Les mesures prises lors de cet incident sont le fruit des réflexions et de solutions mises en place à la suite de la dernière panne Swisscom survenue il y un peu plus d’une année. Dans le cas où des personnes n’auraient pas pu joindre la police malgré le dispositif de secours mis en place, nous les prions de prendre contact avec la police neuchâteloise.
L’UE a reconnu officiellement l’équivalence du certificat COVID suisse. De son côté, la Suisse reconnaît les certificats délivrés par les États membres de l’UE et de l’AELE.
L’UE a reconnu officiellement le certificat suisse. Dans le même temps, la Suisse a garanti la reconnaissance des certificats délivrés par les États membres de l’UE et de l’AELE. Le certificat suisse est relié à l’interface numérique de l’UE et peut être utilisé depuis la nuit dernière, du 8 au 9 juillet, dans l’ensemble de l’espace UE/AELE. Dès le début du développement du certificat suisse, une haute priorité a été accordée à la compatibilité internationale.
L’objectif du « certificat COVID numérique de l’UE » est de faciliter les voyages pendant la pandémie de COVID-19. Il appartient à chaque État de définir les modalités précises d’utilisation du certificat. Chaque État définit ses propres dispositions d’entrée et est libre de les adapter à l’évolution de la situation épidémiologique. Il est important pour les voyageurs munis du certificat de s’informer en continu sur les dispositions en vigueur pour entrer dans le pays de destination.
Engagé dès le 1er juin 2021, le Canado-Suisse Robin Leblanc doit finalement renoncer à son poste, à regrets, pour des raisons professionnelles. Il est remplacé avec effet immédiat par l’ancien international Philippe Marquis, coach assistant depuis 5 ans.
Le Canado-Suisse Robin Leblanc avait été engagé avec effet dès le 1er juin 2021, à temps partiel puisqu’il n’avait la charge que de la 1ère équipe (2e ligue) du club fleurisan. Engagé à temps complet par une grande firme américaine dès le 1er juillet 2021, la compatibilité temporelle des deux activités s’est rapidement avérée ne pas être possible. Aussi Robin Leblanc a-t-il dû se résoudre à renoncer à son poste de coach des Jaune et Noir. « Je suis évidemment très déçu de cette situation car j’ai eu énormément de plaisir à découvrir ce club et mes joueurs, avec qui nous avons très bien travaillé durant la préparation physique, admet Robin Leblanc. Le feeling a aussi très bien passé avec eux et je suis triste de les quitter maintenant. Je serai leur premier supporter et espère pouvoir venir les soutenir quelques fois cette saison ».
Face à cette nouvelle subite, le comité du CP Fleurier a très rapidement trouvé une excellente solution.
En effet, c’est le Vallonnier et ancien international Philippe Marquis qui, sollicité, a accepté de reprendre la charge d’entraineur principal avec effet immédiat. Au terme de sa carrière de joueur professionnel et après 13 saisons à Fribourg-Gottéron, Philippe Marquis était revenu au sein de son club formateur et avait alors endossé le rôle de coach de la première équipe, poste qu’il avait assumé plusieurs saisons avant de se consacrer au mouvement junior. Depuis 5 saisons, il assumait également le rôle de coach assistant de la 1ère équipe, si bien qu’il connait parfaitement tout son effectif. Il sera épaulé par un nouvel assistant, Alain Valentini, ancien joueur et capitaine des Jaune et Noir, qui avait intégré la direction technique de l’équipe après avoir mis un terme à sa carrière il y a une année.
La cérémonie qui a officialisé l’incorporation des nouveaux sapeurs-pompiers au sein du service de défense incendie et de secours du Val-de-Travers (SDIS) s’est déroulée le vendredi 2 juillet dernier à Fleurier. Elle a également été l’occasion de remercier de nombreux jubilaires.
Cette soirée a mis un terme à la formation de base donnée au centre de formation de l’Etablissement cantonal d’assurance et de prévention (ECAP) et à l’interne de notre SDIS. En 2021, huit valeureuses recrues incorporées au début de l’année ont suivi ces cours : Habib Adou Doua, Patrice Aeschbacher, Sylvain Flury, Adel Ifrihaddadene, Mallory Oppel, Aurélien Pétremand, Robert Schorderet et Luca Sorrenti.
Les nouveaux sapeurs-pompiers ont été informés sur la gestion des alarmes et leur comportement en intervention.
