L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lance une nouvelle campagne pour promouvoir l’auto-évaluation coronavirus. Une fois l’évaluation faite, la personne reçoit une recommandation pour passer ou non un test COVID-19. La campagne de l’OFSP contre le coronavirus est, elle, repassée au rouge.
En parallèle à l’augmentation marquée du nombre de cas de coronavirus, on observe une multiplication de divers symptômes dans la population. Pour clarifier s’il s’agit d’une infection au nouveau coronavirus, l’OFSP décline un nouveau volet de sa campagne, promouvant l’auto-évaluation coronavirus en ligne. Cet outil simple d’utilisation indique, sur la base des symptômes de la personne, s’il faut passer un test COVID-19. Une fois l’auto-évaluation faite, une recommandation sur la marche à suivre est fournie. https://ofsp-coronavirus.ch/check/
La nouvelle campagne débutera le lundi 2 novembre avec la diffusion d’annonces, de spots télévisés, de vidéos et de publicités en ligne. Elle sera également visible sur des panneaux numériques à partir du 9 novembre.
En parallèle, des moyens de communication abordant les nouvelles mesures annoncées par le Conseil fédéral ce mercredi seront déployés sur les thèmes suivants : « Rencontrer le moins de personnes possible », « Porter un masque dans les espaces publics », « Réduire les manifestations privées », « Si possible, travailler à la maison ».
Cette campagne a déjà été présentée lors de la séance du Conseil fédéral de mercredi. Des spots lançant un appel à la responsabilité collective seront également élaborés.
Après le report des deux matches du week-end passé contre Genève puis Toggenburg, c’est au tour du match contre Volley Lugano prévu ce samedi d’être reporté, l’équipe tessinoise étant en quarantaine.
Chaque report de match entraîne une réorganisation et une reprogrammation des entrainements. « Je dois en permanence revoir le rythme et la planification des entrainements, reprogrammer les séances vidéo, re-cibler notre préparation. Les filles travaillent dure toute la semaine et nous apprenons un ou deux jours avant le match que celui-ci est reporté.» explique le coach Luiz Souza.
Pour le staff de Valtra, il devient de plus en plus compliqué de préparer une équipe sans visibilité. « J’attends de Swissvolley des décisions fortes au sujet des promotions/relégations mais aussi un arrêt du championnat pendant 3-4 semaines et une re-planification des matches. Cela fait déjà 3 semaines que mes joueuses sont privées de compétition. Elles vont manquer de rythme. Pour préserver leur intégrité physique, il devient nécessaire de savoir où on va et que Swissvolley redéfinisse le cadre de la compétition », précise le coach brésilien.
Les matches à huis-clos
Désormais, les matches se dérouleront sans spectateur et les clubs devront se passer pendant quelques temps des recettes de la billetterie et de la buvette. Cela ne sera pas sans conséquences financières pour le VBC Valtra, alors le comité enchaine les réunions. «C’est vital pour nous de maintenir le lien avec notre public et de continuer à offrir de la visibilité à nos partenaires. En parallèle de la retransmission en livestream de nos matches à domicile, nous travaillons sur la mise en place d’une cagnotte en ligne ou chaque supporter pourra acheter un billet virtuel « à son bon cœur ». Nous réfléchissons également à d’autres solutions s’inscrivant dans une dynamique locale » explique la présidente Joëlle Roy.
Les joueuses sont bien conscientes que toutes les équipes peuvent être touchées par le virus. Pour la joueuse d’aile Solenn Fabien « La situation n’est vraiment pas facile à gérer pour le staff et le comité. Mais nous les joueuses, nous avons la chance de pouvoir encore pratiquer notre sport alors nous sommes plus que jamais déterminées à donner le meilleur de nous-même. »
Prochain match contre Viteos NUC dimanche 8 novembre 2020 à 17h30 à la Riveraine.
