
Les hommes de Sandy Jeannin ont essuyé une défaite 6 à 3 face à Red-Ice Martigny-Verbier lors du premier acte de la finale romande de 2e Ligue.

Les hommes de Sandy Jeannin ont essuyé une défaite 6 à 3 face à Red-Ice Martigny-Verbier lors du premier acte de la finale romande de 2e Ligue.
Chaque semaine, le Courrier du Val-de-Travers partage le portrait d’un “porteur”!
Cette semaine, découvrez Justine.

Dimanche 17 juin 2007, 12h46, le couperet tombe : deux communes rejettent la fusion des onze villages du Val-de-Travers. Les Verrières timidement (52,78% de non), La Côte-aux-Fées massivement (70,31%). Au lendemain du vote, les neuf autres communes décident de remettre l’ouvrage sur le métier et de proposer à la population un projet de fusion à neuf. Le 24 février 2008, Les Verrières et La Côte-aux-Fées prennent acte de la naissance de la commune de Val-de-Travers.
Condamnés, les deux villages en marge ? Isolés ? Dépérissant ? Pas du tout. Si Jean-Bernard Wieland et Laurent Piaget, respectivement présidents des Verrières et de La Côte-aux-Fées, admettent quelques craintes et difficultés initiales, ils sont fiers de l’évolution de leur commune. Regards croisés sur leur situation passée, présente et à venir.
Jean-Bernard Wieland (JBW) : Une fois la fusion des neuf autres villages en place, la population a eu une certaine crainte. Seuls 52% des votants avaient refusé le projet de commune unique, en 2007. La partie en faveur de la fusion disait qu’on était fichus, qu’on allait péricliter. Lors de la constitution des autorités de la première législature qui a suivi, j’ai eu peur, pas pour moi (réd : il est conseiller communal aux Verrières depuis 1993) mais pour les cinq personnes en place, d’un vote de sanction puisque nous étions unanimement contre. Il n’a pas eu lieu. Nous avions dit qu’il ne fallait pas fusionner, la population a choisi de nous laisser assumer notre responsabilité.
Laurent Piaget (LP) : Chez nous, même si le vote a été beaucoup plus clair, il a été extrêmement difficile de trouver des personnes motivées à rejoindre les rangs des autorités. Il a fallu faire deux séances publiques pour trouver du monde. C’était très paradoxal. La majorité était contre la fusion, mais personne ne voulait s’engager ni s’investir. Je m’étais inscrit sur les listes électorales précisément parce que j’estimais que je devais assumer mes choix. Aujourd’hui, les jeunes s’investissent de plus en plus. Ils nous remettent en question, veulent comprendre et ne se gênent pas pour nous titiller. Nous devons davantage nous préparer et argumenter, c’est plus vivant, c’est super.
LP : Au début, on était écoutés par politesse, notre avis ne comptait pas, et en tant que milicien, je me mettais en retrait. Maintenant, c’est plus facile. On réalise que nous sommes une commune à part entière. Politiquement, notre Conseil communal est au même niveau que les autres exécutifs. Nous sommes aussi plus attentifs, plus virulents sur certains points.
JBW : On s’est d’abord sentis écrasés, peu pris en considération, on était sur la défensive, mais la situation s’est améliorée. On a senti que les personnes en place durant ces dernières années ont envie de travailler avec nous, de façon constructive, dans un esprit régional, de discuter à trois sans nous mettre de côté, c’est magnifique.
JBW : Le Conseil communal de Val-de-Travers travaille pour nous (rires). Il se dépense, élabore des projets et on en profite ! Ils ont les mêmes problèmes que nous, donc quand le résultat est positif pour eux, il est très bon chez nous aussi.
LP : On se repose souvent sur Val-de-Travers. Dans nos exécutifs, chacun gère les affaires
communales en plus de son activité professionnelle à 100%, en lisant le soir des dossiers de le plus en plus compliqués sur lesquels le temps de réponse accordé par Neuchâtel ou Berne est de plus en plus court. Un exécutif professionnel n’a « que » ça à faire. De plus, la région est de plus en plus soudée. Avant, c’était la guerre entre certaines communes : les unes disaient oui si les autres disaient non. Aujourd’hui, il n’y en a plus que trois. Ce n’est pas forcément plus facile, mais c’est plus sain.
LP : Non. On gère nos affaires, on s’en sort bien.