Cette cérémonie a également été l’occasion de remercier et féliciter les jubilaires suivants :
Pour 10 ans d’activités :
Caporal Damien Walther
Appointé Valentin Piaget
Sapeure Cindy Sunier
Mme Valérie Dell’Orefice
Pour 20 ans :
Capitaine Alexandre Fink
Premier-lieutenant Sébastien Burri
Premier-lieutenant Cédric Maeder
Pour 30 ans :
Premier-lieutenant Daniel Zayan
Le Conseil communal et l’Etat-major du SDIS tiennent à chaleureusement féliciter ces huit personnes ainsi que les jubilaires pour leur engagement citoyen et leur grand dévouement au service de la collectivité publique vallonnière.
Une cérémonie marquant l’accrochage des portraits de l’ancienne conseillère d’État Monika Maire-Hefti et de l’ancien conseiller d’État Jean-Nathanaël Karakash s’est déroulée ce lundi 5 juillet 2021 au Château de Neuchâtel. Ce vernissage s’est tenu en présence de leurs anciens collègues du gouvernement, de l’actuel Conseil d’État in corpore et de membres de leurs familles respectives. Ces portraits sont une tradition neuchâteloise depuis plus de 60 ans.
Le portrait de Monika Maire-Hefti, ancienne conseillère d’État et cheffe du Département de l’éducation et de la famille (DEF) de 2013 à 2021, a été réalisé par Eveline Perroud, une photographe de La Chaux-de-Fonds. Quant au portrait de Jean-Nathanaël Karakash, ancien conseiller d’État et chef du Département de l’économie et de l’action sociale (DEAS) de 2013 à 2021, il est l’œuvre d’Albertine Mermet, une artiste-peintre du Val-de-Travers. Ces deux œuvres ont été dévoilées en fin de journée lundi 5 juillet 2021 au Château de Neuchâtel à l’occasion d’une traditionnelle cérémonie officielle. Celle-ci s’est déroulée en présence des anciens collègues du Conseil d’État, de leurs familles respectives et de l’actuel Conseil d’État in corpore.
Une longue tradition neuchâteloise La réalisation des portraits des conseillères et conseillers d’État neuchâtelois-e-s découle d’une initiative prise en 1957 par M. Jean Convert, artiste peintre. Elle a été instaurée par le conseiller d’État Pierre-Auguste Leuba (1905-1965) et s’inspire de la pratique mise en place depuis le début des années 1920 par les recteurs de l’Université, époque depuis laquelle les rectrices et recteurs sont en effet «portraitisé-e-s». Le premier portrait peint a été celui du conseiller d’État André Sandoz (1911-2006), qui a siégé au gouvernement de 1953 à 1960. Depuis leur introduction en 1957 et jusqu’en 2002, les portraits des conseillères et des conseillers d’État ne pouvaient être réalisés que sous forme d’huile sur toile. La formule a été ouverte à la photographie depuis 2002. Depuis 2009, il est également possible de choisir la réalisation de son portrait au moyen de la peinture acrylique. Ce sont désormais 30 portraits d’ancien-ne-s membres de l’exécutif neuchâtelois qui ont été réalisés.
Des règles précises pour la réalisation Les conditions réglant la réalisation des portraits des conseillères et conseillers d’État sont fixées par voie d’arrêté. L’exécution du portrait doit ainsi être confiée – au choix de la conseillère ou du conseiller d’État – à un artiste-peintre ou un photographe d’origine neuchâteloise, habitant dans le canton depuis au moins cinq ans ou justifiant d’un lien étroit avec le canton. Le format du tableau est fixé et certaines mesures doivent être respectées afin d’assurer à l’ensemble des oeuvres une homogénéité. Le portrait photographique peut être réalisé en couleur ou en noir et blanc. L’oeuvre devient ensuite propriété de l’État et est exposée, avec les autres portraits récents, dans la salle des Chevaliers du Château de Neuchâtel, une salle que le public peut découvrir lors des visites guidées du Château.
Les artistes en bref Eveline Perroud est née à Saint-Gall. Domiciliée à La Chaux-de-Fonds et originaire du Canton de Neuchâtel, elle est au bénéfice d’une formation de photographe et a obtenu un CFC à l’École d’art de Zurich. Elle a notamment séjourné durant une année à Toronto (Canada). Elle est photographe indépendante depuis 1990 et a obtenu des mandats pour l’industrie horlogère, l’architecture, des portraits et des reportages. Eveline Perroud a aussi participé à des nombreux livres de luxe et des magazines reconnus. Elle est également membre fondatrice du comité d’organisation de «La Nuit de la Photo» de La Chaux-de-Fonds.