Vendredi 30 octobre à 14h50, une moto conduite par un habitant de Münsingen / BE, âgé de 57 ans, circulait sur la route communale menant de Mauborget à Couvet. Arrivé au lieudit « Vers chez Bordon » dans une courbe à droite une collision s’est produite avec la moto conduite par un habitant de Windisch / AG, âgé de 20 ans, qui circulait en sens inverse.
Blessés, les deux motards ont été transportés par deux ambulances à l’hôpital Pourtalès à Neuchâtel.
Face à l’aggravation très importante du nombre d’hospitalisations et du nombre de contaminations dans le canton, et considérant l’absence de mesures supplémentaires décidées au plan fédéral, le Conseil d’État a décidé ce jour de renforcer les mesures afin d’infléchir la courbe de la pandémie. Dès lundi 2 novembre 2020, il sera notamment interdit de se rassembler à plus de cinq personnes y compris dans le cadre privé.
Le Canton de Neuchâtel fait face à une aggravation très importante du nombre d’hospitalisations : ce matin à 10h, 90 patient-e-s étaient pris en charge par RHNe dont 13 aux soins intensifs, contre respectivement 57 et 7 vendredi 23 octobre, jour où le canton a élevé son niveau d’alerte au rouge. Au niveau des contaminations, les chiffres sont également alarmants : le 27 octobre 2020, 384 personnes ont été testées positives contre 216 le 23 octobre.
La question aujourd’hui n’est plus la simple disponibilité de lits de soins intensifs pour soigner les patient-e-s atteint-e-s par le virus SARS-Cov2, mais la capacité du système de soins dans son entier à prendre en charge la totalité des patient-e-s Covid-19 ainsi que les autres urgences. Cette capacité du système, si elle devait être dépassée, impliquerait rapidement des choix médicaux, éthiques et sociétaux particulièrement difficiles.
Les prochaines semaines seront donc très délicates pour les citoyen-ne-s, patient-e-s, institutions de soins et professionnel-le-s de la santé si les courbes épidémiques ne fléchissent pas rapidement. Par conséquent, toutes les mesures, de nature à réduire les chaînes de transmissions, en préservant au maximum le tissu économique, sont évaluées parallèlement à la mobilisation des ressources du système de santé décidée mercredi dernier.
Face à ce constat, le Conseil d’État a décidé de renforcer les mesures en vigueur sur le territoire neuchâtelois :
Les manifestations et rassemblements, publics ou privés, y compris dans le cercle familial, à l’intérieur comme à l’extérieur, réunissant plus de cinq personnes sont interdits. Cette limitation ne concerne pas les enfants de moins de 12 ans dans l’espace privé ;
Le télétravail est fortement recommandé pour toutes les activités le permettant. Il sera étendu dans l’administration cantonale.
Le port du masque est obligatoire pour les élèves du cycle 3 (9ème à 11ème année) de l’école obligatoire ;
Le Conseil d’État demandera au Grand Conseil dans un rapport urgent qu’il adoptera lundi de déclarer à nouveau la situation extraordinaire au plan cantonal.
Le Gouvernement se prononcera encore la semaine prochaine sur de potentielles mesures de restriction pour les établissements publics et les lieux culturels.
Par ailleurs, le port du masque est obligatoire depuis une semaine pour l’ensemble du personnel de l’école obligatoire. Cette mesure s’applique également au personnel des structures d’accueil pré- et parascolaire, que ce soit dans le périmètre ou à l’intérieur des bâtiments. Au niveau du postobligatoire (lycées et écoles professionnelles), le port du masque est obligatoire pour le personnel, les étudiant-e-s et apprenti-e-s, dans l’ensemble du périmètre scolaire, y compris à l’extérieur des bâtiments.
Conscient de l’effort supplémentaire sollicité des citoyennes et citoyens que de certaines branches de l’économie à la suite de ces nouvelles mesures, le Conseil d’État est convaincu qu’il s’agit aujourd’hui de la seule solution pour préserver à terme notre système de santé, notre tissu économique au sens large, ainsi que le maintien des prestations essentielles, notamment l’éducation.
