
Pendant trois éditions, elle a dû camper chez les voisins. Le temps des travaux sur la Grand-Rue, la foire de Couvet avait posé ses étals sur la place des Collèges, accueillante mais pas tout à fait chez elle. Le vendredi 30 octobre, elle rentre enfin à la maison, le long de l’axe qui l’a vue grandir. Et quand on a plus de 300 ans, on a bien le droit de tenir à ses habitudes.
Trois éditions en pension sur la place des Collèges
Il faut rendre justice à la place des Collèges : elle a fait une hôtesse tout à fait honorable. Trois foires durant, elle a hébergé les marchands sans broncher, pendant que la Grand-Rue se faisait refaire le portrait. Mais une foire, c’est comme une famille qui a ses rituels. Elle a sa rue, ses angles, ses vitrines familières, et ce plaisir de flâner d’un bout à l’autre du village plutôt que de tourner en rond sur une place.
Une centaine d’étals reprennent leurs quartiers
Ce sont donc une centaine de marchands qui vous attendent cette année sur la Grand-Rue. Ils perpétuent une tradition qui remonte à 1711, lorsque le roi de Prusse, alors souverain de la principauté de Neuchâtel, accorda à Couvet le droit de tenir ses foires. Depuis, au fil de plus de trois siècles de rendez-vous, des générations de Covassons y sont venues chercher une bonne affaire, un produit du coin ou simplement une bonne raison de croiser du monde un vendredi d’automne à Val-de-Travers.
La place des Halles garde la porte ouverte
Qui dit retour sur la Grand-Rue dit chaussée fermée, et quelques ajustements pour les automobilistes. Mais la maison a été un peu réaménagée : lors des éditions précédentes, la place des Halles était fermée à la circulation toute la journée. Cette année, elle restera ouverte. Pour connaître le détail des fermetures et préparer vos trajets, l’avis de fermeture de la chaussée et l’arrêté de circulation sont consultables sur le site de la commune.
Une maison, c’est d’abord ceux qui l’habitent
On parle de retour au bercail, mais au fond, la foire n’est jamais vraiment partie. Si elle a tenu bon le temps de son exil, c’est parce que vous avez continué à venir. La Grand-Rue lui rend son décor ; ce sont les Vallonnières et Vallonniers qui, le 30 octobre, lui rendront son âme.
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