Albertine Mermet est née et a grandi au Val-de-Travers au sein d’une famille de musicien-ne-s, amateurs et amatrices d’art. Elle étudie le dessin et la peinture à l’Académie de Meuron de Neuchâtel pendant trois ans, avant de se spécialiser en illustration à l’école Pivaut de Nantes. Travaillant principalement à l’aquarelle, elle ressent le besoin de s’exprimer également au travers d’autres médias (peinture, gravure, installations, scénographie). Elle met régulièrement sur pied des expositions et spectacles pluridisciplinaires collaboratifs qui s’inscrivent dans sa démarche de créer des oeuvres collectives et immersives.
Est-il encore nécessaire de présenter Mike Horn, un homme reconnu dans le monde entier comme le plus grand explorateur des temps modernes, qu’il s’agisse de nager sur l’Amazone en solitaire et sans assistance ou de faire le tour du monde à l’équateur sans moteur, la liste des réalisations de Mike en tant qu’explorateur solitaire est sans précédent.
Aujourd’hui et pendant les 5 semaines, Mike Horn vous emmène découvrir “sa Suisse” : les lieux qu’il affectionne, ceux qui lui ont permis de renforcer sa passion pour l’exploration et l’aventure, et la culture dans laquelle il a grandi ! Et pour débuter, Mike Horn vous présente la région: les gorges de l’Areuse et le Creux du Van notamment.
De la fin juin à la mi-septembre, il faut s’attendre à des embouteillages et à des perturbations du trafic en raison des départs en vacances, surtout du vendredi au dimanche. La circulation sera perturbée principalement dans les grandes ag-glomérations, sur les tronçons de raccordement, au Gothard et dans les régions touristiques. La situation sanitaire actuelle pourrait également entraîner des re-tards supplémentaires aux postes de douane. Veuillez vous informer en temps utile sur les dispositions régissant l’entrée dans les pays voisins.
Les effets du trafic des vacanciers se feront surtout sentir sur l’A2 et en particulier dans les régions de Zurich, Berne, Bâle, Lucerne, Lugano et dans le secteur du tun-nel du Gothard. Des embouteillages seront également possibles sur la route du San Bernardino (A13). En direction du sud, il faudra s’attendre à des embouteillages et des ralentissements, surtout en juillet et en août, et en direction du nord, à une circu-lation intense, notamment de la mi-juillet à la mi-septembre. Par ailleurs, une aug-mentation du trafic est à prévoir les week-ends sur tout le territoire en cas de beau temps.
Autoroutes
Des bouchons et des ralentissements sont à prévoir sur les tronçons suivants :
A1 agglomération de Zurich
A1 Härkingen – Wangen a.A.
A1/A6 région de Berne
A1 région de Lausanne
A1 Genève (départs pour la France)
A2 Bâle
A2/A14 région de Lucerne
A2 Altdorf – Biasca (tunnel routier du Gothard)
A2 Lugano – Chiasso (départs pour l’Italie)
A3 Walenstadt – Reichenburg
A8 Interlaken – Spiez
A8 Sarnen – échangeur du Lopper
A13 Coire Nord – Reichenau
A13 Sarganserland – Zizers
Routes principales et postes de douane
Les tronçons ci-après pourront être temporairement surchargés :
Spiez – Kandersteg (voyage aller)
Gampel – Goppenstein (voyage retour)
Brunnen – Flüelen (Axenstrasse)
Raron – Brigue
Bellinzone – Locarno
Tronçons de diverses routes principales de l’Oberland bernois, des Grisons et des vallées latérales valaisannes
Des temps d’attente seront également possibles aux postes de douane de Bardonnex, de Chiasso, d’Au, de Koblenz, de St-Margrethen et de Thayngen.
Ferroutage
En été, les gares de transbordement seront moins fréquentées qu’en hiver. Bien que des délais d’attente soient possibles, ils seront courts par rapport aux mois d’hiver. Les trains de la ligne de l’Oberalp ne circuleront plus durant les mois d’été ; la route du col sera accessible aux usagers de la route.
Les achats-tests d’alcool constituent une mesure importante de la politique de protection de la jeunesse. Ils permettent d’évaluer l’application des dispositions légales dans le canton et de promouvoir des comportements favorables à la protection de la jeunesse. Pour l’année 2020, le taux de vente illégale est de 39%.