Il réitère également les attentes exprimées à l’égard de la Confédération, à savoir qu’elle intervienne par des soutiens économiques (en particulier assouplissement du régime de la réduction des horaires de travail) et sanitaires (notamment la restriction de l’activité élective non-urgente dans les cantons moins touchés afin de permettre le transfert intercantonal de patients).
Enfin, le Conseil d’État recommande en particulier aux personnes vulnérables de faire preuve de la plus grande vigilance face à la circulation du virus et de renoncer dans toute la mesure du possible aux contacts rapprochés, dans leur intérêt mais également afin d’éviter des hospitalisations. Cette recommandation vaut également pour la pratique de toutes les activités à risque, en particulier certaines pratiques sportives. Le risque réel de saturation du système de santé nécessite en effet de réduire au maximum les risques d’accident et donc de sollicitation du système de santé. Cela, encore une fois, dans l’intérêt tant particulier que général.
Tous les détails de ces mesures sont développés dans l’arrêté du Conseil d’État validé vendredi 30 octobre 2020. Elles sont introduites dès lundi et pour une durée de trois semaines. Le SCAV se tient à disposition de la population pour tout complément d’information via son site internet.
Les joueuses et le staff de Groupe E Valtra attendaient avec impatience le retour à la compétition mais ça ne sera pas encore pour ce week-end.
Le match contre Volley Lugano initialement prévu ce samedi à 20h à Couvet est en effet reporté, plusieurs joueuses tessinoises présentant des symptômes du Covid.
La nouvelle date de ce match n’est pas encore connue.
Le Canton de Neuchâtel invite les Neuchâteloises et Neuchâtelois à ne pas se réunir pour fêter Halloween en cette fin de semaine. Il déconseille notamment aux parents de laisser leurs enfants faire du porte-à porte pour demander des friandises.
Face à la très forte aggravation de la situation sanitaire, l’État-major de l’organisation de gestion de crise et de catastrophe du Canton de Neuchâtel (ORCCAN) demande instamment aux Neuchâteloises et Neuchâtelois de renoncer à se réunir pour fêter Halloween. Il prie notamment les parents et leurs enfants, ainsi que les adolescent-e-s,de renoncer à faire du porte-à-porte et à se déplacer en groupe.
Les Autorités neuchâteloises sont conscientes des restrictions importantes demandées à la population. Elles rappellent cependant qu’il est impératif de limiter au maximum les rencontres afin de ralentir la propagation du coronavirus. Elles comptent sur la responsabilité de chacun-e pour aider à infléchir la pandémie.
Le Comité du Carnavallon a statué quant au maintien de la 44e édition, mais malgré les espoirs de chacun, la triste mais raisonnable décision a été prise : l’édition 2021 prévue les 23, 24 & 25 avril prochain est annulée.
La population n’est pas sans savoir que nous traversons une crise sanitaire importante et de surcroit qui ne cesse d’évoluer. C’est la raison pour laquelle le Comité du Carnavallon a dû rapidement se positionner sur la suite de l’organisation de sa 44e édition.
Malgré la mise en place d’un plan de protection complet avec toutes les précautions possibles, la situation actuelle ne nous permet pas de pouvoir nous projeter sur le long terme et assurer le bon déroulement de notre manifestation.
De ce fait, et après mûre réflexion, le comité a donc pris la décision d’annuler son prochain événement. Nous regrettons vivement ce choix mais la vigilance est de mise et la préservation de la santé de nos Carnavallonniers est notre priorité !
Alors chers Vallonniers, protégez-vous et rejoignez les rangs dans le combat contre ce maudit virus afin de pouvoir reprendre de plus belle et au plus vite nos manifestations régionales.
Pour faire face à la pénurie du personnel de soins, le service cantonal de la santé publique relance la plateforme en ligne « bourse à l’emploi – santé », ouverte en mars 2020. L’ensemble des personnes formées au domaine des soins, en activité ou non est invité à se mobiliser.
Cette bourse à l’emploi permet aux professionnel-le-s du domaine de la santé d’indiquer leurs disponibilités et d’offrir ainsi leurs compétences aux institutions concernées. À ces dernières ensuite de les mobiliser en fonction de leurs besoins.