JBW : Des petits groupes de personnes estimant que les Verrières devraient rejoindre Val-de- Travers se sont formés, mais leur avis n’est jamais remonté jusqu’aux autorités. La population se rend compte que, malgré tout, on a travaillé dans un système positif et on est allés de l’avant.
JBW : Sans nous serrer plus la ceinture que la grande commune, nous avons eu des comptes noirs six ou sept ans de suite, tout en remettant au goût du jour pratiquement tous nos bâtiments administratifs qui devenaient insalubres. C’était l’un de mes
arguments majeurs dans mon rejet de la commune unique : qu’est-ce qui sera pris en considération chez nous si nous ne formons plus qu’un ? J’étais persuadé que la grande salle ou la halle de gymnastique des Verrières ne serait pas une priorité. Il nous fallait pouvoir accueillir les gens la tête haute, dans notre salle de spectacle, notre collège et
notre administration avant de songer à intégrer une commune qui ne nous garantissait pas ces investissements.
LP : À La Côte-aux-Fées, on était contents de ce qu’on avait, on n’avait pas besoin de plus. On avait une banque, une poste, une boucherie, une laiterie, une boulangerie et un magasin d’alimentation. On a perdu la Poste, mais ce n’est pas dû à la fusion.
LP : Grâce à la présence de l’entreprise Piaget et de ses trois directeurs, La Côte-aux-Fées était un village riche. Les retours financiers sont moindres aujourd’hui, c’est beaucoup plus difficile. Je pense qu’arrivera un jour où Neuchâtel nous obligera à fusionner. En attendant, notre situation devrait faire réfléchir les Neuchâtelois qui pensent « haut » et « bas ». Il faut que le canton dans sa globalité réalise que nos trois communes s’entendent bien. Certaines personnes pensent que ce n’est pas possible de vivre à côté d’une commune fusionnée. Alors que si. Nous ne sommes pas des extraterrestres !
Le regard d’Alexis Boillat« Ambassadeur de Val-de- Travers aux Verrières. » C’est ainsi que se présente Alexis Boillat, chancelier de la commune depuis sa création. Habitant des Verrières, il constate que « les deux villages indépendants ont bien tiré leurs marrons du feu après la fusion : leurs charges ont diminué, à une échelle importante. À part entretenir leurs routes et leurs bâtiments, il ne leur reste plus grand-chose à faire. » Estimant que « le personnel communal avait été mis devant le fait accompli et non associé aux réflexions », lui-même n’était pourtant « pas très chaud avant le premier vote. Mais le projet avait passé dans neuf villages, il fallait tout faire pour que ça marche. Un plus a été de pouvoir repartir d’une feuille blanche, de mettre en place des procédures plus dynamiques et dans l’air du temps malgré quelques réticences au changement qui, avec le temps, se sont estompées. Si le processus s’était déroulé sereinement, je pense qu’on aurait pu trouver les quelques voix manquantes aux |
| ET VOUS, CHER LECTEUR ? DIX ANS APRÈS LE VOTE, QUE PENSEZ-VOUS DE LA SITUATION ACTUELLE DE ET DU VAL-DE-TRAVERS ? Envoyez vos remarques, commentaires et suggestions à [email protected] afin de participer à l’élaboration d’un prochain article. Nous nous réjouissons de vous lire et vous remercions d’ores et déjà pour votre collaboration. |
Anthea Estoppey
Deux dates encore, samedi et dimanche à venir, pour vous laisser transporter au pays des trolls et des Vickings par les jeunes de l’Atelier théâtre. Nul doute que vous serez conquis par la performance réalisée par tous ces enfants et adolescents, entourés par une non moins formidable équipe d’adultes ! Un magnifique spectacle théâtral et musical, fruit de longues heures d’un travail intensif, certes, mais surtout intelligent !
Blaise Berthoud et Séverine Jequier n’en sont pas à leur coup d’essai. À chaque fois, le résultat est enthousiasmant tant ils parviennent à tirer le meilleur de ces enfants et adolescents qu’ils lancent ainsi sur scène, avec assurance et confiance. Entourés de trois assistants – Elvira Christian, Mike Kurz et Romain Jeanneret – et s’appuyant sur une équipe « technique » fort performante, les deux metteurs en scène peuvent être fiers de la récompense ainsi offerte par ces « gamins » à l’aise et heureux de l’être.