Depuis plusieurs années des achats-tests d’alcool sont réalisés dans le canton grâce à un soutien financier de la Dîme de l’alcool. C’est la Ville de Neuchâtel qui a amorcé cette démarche en collaboration avec la Croix-Bleue. À Neuchâtel, ces achats-tests ont montré de très bons résultats avec une baisse de plus de 70% des ventes illégales en 7 ans (de 57% en 2012 à 12% de ventes illégales en 2019). C’est pourquoi, le service de la santé publique (SCSP) a repris le pilotage des achats-tests en 2020 afin qu’ils puissent être effectués sur tout le territoire cantonal. Le but étant de développer une vision de la situation concernant la vente illégale d’alcool aux mineurs dans la durée et sur tout le territoire, de renforcer la protection de la jeunesse et de favoriser la responsabilité de toutes les actrices et tous les acteurs de la société en matière de prévention.
Résultats des achats-tests Initialement prévus pour mi-avril, les achats-tests de l’année 2020 ont été répartis sur toute l’année en raison de la situation sanitaire et de la fermeture des établissements publics. 402 achats-tests ont abouti. Ils ont été réalisés sur 21 communes. Le taux de vente illégale observé est de 39%, soit 156 ventes. On constate que dans la plupart des ventes illégales, aucune vérification d’âge n’a été effectuée. Ce taux de vente illégale est élevé. Cependant, le SCSP tient à rappeler que les résultats correspondent aux proportions attendues. Effectivement, les achats-tests sont une démarche efficace sur le long terme. De plus, l’année 2020 a été particulière pour les établissements publics et les lieux de vente qui ont dû mettre en place un grand nombre de nouvelles mesures sanitaires. Les établissements publics et les lieux de vente ont un rôle important à jouer dans la protection de la jeunesse. Effectivement, le meilleur moyen de se prémunir d’une vente illégale est le contrôle de l’âge. Afin de faciliter le travail du personnel de vente, la Croix-Bleue et l’Administration fédérale des douanes ont développé une application – Jalk ID Scan – qui permet de scanner une pièce d’identité et de calculer automatiquement l’âge. Le SCSP et Addiction Neuchâtel reprendront dès que possible l’organisation des cours de prévention «Acteurs de la vente alcool» qui étaient habituellement proposés après les sessions d’achats-tests.
Les habitants et les associations de Val-de-Travers regorgent de passions à partager. La Commune inaugure ce début d’été une action à l’intention de la population, invitée à une première découverte : celle du Qi Gong, du 5 au 10 juillet, à Môtiers.
Les qualités naturelles de Val-de-Travers sont multiples. Parmi elles se trouvent d’innombrables passions, que portent un riche secteur associatif et qui animent de nombreux habitants. Afin de les faire connaître, la Commune lance un programme de découverte, qui proposera à intervalles réguliers un coup de projecteur sur une activité.
Pour inaugurer ce concept et pour offrir un peu de dépaysement en ce début de vacances d’été, des séances de Qi Gong seront proposées tous les matins, du 5 au 10 juillet, de 9h15 à 10h15, dans le Parc Girardier, à Môtiers (annulation en cas de pluie). Le Qi Gong est basé sur des exercices doux qui travaillent sur la circulation de l’énergie vitale, associant mouvements lents, exercices respiratoires et concentration. Les cours seront proposés par Christine Völlmin, thérapeute en médecine traditionnelle chinoise, des Bayards. Aucune inscription préalable n’est nécessaire. Il est conseillé de prendre un tapis, un linge ou une chaise selon l’envie de chacun.
Ce lancement s’accompagne d’un appel à toute personne ou association désireuse de partager sa passion. Quelques règles doivent être respectées : la présentation doit s’inscrire dans une durée limitée ; elle ne doit revêtir aucun caractère politique, religieux, prosélyte ni commercial ; aucune indemnité n’est versée par la Commune à l’organisateur, qui assume la responsabilité de l’activité, laquelle doit s’adresser à la population locale.
La Commune assure de son côté la tenue de l’agenda et la promotion de ces événements par ses réseaux de communication habituels.
Les inscriptions et demandes de renseignement sont à adresser à Caroline Houriet, chargée de missions au dicastère de l’économie, des finances, de la cohésion sociale et de la santé (Caroline.Houriet@ne.ch / 032 886 43 67).