L’aggravation de la situation dans le Canton de Neuchâtel met une pression importante sur le système de santé, en particulier dans les hôpitaux, les EMS et les autres institutions de santé ou d’hébergement. Pour permettre au système neuchâtelois d’absorber l’augmentation importante du nombre de patient-e-s et l’absentéisme de son personnel touché (directement et indirectement) par le virus, il est nécessaire de mobiliser tous les professionnel-le-s de santé disponibles.
Le service de la santé publique a déjà envoyé un accès direct et individuel aux quelques 1300 professionnel-le-s d’ores et déjà inscrits sur la plateforme et les invite vivement à indiquer leurs disponibilités. Cet appel ne s’adresse pas uniquement aux médecins et aux infirmier-ère-s du milieu hospitalier. L’ensemble des praticien-ne-s, ostéopathes, ergothérapeutes et physiothérapeutes ainsi que toutes et tous les professionnel-le-s de la santé ayant récemment quitté le domaine des soins peuvent également s’inscrire sur cette bourse à l’emploi.
Comment apporter votre aide Le personnel formé dans le domaine de la santé n’ayant pas reçu d’accès, mais désirant se rendre disponible, peut s’annoncer en prenant contact par courriel à l’adresse emploi.sante@ne.ch.
Le service cantonal de la santé publique entend améliorer les capacités en ressources humaines du réseau de santé neuchâtelois pour mieux faire face au pic épidémique qui s’est aggravé par rapport au printemps 2020. Le personnel de soins engagé, déjà très fortement mis à l’épreuve lors de la première vague, est encore essoufflé. Par ailleurs, le Canton de Neuchâtel tient à rappeler à la population les règles en vigueur qui doivent aussi permettre de protéger le système sanitaire.
Lors de sa séance du 28 octobre 2020, le Conseil fédéral a adopté de nouvelles mesures valables dans tout le pays pour contrer la propagation rapide du coronavirus. Il s’agit de réduire fortement les contacts interpersonnels. Les discothèques et les boîtes de nuit sont fermées, alors que les bars et les restaurants doivent fermer leurs portes à 23 h. Toutes les manifestations de plus de 50 personnes et toutes les activités sportives et culturelles non professionnelles de plus de 15 personnes sont interdites. L’obligation de porter un masque est également étendue. Ces mesures entrent en vigueur jeudi 29 octobre pour une durée indéterminée. Par ailleurs, les hautes écoles doivent renoncer à l’enseignement présentiel à partir de lundi 2 novembre. Après consultation des cantons, le Conseil fédéral a adapté en ce sens l’ordonnance COVID-19 situation particulière. Il a également adapté les règles relatives aux quarantaines liées aux voyages et décidé d’introduire les tests rapides.
Le nombre de cas de coronavirus et d’hospitalisations a drastiquement augmenté. Le Conseil fédéral entend endiguer la propagation des infections au COVID-19 afin d’éviter une surcharge des services de soins intensifs et du personnel hospitalier. Il a donc pris des mesures visant à réduire le nombre de contacts interpersonnels.
Fermeture des discothèques Les discothèques et les boîtes de nuit étant synonymes de risque élevé de contamination, elles doivent fermer leurs portes. Dans les restaurants et les bars, les tables ne peuvent plus accueillir plus de quatre personnes, sauf s’il s’agit de parents avec leurs enfants. Les bars et restaurants devront en outre restés fermés entre 23 h et 6 h.
Interdiction des manifestations de plus de 50 personnes Les manifestations réunissant plus de 50 personnes ne sont plus autorisées. Cette mesure concerne toutes les manifestations, notamment sportives et culturelles, à l’exception des assemblées parlementaires et communales. Sont également autorisées les manifestations et les récoltes de signatures pour les référendums et les initiatives, moyennant le respect des mesures de protection. De nombreuses infections ayant lieu dans le cadre privé, les réunions de famille et entre amis dans le cercle privé sont pour leur part limitées à dix personnes.
