
Il aura deux faces, comme tout billet qui se respecte : un recto qui rassemble dix-neuf dossiers en compétition, et un verso qui affronte la réalité comptable. Le futur billet de 20 Val’ vient de sortir d’un huis clos à l’Auberge de Noiraigue, choisi parmi dix-neuf candidatures par un jury tenu au secret le plus total. Reste un détail que personne n’a envie de laisser filer : les 40’000 francs nécessaires à sa fabrication ne sont pas encore réunis.
Dix-neuf dossiers sur la table
L’appel à artistes lancé par Val’Action a fait mouche. Dix-neuf dossiers ont atterri sur la table de l’association des commerçants, chacun proposant sa vision de ce que pourrait être la nouvelle coupure de 20 Val’, appelée à remplacer l’ancienne version en circulation à Val-de-Travers. Un lieu, une scène, une abstraction : à ce stade, tout reste possible, et c’est bien ce qui rend l’attente savoureuse.
Un jury sous scellés
C’est ce travail de sélection qui a réuni, le mercredi 5 août, dix jurées et jurés à l’Auberge de Noiraigue. Le choix des profils n’avait rien d’anodin : politique, culture, restauration, commerce, jeunesse et habitants du Vallon, toutes les couches de la population régionale avaient leur représentant autour de la table. La salle avait été soigneusement isolée des curieux, le temps de départager les propositions sans fuite ni indiscrétion. Le résultat, lui, restera sous scellés jusqu’au samedi 7 novembre, date à laquelle le billet sera dévoilé à espaceVal, à Couvet, en présence de tous les artistes et du jury au complet.
Recto la création a gagné, verso le budget résiste
Voilà pour la partie qui fait rêver. Reste la partie qui fait un peu grincer des dents : la fabrication de ce nouveau billet a un coût, chiffré à 40’000 francs, et cette enveloppe n’est à ce jour pas complètement financée. On peut légitimement se demander si un renouveau graphique justifiait une telle facture, question que Val’Action elle-même ne balaie pas d’un revers de main puisqu’elle en appelle ouvertement à la générosité de la région pour boucler le budget.
Ce qui ne change rien, en revanche, à l’intérêt du Val’ pour les petits commerces de Val-de-Travers : la monnaie locale continue de circuler sans frais pour celles et ceux qui l’acceptent, un argument qui pèse lourd face au coût, ponctuel, d’un nouveau visuel. Autrement dit : le billet coûte cher à imprimer, mais ne coûte rien à faire circuler.
Rendez-vous le 7 novembre
D’ici là, Val’Action compte sur la solidarité habituelle du Vallon pour compléter la cagnotte et permettre à cette nouvelle coupure de sortir de l’ombre dans de bonnes conditions. Un dernier tour de caisse, en somme, avant que le 20 Val’ ne montre enfin son vrai visage, le 7 novembre, à espaceVal.
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