Le Conseil fédéral va proposer au Parlement l’acquisition de 36 avions de combat de type F-35A du fabricant américain Lockheed Martin et de cinq unités de feu Patriot produites par l’entreprise américaine Raytheon. Il ressort de l’évaluation que ces deux systèmes l’emportent quant à l’utilité globale tout en présentant les coûts globaux les plus bas. Le Conseil fédéral est convaincu qu’ils sont les mieux adaptés pour protéger à l’avenir la population suisse contre les menaces aériennes. Il a pris sa décision lors de la séance du 30 juin 2021.
Les moyens actuels des Forces aériennes atteindront la fin de leur cycle de vie en 2030. Afin de continuer à protéger la population suisse contre les menaces aériennes, le Conseil fédéral veut remplacer les avions de combat actuels et acquérir un nouveau système de défense sol-air de longue portée (DSA LP). L’arrêté de planification approuvé le 27 septembre 2020 en votation populaire précise que les nouveaux avions de combat doivent être acquis avec un volume financier maximal de 6 milliards de francs. Et 2 milliards de francs suisses sont prévus pour le système DSA LP (les deux volumes financiers selon l’indice national des prix à la consommation de janvier 2018).
Le Conseil fédéral fonde sa décision sur l’évaluation technique approfondie de quatre candidats en ce qui concerne le nouvel avion de combat (Eurofighter de Airbus, Allemagne ; F/A-18 Super Hornet de Boeing, USA ; F-35A de Lockheed Martin, USA ; Rafale de Dassault, France) et de deux candidats pour la DSA LP (SAMP/T de Eurosam, France ; Patriot de Raytheon, USA).
Avions de combat : un F-35A avec la plus haute utilité globale tout en étant de loin le plus avantageux
Tous les candidats ont rempli les exigences posées par la Suisse. Lors de l’évaluation, tant pour les avions de combat que pour le système DSA LP, un candidat s’est à chaque fois détaché en affichant l’utilité globale la plus élevée tout en présentant les coûts les plus faibles. Il s’agit du F-35A pour les avions de combat. Avec 336 points, il atteint le score le plus élevé en termes d’utilité globale, avec un écart net de 95 ou plus par rapport à ses concurrents. Il obtient aussi le meilleur résultat pour trois des quatre critères principaux :
• En termes d’efficacité, le F-35A obtient le meilleur résultat grâce à son avance technologique notable sur les autres candidats. Il dispose de systèmes innovants, très performants et largement connectés pour la protection et la surveillance de l’espace aérien. Le F-35A atteint la supériorité pour ce qui est de la maîtrise de l’information, et permet aux pilotes, mieux que les autres candidats, d’avoir une perception plus aiguë de la situation dans tous les domaines d’activités. Cela s’applique en particulier aussi aux tâches quotidiennes du service de police aérienne.
De plus, le F-35A est le seul candidat à avoir été développé dès le départ en vue de rendre son interception difficile par d’autres systèmes d’armes. Il jouit ainsi d’une grande capacité de survie, ce qui représente un avantage particulier pour les Forces aériennes suisses.
En outre, le fonctionnement relativement simple du système et la supériorité de l’information du F-35A entraînent des modifications au niveau du contenu de l’entraînement et changent le rapport entre les heures de vol et les heures sur simulateur. Il nécessite ainsi environ 20 % d’heures de vol en moins que les autres candidats et près de 50 % de décollages et d’atterrissage en moins que les actuels avions à réaction des Forces aériennes qu’il remplacera.
Enfin, en tant que système d’armes le plus moderne, le F-35A devrait conserver son avance technologique pendant longtemps. Compte tenu d’une durée de vie prévue de 30 ans, il s’agit d’un avantage majeur par rapport aux autres candidats.
• Au niveau du support du produit, le F-35A affiche le score le plus élevé en raison de l’efficacité de l’exploitation et de la maintenance, de l’instruction avancée et de la grande sécurité d’approvisionnement pendant toute la durée de vie de l’appareil. Cela est également dû au fait que le F-35A est produit dans le plus grand nombre d’unités et est également utilisé en Europe par le plus grand nombre de pays.
• En ce qui concerne le critère de coopération, le F-35A obtient aussi le meilleur résultat. Il offre de nombreuses possibilités de coopération au niveau de l’exploitation et un large accès aux données et aux ressources techniques.