Interdiction des activités sportives et culturelles non professionnelles réunissant plus de 15 personnes Les activités sportives et culturelles non professionnelles ayant lieu à l’intérieur et réunissant 15 personnes au maximum restent autorisées, pour autant que les distances puissent être respectées et que le port du masque soit garanti. Les personnes concernées peuvent renoncer aux masques dans de grands locaux comme les halles de tennis, et à l’extérieur lorsque les distances sont respectées. Les sports impliquant des contacts physiques sont interdits. Ces règles ne s’appliquent pas aux enfants de moins de 16 ans.
Dans le secteur professionnel des sports et de la culture, les entraînements, les compétitions, les répétitions et les spectacles restent autorisés. Pour leur part, les manifestations des chorales d’amateurs sont interdites, car chanter entraîne une émission importante de gouttelettes. Les chorales professionnelles peuvent toutefois continuer à répéter.
Interdiction de l’enseignement présentiel dans les hautes écoles Dès lundi 2 novembre, les hautes écoles doivent passer à l’enseignement à distance. Les écoles obligatoires et les écoles du degré secondaire II (gymnases et formation professionnelle) peuvent quant à elles continuer à donner leurs cours en présentiel.
Nouvelle extension de l’obligation de porter le masque Depuis le 19 octobre dernier, toutes les personnes se trouvant dans des espaces fermés accessibles au public ainsi que dans les zones d’attente des aéroports et des transports publics, notamment des gares, doivent porter un masque. Le port du masque est désormais aussi obligatoire dans les espaces extérieurs d’installations et d’établissements de type magasins, théâtres, cinémas, salles de concert, restaurants, bars ainsi que sur les marchés et les marchés de Noël. Il faut en outre porter un masque dans les zones piétonnes très fréquentées et partout où la concentration de personnes ne permet pas de respecter les distances nécessaires. L’obligation de porter un masque concerne aussi les écoles à partir du degré secondaire II. Au travail, il faut aussi porter un masque partout, sauf lorsque les règles de distance peuvent être observées (bureaux occupés par une seule personne par exemple). Les employeurs doivent par ailleurs permettre à leurs employés de télétravailler autant que possible et veiller à leur sécurité sur le lieu de travail.
Sont exemptés de l’obligation de porter un masque les enfants jusqu’à douze ans, les personnes ne pouvant pas porter de masque pour des raisons médicales ainsi que les clients des restaurants et des bars une fois assis à leur table.
Introduction des tests rapides À partir du 2 novembre 2020, il sera possible d’utiliser, en plus des tests PCR actuellement employés, les tests rapides antigéniques pour déterminer si une personne est infectée par le COVID-19. L’objectif est de permettre un dépistage plus vaste et plus rapide de la population, soit concrètement de détecter et d’isoler plus rapidement davantage de cas positifs.
Le Centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE), sis à Genève, est en train d’évaluer la fiabilité de ces tests, qui sont moins sensibles que les tests PCR. Comme ils sont surtout indiqués lorsque les personnes sont contagieuses, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) prévoit de les utiliser uniquement pour les personnes qu’il considère comme symptomatiques et qui ne font pas partie des groupes vulnérables. À noter que l’apparition des symptômes devra remonter à moins de quatre jours. L’utilisation des tests rapides sera aussi possible pour des personnes certes asymptomatiques, mais qui ont reçu une notification de l’application SwissCovid. Si elles sont positives, elles devront alors réaliser un test PCR pour plus de certitude, tout en se plaçant immédiatement en isolement.
Les tests rapides seront remboursés par la Confédération, mais uniquement lorsqu’ils ont été utilisés conformément aux recommandations de l’OFSP.
Nouveau seuil pour les quarantaines liées aux voyages Le Conseil fédéral a adapté le seuil qui définit les pays et les territoires à risque et implique une quarantaine pour les voyageurs concernés. Il a également adapté l’obligation de quarantaine en cas de voyage d’affaires. Lesdites adaptations entrent en vigueur le 29 octobre 2020.
