
En Suisse, le bandy ne remplit pas encore les patinoires. Les 12 et 13 septembre pourtant, le Bandy Club Val-de-Travers va partager la glace de la Raiffeisen Arena de Porrentruy avec des équipes allemandes et néerlandaises, pour la toute première édition d’un tournoi que personne, en Europe, n’avait encore osé organiser.
Une glace de hockey pour un sport qui rêve grand
Le short bandy, vous ne connaissez peut-être pas. C’est une variante du bandy traditionnel, ce cousin scandinave du hockey qui se joue habituellement sur des patinoires immenses, à onze contre onze. Ici, format réduit : quatre joueurs par équipe, une patinoire de hockey classique, celle qu’on trouve dans n’importe quelle petite ville. L’idée est simple, presque généreuse : permettre au bandy de se développer dans les pays qui n’ont pas de quoi loger des matchs à onze. La Fédération Suisse de Bandy a choisi Porrentruy et sa Raiffeisen Arena pour organiser, les 12 et 13 septembre 2026, le « Short Bandy – Swiss Cup 2026 », première compétition du genre sur le continent.
Six clubs, trois pays, et le Vallon dans la partie
Autour de la glace jurassienne, six équipes venues de trois pays. Côté suisse, Rinkball Dübendorf, le Bandy Club Grand Chasseral et le Bandy Club Val-de-Travers. Les Pays-Bas envoient les Noviomagus Lions et les Nijmegen Capitals, l’Allemagne son EC Mainzer Wolf. Le samedi sera consacré à la phase de groupe : chaque équipe affrontera les cinq autres lors de matchs de vingt minutes, une bonne dizaine de rencontres qui s’enchaînent sur la journée. Le dimanche après-midi place aux matchs de classement, aux demi-finales, puis à la finale, avant une remise des prix prévue aux alentours de 16h00.
Un galop d’essai pour une ambition bien plus large
Ce week-end n’est pas qu’un tournoi de plus au calendrier. C’est un test grandeur nature. Les clubs participants et les officiels de la fédération internationale de bandy vont observer, ajuster, évaluer le format et l’organisation, avec en ligne de mire la création d’une compétition européenne régulière et d’envergure. L’objectif affiché : deux catégories à terme, un groupe compétitif réunissant les meilleurs clubs du continent, et un groupe loisirs plus accessible, pensé pour faire découvrir la discipline à qui n’a jamais tenu une crosse de bandy.
De quoi observer, entre deux périodes de resurfaçage de la glace, si le format court peut un jour porter de grandes ambitions. Court sur la patinoire, donc, mais visiblement pas sur les projets.
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