• Dans le domaine des affaires compensatoires directes, le concept du F-35A n’obtient pas le meilleur résultat au moment du dépôt de l’offre. L’obligation de compensation de 60 % de la valeur de la commande doit être remplie dans son intégralité au plus tard quatre ans après la dernière livraison.
En ce qui concerne la taille de la flotte, tous les candidats couvrent avec 36 avions le besoin de protection de l’espace aérien dans une situation durable de tension accrue. Les Forces aériennes doivent empêcher que l’espace aérien suisse soit utilisé par les parties à un conflit militaire.
Autonomie des données garantie
Dans sa décision, le Conseil fédéral a également tenu compte des dépendances technologiques du fabricant et du pays de fabrication. Ces dépendances ne peuvent pas être totalement exclues lors de l’acquisition de systèmes. Cependant, il a été démontré que tous les candidats garantissaient l’autonomie nécessaire des données. Le F-35A assure tout particulièrement bien la cybersécurité car la cybergestion, la sécurité de l’architecture de calcul et les mesures axées sur la cyberprotection sont assurées de manière exhaustive.
Comme tous les autres candidats, le F-35A permet à la Suisse de déterminer elle-même les données qu’elle veut échanger avec d’autres forces aériennes par liaison de données ou les données logistiques qu’elle veut renvoyer au constructeur. Quant à l’exploitation et à la maintenance de l’avion, elles seront effectuées en Suisse par les Forces aériennes et RUAG Suisse.
Le F-35A près de 2 milliards meilleur marché que ses concurrents
Outre l’utilité, le F-35A a également obtenu de loin le meilleur résultat en termes de coûts. Il est le plus avantageux sur le plan de l’acquisition et de l’exploitation. Les coûts d’acquisition au moment des offres en février 2021 s’élèvent à 5,068 milliards de francs. Ils se situent donc clairement dans le cadre du volume financier de 6 milliards de francs suisses approuvé par les citoyennes et les citoyens. Même si le renchérissement est ajouté jusqu’au moment du paiement, les coûts d’acquisition restent dans la limite du crédit.
Le F-35A est également l’avion le plus avantageux de tous les fournisseurs au niveau des coûts d’exploitation. Les coûts globaux qui regroupent les coûts d’acquisition et d’exploitation se montent à environ 15,5 milliards de francs sur 30 ans pour le F-35A.
La différence avec le deuxième candidat le moins cher est de l’ordre de 2 milliards de francs.
Défense sol-air de longue portée : le système Patriot affiche la meilleure utilité avec les coûts les plus bas
Dans le cas du système de défense sol-air de longue portée, Patriot se distingue de SAMP/T dans les quatre critères principaux, parfois de manière significative, notamment dans celui de l’efficacité. Le système est en mesure de protéger des secteurs de manière autonome ou conjointement avec les avions de combat. Il peut être engagé à clairement plus de 20 000 mètres d’altitude (verticalité) et sur une distance largement supérieure à 50 kilomètres (horizontalité). Il s’agit d’une distance d’engagement extraordinaire dans le contexte d’un système DSA de longue portée. Patriot contribue ainsi grandement à la défense aérienne intégrée.
La défense de la zone à couvrir de 15 000 kilomètres carrés nécessite 5 unités de feu Patriot.
Patriot est le système le plus avantageux en termes de coûts. Les frais d’acquisition, renchérissement et TVA jusqu’à l’échéance du paiement compris, se montent à 1,970 milliards de francs pour les cinq systèmes. Les coûts globaux du Patriot s’élèvent à environ 3,6 milliards de francs sur 30 ans, coûts d’exploitation compris. Le système est ainsi nettement plus avantageux que l’autre candidat. L’obligation de compensation de 100 % de la valeur de la commande doit être remplie dans son intégralité au plus tard quatre ans après la dernière livraison.
Vérification externe des résultats
La conseillère fédérale Viola Amherd a commandé auprès du cabinet d’avocats zurichois Homburger SA une étude de plausibilité en vue de l’acquisition des nouveaux avions de combat. Cette étude portait sur la méthodologie d’évaluation, les critères d’adjudication ainsi que l’évaluation financière des offres, en tenant compte de l’arrêté de planification approuvé par le peuple. Dans le cadre de ces vérifications, Homburger est arrivé à la conclusion que le classement des soumissionnaires selon l’analyse coûts-utilité faite par armasuisse dans le rapport d’évaluation était plausible.