L’incidence du COVID-19 en Suisse étant relativement élevée en comparaison avec les pays européens, le seuil précité a été relevé et l’ordonnance adaptée : seuls les pays et les territoires où l’incidence dépasse de plus de 60 l’incidence en Suisse seront placés sur ladite liste.
Enfin, les exceptions relatives aux voyages d’affaires et aux personnes qui voyagent pour des raisons médicales ont également été actualisées : la règle selon laquelle les voyages en question ne peuvent excéder cinq jours a été supprimée.
Suite au nombre croissant de cas confirmés de COVID-19, le Conseil fédéral a durci les mesures visant à lutter contre la propagation du virus. Ce dispositif a également des incidences sur l’économie. Toutefois, la loi COVID-19 constitue désormais la base pour prendre des mesures ciblées visant à atténuer les conséquences économiques de la pandémie. Contrairement au printemps, la marge de manœuvre s’inscrit donc de nouveau dans le droit ordinaire.
Le 28 octobre 2020, le Conseil fédéral a décidé de prendre des mesures supplémentaires en matière de protection de la santé. Par la même occasion, il a approuvé une adaptation de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage, qui permet désormais également aux travailleurs sur appel de faire valoir le droit à l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail. L’ordonnance COVID-19 assurance-chômage garantit l’application sans interruption des dispositions essentielles relatives à cette indemnité durant la pandémie.
Aux yeux du Conseil fédéral, il est primordial de limiter les conséquences économiques. Il s’agit d’éviter autant que faire se peut des fermetures d’entreprise généralisées qui auraient de lourdes conséquences pour l’économie.
Néanmoins, il faut s’attendre à ce que certaines branches et entreprises soient gravement affectées par la crise. Depuis le début de la pandémie, le Conseil fédéral a pris des mesures de soutien d’une ampleur inédite pour en atténuer les conséquences économiques et garantir l’emploi et les revenus. Ces mesures ont permis d’éviter un effondrement économique plus grave et sont, pour la plupart, encore en place.
Il s’agit, entre autres, des prestations de soutien de l’assurance-chômage, notamment l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail, pour laquelle le Conseil fédéral a en outre porté la durée de perception de 12 à 18 mois. Avec la loi COVID-19, plusieurs mesures introduites au printemps dans le cadre du droit de nécessité ont été transposées dans le droit ordinaire et ainsi consolidées.
La loi COVID-19 offre en outre au Conseil fédéral la base qui lui permet de donner accès à l’allocation pour perte de gain COVID-19 aux indépendants et aux personnes dans une position assimilable à celle d’un employeur qui doivent interrompre ou limiter de manière significative leur activité lucrative à cause de mesures prises pour surmonter l’épidémie.
De plus, en se fondant sur cette base légale, la Confédération peut cofinancer des mesures cantonales applicables aux « cas de rigueur » pour les entreprises particulièrement impactées. Les résultats des travaux en cours aux niveaux cantonal et fédéral concernant l’allocation pour perte de gain COVID-19 et le régime des « cas de rigueur » seront mis en œuvre au plus vite dans le cadre défini par la loi COVID-19.
Enfin, la loi COVID-19 prévoit des mesures de soutien pour les domaines du sport, de la culture et des transports publics.
Les mesures prises à ce jour se sont révélées efficaces et bien ciblées. Le Conseil fédéral suit l’évolution économique de près et examine constamment les éventuelles mesures qui pourraient être prises. La démarche pas à pas, qui met l’accent sur les mesures pertinentes exigées par la situation, a fait ses preuves jusqu’ici. Au printemps, lorsque la Suisse entière était en situation extraordinaire au sens de la loi sur les épidémies, le Conseil fédéral a pu édicter des ordonnances de nécessité, qui s’écartent du droit ordinaire. En juin 2020, la situation extraordinaire a été levée, et la Suisse est depuis en situation particulière au sens de la loi sur les épidémies. Contrairement à ce qui s’est passé au printemps, la latitude du Conseil fédéral reste dans les limites du droit ordinaire.