Comme les pièces d’un puzzle, ce spectacle est le fruit d’une juxtaposition de réussites. Une parfaite mise en scène simple et efficace s’appuyant sur un superbe décor ! Un superbe décor simple et efficace mis en valeur par un éclairage savamment dosé ! Un bel éclairage simple et efficace à même de mettre en évidence des costumes colorés et sobres à la fois, à la mesure des quatorze comédiens ! Sans oublier l’affiche, belle comme d’habitude… Une pleine réussite, au service et grâce à ces jeunes comédiens et musiciens qui méritaient bien les nombreux rappels de fin de spectacle.
Il convient enfin de parler de cette épopée nordique parcourue par des saynètes dont les textes émanent de Franck Laisné, des poèmes de Brita Sundgren et Pedar Jalvi – collectif « les poètes.net » – et les musiques de Grieg magnifiquement interprétées par deux pianistes du conservatoire, Margaux Zayan et Amélie Vuilleumier. Le tout, en séquences bien rythmées, plongent le public dans une ambiance du Grand Nord.
La force du théâtreCe propos de Gandhi : « Ce n’est pas tant le résultat que le chemin pour y parvenir qui importe ! » reflète parfaitement le travail de l’Atelier théâtre, cette année encore. L’immense mais subtil travail de Blaise Berthoud et Séverine Jequier réside dans leurs capacités à tirer le meilleur de chaque comédien. Mémorisation, pose de voix et diction, expression orale et corporelle, maîtrise de soi et confiance constituent, notamment, les fondamentaux du jeu de rôle théâtral. Tous les membres de cette brillante équipe ont acquis ce socle de base qui leur permet d’aller au-devant du public, seuls sur scène ! Formidable atout, indispensable assurance pour affronter la vie… Dès lors que le théâtre, c’est la vie, en ce sens, Blaise et Séverine auront contribué à permettre à Anaïs, Camille, Malo, Aymerik et tous leurs partenaires de tenir leurs rôles dans les jeux de leur vie future ! |
cK

Proposé par toutes les boulangeries de Val-de-Travers à l’occasion du changement d’heure, le pain des horlogers vivra cette fin de semaine sa cinquième édition. Avec une nouveauté : il sera proposé dès le vendredi déjà, selon une recette inchangée, qui contribue à sa renommée.
Lancé au printemps 2016, le pain des horlogers connaît un succès croissant. Résultat d’une collaboration réussie entre tous les boulangers du Val-de-Travers (Jeune et Bidal à Couvet, Knoepfel à Fleurier et Travers, Vuissoz à Fleurier), il est concocté selon une recette exclusive, composée de produits locaux. Pour le prochain passage à l’heure d’été, il sera en vente le vendredi déjà, et non plus seulement les samedi et dimanche.
Soutenue par les entreprises horlogères du Val-de-Travers, cette démarche permet de valoriser les savoir-faire multiples de la région. Elle s’accompagne d’un concours, qui prend la forme de seize fèves cachées dans tout autant de pains, avec comme gain à chaque fois cent Val’s, la monnaie locale du Val-de-Travers valable dans tous les commerces de la région et auprès de nombreux établissements publics

A l’occasion de la Journée internationale de la forêt, la Commune de Val-de-Travers consacre sa traditionnelle conférence aux enjeux liés à la commercialisation du bois indigène, jeudi 22 mars, à Fleurier.
Soumis à la forte pression des marchés étrangers notamment, le bois suisse a fort à faire. Il ne manque heureusement pas d’atouts, ni d’ardents promoteurs de ses qualités. Célébrée le 21 mars, la Journée internationale de la forêt donne l’opportunité à la Commune de Val-de-Travers d’organiser, le lendemain, une conférence consacrée à sa valorisation (jeudi 22, 19h, salle Fleurisia, Fleurier, entrée libre).
Responsable de Lignum Neuchâtel, Gilbert Hirschy parlera des actions menées par son association pour promouvoir l’utilisation du bois local, dans la construction notamment. Des exemples concrets seront apportés par Olivier Favre, menuisier ébéniste à Fleurier. Garde-forestier, Claude-André Montandon évoquera également le potentiel du bois-énergie, auquel recourt la Commune de Val-de-Travers au travers de ses chauffages à distance.
Le sujet de la valorisation du bois indigène permettra ainsi d’aborder des questions techniques, économiques, écologiques ou encore sociales, à l’image de la diversité desfonctions remplies par nos forêts.
La Maison de l’absinthe est désormais dépositaire d’une bouteille de près de 200 ans originaire de Couvet. Lire la suite sur rtn.ch